dimanche 30 septembre 2007
Un dimanche, un artiste
Pénètrons dans l'univers de Tim Burton...

Tim Burton est né Timothy William Burton, le 25 août 1958 à Burbank, en Californie. Son univers à la fois sombre et poétique, empreint d'humour parfois, a fortement été influencé par l'écrivain Edgar Allan Poe...
Engagé à ses débuts par Disney, il mettra du temps avant de pouvoir laisser germer et épanouir son style, ses goûts et ses dessins, loin de se conformer à l'univers Disney. Pendant ce long cheminement, il s'attelera à divers projets Disney comme Rox et Rouky ou encore Taram et le chaudron magique qui se révèleront être avortés et relégués au placard, les dessins étant considérés comme "non conformes" à l'esprit Disney, ce qui l'affectera beaucoup en l'entraînant sur le chemin de la dépression...
Néanmoins, c'est pourtant Disney qui lui permettra de réaliser son premier court-métrage : "Vincent", à l'origine un conte pour enfants écrit par Tim Burton lui-même dans un ton particulièrement personnel, à l'image de son court recueil de poésie : La Triste Fin du petit Enfant Huître et autres histoires.
"Vincent" est une synthèse condensée de tout ce qui anime Tim Burton, de ses différentes passions et admirations que ce soit pour l'écrivain Edgar Allan Poe ou encore pour l'acteur Vincent Price qui lui fera l'honneur d'y prêter sa voix... Ce court-métrage est également le reflet de son enfance, de ses peurs, mais avant toute chose : le refus du conformisme, l'acceptation de la différence, de la part d'humain "ni bon ni mauvais", avec une personnalité bien plus complexe que le manichéisme ayant trait chez Disney. Il sublimera son oeuvre en y apposant en guise de final une citation du "Corbeau" (The Raven), d'Edgar Allan Poe.
Il dit à propos de son expérience passée chez Disney :
"Ce n'est pas un très bon souvenir. Leur vision du dessin n'était pas la mienne. Je me sentais enfermé dans un schéma qui ne cadrait pas avec ce que j'étais. Mais […] grâce à eux j'ai pu travailler en parallèle sur mes premiers courts métrages. "
Mais il ne faut pour autant pas penser que Burton rejette tout ce qui fait Disney, s'instaure entre eux une relation "je t'aime moi non plus" où Burton peut à la fois respecter et admirer le monde Disney, cette part dédiée au mystérieux, au merveilleux, au monde onirique, et rejetter le conformisme, souffrir même de ne pas voir ses dessins refusés, car bien trop éloignés du "modèle", cette dualité de créativité, toutefois restreinte par un cadre dans lequel Tim Burton ne s'intègre pas...
Dans son intégralité, le premier court-métrage de Tim Burton, "Vincent" :
Suivront ensuite ses trois premiers longs-métrages qui lui apporteront une certaine reconnaissance en tant que réalisateur, mais également la confiance des studios : Pee-Wee's Big Adventure (1985), Beetlejuice (1988) et Batman (1989), ce qui lui offrira un nom et une réputation d'auteur exigeant qui transforme en dollars des scripts difficiles.

Il fonde en 1989 sa propre société de production avec Denise Di Novi et se lance dans des projets éminemment personnels comme Edward aux Mains d'argent (1990), L'Etrange Noël de Monsieur Jack (1993) et Ed Wood (1995).


Avec Ed Wood, Tim Burton essuie son premier échec public même si ce film obtient les deux seuls Oscars de sa carrière. Mars Attacks (1997) confirme la disgrâce temporaire de l'auteur de Burbank qui décide alors de revenir à ses premiers amours esthétiques - le gothique avec Sleepy Hollow (2000). Après avoir envisagé la réalisation de nouvelles aventures de Superman, il accepte de mettre en scène un remake d'un classique qu'il adore : La Planète des Singes (2001).



Tournage de La Planète des singes ,
avec celle qui devint par la suite sa femme Helena Bonham Carter.
Vinrent ensuite les grandes réalisations qui lui ont tenu particulièrement à coeur et qui ont fait partie de ses plus grands succès en tant qu'auteur et réalisateur en y exprimant pleinement sa vision du monde : Big Fish (2003), Charlie et la chocolaterie (adaptation de Roald Dahl qu'il affectionne particulièrement en 2005), ainsi que The Corpse Bride (Les Noces Funèbres, en 2005) et un film prochain Sweeney Todd (avec l'énième participation de Johnny Depp et d'Helena) dont la date de sortie m'est inconnue à ce jour...



"Il est de cette espèce très rare de grands metteurs en scène qui ont une griffe. Pas un de ses inombrables esthètes ayant fait leurs armes dans la pub ou le clip et dont le moteur reste l'image pour la perfection plastique de l'image. Non, Tim Burton est avant tout un auteur parce qu'il transmet une vision du monde qui lui est propre.
De film en film, Tim Burton semble mener un combat contre la banalité du quotidien. Cette normalisation tyranique vers laquelle nous tendons tous dans un souci d'intégration et qui provoque inévitablement le rejet de ce qui ne respecte pas les canons imposés. Le réalisateur ne vit que pour l'originalité."

Son cinéma se caractérise par des histoires mettant en scène des personnages marginaux, avec une grande influence du cinéma fantastique, du cinéma expressionniste allemand ainsi que des films de la Hammer Film Productions. Il fait partie intégrante des cinéastes qui parviennent à concilier succès critique et succès commercial.
Pour aller plus loin :
En anglais :
- Biographie en trois actes :
http://www.dailymotion.com/alain_bourbal/video/x1zlhu_bioburton13_shortfilms
http://www.dailymotion.com/alain_bourbal/video/x1zmlv_bioburton23_shortfilms
http://www.dailymotion.com/alain_bourbal/video/x1zn4f_bioburton33_shortfilms
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- http://www.timburtoncollective.com/bio.html
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En français :
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-Tim Burton, par Antoine de Baecque, Les Cahiers du cinéma, 2006
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["Un Film, c'est une psychothérapie très chère que les studios ne comprennent pas toujours"]
(Tim Burton)
vendredi 28 septembre 2007
Mon enfance au pays imaginaire...
L'Opéra imaginaire met en scène Le "Duo des fleurs" de Lakmé, opéra en 3 actes de Leo Delibes.
Il y a quelques temps, grâce à Thierry des "Chroniques du Plaisir", j'avais pu retrouver le nom de cet air qui me berçait dans mon enfance, pour l'avoir vu à l'Opéra, mais aussi à travers cette vidéo réalisée dans le cadre de l'Opéra Imaginaire (l'Opéra comme vous ne l'avez jamais vu), vaste projet sous la houlette de Pascal Roulin mettant en scène 12 joyaux parmi les grands airs d'opéra : La Flûte Enchantée, de Mozart, Les Noces de Figaro, Madame Butterfly et tant d'autres...
A découvrir et redécouvrir, un moment d'apaisement et d'éveil des sens unique et empreint de magie, à savourer ! Délicatesse, élégance et pureté à travers chaque accord de sons, harmonie subtile...

L'histoire d'un amour impossible et ses paroles chantées :
2- DUETTO
LAKMÉ, MALLIKA
LAKMÉ (gaiement, après s'être débarrassée de quelques bijoux qu'elle a posés sur une table de pierre) :
Viens, Mallika, les lianes en fleurs
Jettent déjà leur ombre
Sur le ruisseau sacré qui coule, calme et sombre,
Éveillé par le chant des oiseaux tapageurs !
MALLIKA :
Oh ! maîtresse,
C'est l'heure ou je te vois sourire,
L'heure bénie où je puis lire
Dans le coeur toujours fermé
De Lakmé !
(Ensemble)
LAKMÉ :
Dôme épais, le jasmin,
À la rose s'assemble,
Rive en fleurs frais matin,
Nous appellent ensemble.
Ah ! glissons en suivant
Le courant fuyant ;
Dans l'onde frémissante,
D'une main nonchalante,
Gagnons le bord,
Où l'oiseau chante, l'oiseau, l'oiseau chante.
Dôme épais, blanc jasmin,
Nous appellent ensemble !
MALLIKA :
Sous le dôme épais, où le blanc jasmin
À la rose s'assemble,
Sur la rive en fleurs riant au matin,
Viens, descendons ensemble.
Doucement glissons
De son flot charmant
Suivons le courant fuyant ;
Dans l'onde frémissante,
D'une main nonchalante,
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort
Et l'oiseau, l'oiseau chante.
Sous le dôme épais,
Sous le blanc jasmin,
Ah ! descendons ensemble !
LAKMÉ :
Mais, je ne sais quelle crainte subite,
S'empare de moi,
Quand mon père va seul à leur ville maudite,
Je tremble, je tremble d'effroi !
MALLIKA :
Pour que le Dieu Ganeça le protège,
Jusqu'à l'étang où s'ébattent joyeux
Les cygnes aux ailes de neige,
Allons cueillir les lotus bleus.
LAKMÉ :
Oui, près des cygnes aux ailes de neige,
Allons cueillir les lotus bleus.
(Reprise de l'ensemble)
LAKMÉ :
Dôme épais, le jasmin,
À la rose s'assemble,
Rive en fleurs frais matin,
Nous appellent ensemble.
Ah ! glissons en suivant
Le courant fuyant ;
Dans l'onde frémissante,
D'une main nonchalante,
Gagnons le bord,
Où l'oiseau chante, l'oiseau, l'oiseau chante.
Dôme épais, blanc jasmin,
Nous appellent ensemble !
MALLIKA :
Sous le dôme épais, où le blanc jasmin
À la rose s'assemble,
Sur la rive en fleurs riant au matin,
Viens, descendons ensemble.
Doucement glissons
De son flot charmant
Suivons le courant fuyant ;
Dans l'onde frémissante,
D'une main nonchalante,
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort
Et l'oiseau, l'oiseau chante.
Sous le dôme épais,
Sous le blanc jasmin,
Ah ! descendons ensemble !
(Pendant les dernières mesures du chant, Mallika a détaché une petite barque qui était amarrée dans les roseaux : Lakmé y monte, suivie de Mallika qui a pris l'aviron. La barque s'éloigne et leurs voix s'éteignent dans le lointain).

Ecoutez...
jeudi 27 septembre 2007
10 choses que je n'aime pas !
Ce que je n'aime pas...

1 => La vulgarité, d'autant plus si elle est dans le langage. Je l'excuse beaucoup plus facilement dans la tenue (sous certaines mesures évidemment). Il n'y a rien de pire selon moi qu'une fille qui se donne de fausses allures d'élégance et qui dès qu'elle retrouve son naturel se met à parler et à jurer avec une vulgarité sans pareille, d'autant plus si c'est pour user d'une langue de vipère et s'illustrer dans le domaine de l'hypocrisie et des potineries...
Pourquoi ?
D'une part, parce que je trouve cela immonde, répugnant et d'autre part parce que cela m'ennuie... En revanche, il me faut préciser que chez certaines exceptions, l'usage de certaines "grossièretés" (notamment typiquement anglaises) deviennent tout à fait charmantes (évidemment les cas sont trop rares pour être précisés )
2 => Les fausses "bourgeoises" en devenir qui cultivent un look très BCBG (raie sur le côté + serre-tête + collier de perles + mutation sociale = décalage entre ce qu'elles sont et ce qu'elles veulent paraître), elles s'avèrent être bien souvent de vraies pestes et bien souvent les cheveux plus foncés que moi, et jusqu'ici ce n'est pas encore devenu un préjugé (c'est un détail mais ça m'a fait penser à un ressenti de Mam'zelle Poupée, via Legally Blonde ;-) voir photo ci-dessous ).

3 => Passer devant des groupes de filles qui ne cessent de me regarder des pieds à la tête, fixer mes souliers, chuchoter en parlant de ma tenue, de mes cheveux ou de moi tout simplement. Je n'aime pas qu'on essaie de savoir d'où provient ce que je porte, si je suis étrangère ou non, quel type de fille je suis, etc., sans me poser la question directement, je ne supporte pas me sentir "jugée" ou pire encore "évaluée"...

4 => Passer devant des groupes de garçons sortant du lyçée voisin et rigolant bêtement à mon passage. Sentir des regards luisant ou lubriques (comme vous préférez) sur moi, me faire aborder dans la rue, m'entendre dire par un inconnu qui ne m'inspire aucune confiance que je suis "vraiment jolie", "charmante", "on vous a déjà dit à quel point vous étiez belle", "somptueuse", ou dans les registres les plus catastrophiques que je me retrouve face à quelqu'un qui me parle en utilisant de l'argot, du verlan et autres langages de "dla banlieue" que j'ai beaucoup de mal à comprendre et qu'il me sorte un truc du genre "mon copain là-bas te trouve bien charmante" pour finalement me dire qu'il "me trouve bonne", bon je vous rassure cette dernière catégorie ne m'est plus arrivée depuis que je suis sur Amiens, étant donné qu'il est beaucoup plus difficile ici d'avoir une certaine "mixité", contrairement à Montpellier où le centre brasse un joyeux mélange de genres, bien que la population "sédentaire" soit bien plus aisée que la moyenne (je ne fais pas de référence directe aux étudiants, bien entendu)...
5 => Je ne supporte pas l'ARROGANCE et la PRETENTION :

[En revanche, j'aime beaucoup qu'un homme (ou une femme) de l'âge de mon grand-père enlève son chapeau devant moi, me salue, me sourit, me cède sa place même (!) ou encore me complimente en me disant que "les cheveux sont la parure de la femme" et autres phrases à tournure légèrement poétique, et engage la conversation avec moi en petite fille bien élevée que je suis (lol)...]
6 => Que l'on recherche ma compagnie pour se rapprocher d'un "mec" (si, si, cela porte même un nom : la "pêche", sauf que l'appât c'est moi et vu que je suis en couple, on se rabat sur la "copine" qui se fait une joie de le réconforter !

Un faux air, non ?
Je suis tellement éloignée de tout cela ( ce qui aide grandement les choses) que cela me fait sourire de repenser à toutes ces "joies" de l'entente féminine à l'université (je ne suis pas certaine qu'au college c'était mieux... lol).

7, 8, 9 et 10...=> La superficie, l'artifice, la fausseté, user de divers procédés pour paraître ce que l'on n'est pas ( ainsi que l'envie, jalousie, etc. , mais cela va ensemble...)
J'AIME la sincérité en toute chose, la personnalité, la (vraie) gentillesse (=bonté d'âme), la grâce qui illumine la véritable élégance à mes yeux...

Je vais arrêter là pour aujourd'hui, je viens de faire de cet article un véritable gueuloir, mais je me sens bien mieux d'avoir vidé tout cela ici ! J'en soupire de contentement !

What City Do You Belong ?

En pleine course après le temps : danse, séance intensive de "gymnastique" (parlons plutôt de Kung-Fu lol), écriture, lecture, élaboration de pâtisseries, sans parler de la pâte à crêpes ( !), déplacement de meubles, nouveaux agencements, etc., etc., ne me parlez pas d'hyperactivité, j'aime tellement me sentir cette énergie débordante que j'en profite jusqu'à rencontrer l'épuisement qui me fait tant de bien après...
J'ai tout de même réussi à trouver le temps de dénicher ce petit quiz qui vous renseignera sur la ville qui vous correspond le mieux...
En ce qui me concerne :
You Belong in Paris
The art, the fashion, the wine!
Whether you're enjoying the cafe life or a beautiful park...
You'll love living in the most chic place on earth.
Bon, le choix est limité à 4 villes il me semble (d'après moi, il y aurait Paris, New-York, en toute logique : Londres et pour la quatrième j'hésite, mais si vous faites le test et tombez dessus n'hésitez pas à la révéler ! ), ce qui restreint néanmoins les résultats, mais il est certain que j'accepterai de vivre dans mon Paris idéalisé, un Paris qui s'échappe à toute vitesse et dans lequel le ciel ne serait pas dérobé à l’œil par une immense chape de pollution, mais mes goûts me trahissent...

Pour en savoir un peu plus, ça se passe ici ...
mercredi 26 septembre 2007
Promenons-nous dans les bois...

Sur une initiative de Miss Valentine...
- Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :

L’Homme approximatif
1925-1930
A Greta
Je vais tricher un peu, parce que ma page 18 n’a pas de 4ème ligne, donc on va prendre la première ligne de la page (écrite) suivante :
« dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du sang »
[C’est un sacrilège de couper ainsi Tzara sous prétexte de lignes !]
- Sans vérifier, quelle heure est-il ?
14h00
- Après vérification ?
15H28 (je n’ai jamais prétendu avoir une horloge dans le sang)
- Que portez-vous ?
Une robe dans laquelle je me sens particulièrement à mon aise, des collants noir opaque, un gilet cache-cœur dont le col châle m’enveloppe de douceur…
- Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
?Le livre que je viens d’abandonner à son triste sort…
- Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Les oiseaux dans le jardin et la rumeur urbaine animée par les voitures de l’avenue voisine…
- Quand êtes vous sorti la dernière fois? Qu’avez-vous fait ?
Ce matin sur le pas de la porte, en attendant la factrice.
- Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui ! Difficile à évoquer en ces lieux…
- Quand avez-vous ri la dernière fois ?
A l’instant ! (J’ai souvent le rire aux lèvres)
- Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Face à moi, le tableau Guernica qui occupe une grande partie du mur, sur ma gauche : une reproduction de La Liseuse de Fragonard au-dessus de la cheminée entre différentes bibliothèques dont celle de l’extrémité se trouve juste au-dessous d’un poster humoristique représentant trois rats tordus de rire devant le livre La Peste , de Camus (un souvenir de Montpellier), et sur ma droite, hormis deux autres bibliothèques, une photo encadrée de mon Prince et moi… Derrière moi, une horloge et si on continue dans le prolongement du couloir un panorama constitué de cartes postales provenant du monde entier, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et non loin de l’entrée un tableau d’A. Renoir. Voilà pour ce que je peux voir de l’endroit où je suis…
- Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Je ne vais certainement pas faire original, mais la seule chose dont j’aurais véritablement besoin serait une maison avec tout son confort, un grand atelier et un salon particulier consacrés à l'Art, à la plume et à la lecture, ainsi que certains autres éléments que je juge importants pour mon bien-être, afin de ne plus avoir à me préoccuper de sujets matériels, activité à laquelle j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à me plier… Pour le reste, il me faudrait certainement y méditer, ma propre maison d'édition peut-être ? (lol)
Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Les Aventures de Rabbi Jacob, de Gérard Oury, avec Louis de Funès qui m’a toujours fait énormément rire… (Surprenant, non ? Je dirai exceptionnel dans sa démarche ! )

-Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Ma connexion internet, une longue histoire…
En règle générale, ce qui peut me paraître normal paraît bien souvent étrange aux yeux des autres, alors je ne sais trop…
- Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Très ludique, plutôt intéressant dans sa démarche quoique trop restreint...
- Quel serait le prénom de votre fille si vous en aviez une ?
Impossible à trouver, il me faudrait l’inventer…
- Quel serait le prénom de votre garçon si vous en aviez un ?
Je ne sais pas encore, dans la mesure où je me refuse à donner un prénom de personnage utilisé à travers certains des écrits qui me sont liés...
Pour l'instant je me dis que je n'aurais pas d'enfants, donc d'ici là...
- Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Oui, dans ces années où je passais tant de temps à l’étranger que je ne savais plus vraiment où était ma maison et ce qu’était exactement l’étranger, je me sentais parfois même plus "chez moi" ailleurs qu’ici, ne connaissant pas la signification des termes « stabilité », « prévisible » et « vie normale »…
Depuis que j’ai enfin trouvé une certaine stabilité, l’envie s’enfuit…
- Que voudriez-vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du Paradis ?
Que je suis éternelle et plus que jamais vivante, ce qui inclut certaines choses incompatibles avec l'idée de toute religion.
-Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
De la culpabilité ? Je ne sais pas qui a rédigé ces questions…
L'humain pour changer la société. (Je sais je contredis d'innombrables thèses sociologiques par cette simple petite phrase, je peux développer si cela contrarie quelqu'un, mais cela me prendrait des pages et des pages).
-Aimez-vous danser ?
Aimer est un bien faible terme… Vivre la danse est bien plus seyant.
-Georges Bush ?
FireBush !
-Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Nadja, si Breton l’avait créé…
(Derrière cette opacité, je voulais simplement signifier que je n'avais aucune télévision... )
-Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
J’aimerais bien désigner des personnes, mais qu’elles l’acceptent uniquement avec envie ou qu’elles refusent !
- Leslie, parce qu’elle devient muette
- Mam’zelle Poupée, parce que j’adore l’embêter pour la bonne cause ^^
- La Chipie, parce qu’elle aussi se défile devant sa masse de travail...
- La personne-mystère, je ne veux pas vous surcharger de travail !
Re-connectée !

Je viens de passer pratiquement 3 jours sans aucune connexion Internet, mais aussi en pleine hyperactivité, donc le temps de reprendre quelques marques, de voler au-dessus de tous vos petits nids et je reviens alimenter mon blog qui a grand besoin de se nourrir !
dimanche 23 septembre 2007
Un dimanche, un artiste
Aujourdhui, Emily Dickinson ou l'Art à travers la plume...

Pourquoi vous parler de cette poétesse disparue ?
Emily Dickinson est née un 10 décembre 1830 au sein de la petite communauté puritaine de Amherst, dans le Massachussets (Nouvelle-Angleterre). Un détail (nous sommes nées le même jour) qui n'a fait qu'accroître ma curiosité...
Claire Malroux, une spécialiste et traductrice d'Emily Dickinson, dit à son propos :
"On pourrait expliquer beaucoup d'Emily Dickinson par cette idée d'île entourée d'un désert."
C'est justement ce qui m'a fasciné en elle, une personnalité aussi complexe qu'un mode de vie limitant les expériences ou diverses confrontations à la société, au "monde extérieur" . Il me faut cependant préciser qu'en dépit du fait qu'elle est aujourd'hui considérée avec Walt Whitman comme l'une des poètes majeurs du XIXe siècle des Etats-Unis, une sorte de pont vers la poésie moderne, elle est restée de son vivant une illustre inconnue, se dérobant à la reconnaissance littéraire...
« Le succès semble plus doux, à qui ne réussit jamais »
(Emily Dickinson)
Son style, par son hardiesse, déconcerte et choque ses contemporains.
Agée de 15 ans, elle écrit : 'Le rivage est plus sûr, mais j'aime me battre avec les flots'
Emily Dickinson a passé la majeure partie de sa vie recluse dans une chambre de la maison de ses parents à Amherst, où elle se "plaisait tant", ce qui lui a également permis d'échapper par là-même à son milieu d'origine, à sa culture par la libération de la parole à travers l'écriture, la littérature mais aussi la quête existentielle. Le thème du néant, le mystère de l'absence, du vide , de la négation du temps ("blank") a une importance très forte pour Emily Dickinson qui habite la disposition de ses vers, la graphie si particulière, notamment avec l'usage des tirets...
" Secrète et expansive, grave et moqueuse, discrète mais audacieusement libre, sa personnalité est aussi complexe que l’espace réel de son expérience fut restreint.
Selon Adrienne Rich “le génie se connaît toujours lui-même : Dickinson a choisi sa réclusion parce qu’elle savait ce qui lui convenait”.
Ce choix d’artiste lui a permis de vivre en lisant et en écrivant : en lisant la Bible, Shakespeare et Dickens, ou encore Emerson, Hawthorne et Melville, et en écrivant, de l’âge de vingt ans jusqu’à sa mort 1775 poèmes."
(Christine Savinel, Le nouveau dictionnaire des auteurs.)

Extrait de la correspondance féminine "Avec Amour, Emily" :
A Susan Gilbert Dickinson
Une Poule silencieuse hante les lieux avec des Poussins superstitieux – et par les Matins tranquilles un Coq frappe à ta Porte.
Rien ne s’en est allé, sauf l’Été, ni personne que tu connaisses.
Les Forêts sont à Demeure – les Montagnes, intimes la Nuit et arrogantes à Midi, et il y a dans l’air une Fluidité solitaire, pareille à une Musique en suspens.
[...]
"Emily se sent de plain-pied avec les femmes, et sans doute même a-t-elle conscience de la supériorité que lui confère son génie d'artiste. Elle peut partager avec elles à demi-mot certains sentiments, certaines aspirations, s’abandonner aussi, non sans ironie, au bavardage à propos de la vie quotidienne, se défouler de la tension à laquelle la soumet son activité de poète."
(Claire Malroux, pour les éditions José Corti : "Avec Amour, Emily (lettres aux amies intimes)")

Extrait des cahiers "Une âme en incandescence" (disponible en édition bilingue chez José Corti) :
Je me dis : la Terre est brêve –
L’Angoisse – absolue –
Nombreux les meurtris,
Et puis après ?
Je me dis : on pourrait mourir –
La Meilleure Vitalité
Ne peut surpasser la Pourriture,
Et puis après ?
Je me dis qu’au Ciel, d’une façon
Il y aura compensation –
Don, d’une nouvelle équation –
Et puis après ?
(Cahier 20, N°301)
Et pour terminer sur un dernier extrait :

Pour aller plus loin :
En anglais :
http://www.bartleby.com/113/ : The Poetry of Emily Dickinson. Complete Poems of 1924. 597 poèmes d'Emily Dickinson y sont disponibles librement. Un bon moyen d'accéder à sa poésie sans contrainte économique et en V.O.
http://www.emilydickinson.org/ : Dickinson Electronic Archives : même principe, cependant ce site s'intéresse principalement aux correspondances et peut être destiné à l'usage de professeurs.
http://www.emilydickinson.org/edis/ : Emily Dickinson International Society. Evènements, colloques, etc.
En français :
- Avec Amour, Emily : aux éditions José Corti
- Lettres au maître, au précepteur, à l'amant : aux éditions José Corti
- Poèmes : édition bilingue, chez Belin

"Prenez-moi tout mais laissez-moi l'extase et je serai plus riche que mes semblables". (Emily Dickinson, extrait des Poèmes) | |
samedi 22 septembre 2007
En immersion...
Mad About You, par Hooverphonic : à écouter sans frémir, du bout des lèvres, le corps statufié...
vendredi 21 septembre 2007
"Confieso que he vivido" (Pablo Neruda)

Quand la voix fait place au silence, quand le corps refuse de bouger, quand la main se crispe sur la plume, quand l'esprit ne pense plus, il reste toujours la vie, la création, l'inspiration prête à trouver un nouveau moyen de s'exprimer...
Pourquoi vous dire cela ? Parce que je viens de passer plus de deux heures effrénées à danser, à exprimer ma fureur de vivre, à sortir tout ce que je ne suis pas arrivée à écrire, tout ce que je ne suis pas arrivée à dire, chanter, peindre... c'est dans ces moments-là que je me sens vivante.

Quand j'ai dû arrêter la danse au conservatoire, parce que je dansais avec passion, violence, en y mettant toutes mes tripes jusqu'à l'épuisement final, pour me sentir bien plus vivante qu'une autre, une sorte de souffrance positive, pour lutter contre les violentes crises d'asthme que je pouvais connaître à cette époque, mais aussi contre cette obsession de la mort, une sorte d'instinct de survie, de défi à la mort. Toute petite on m'a dit ce qui pouvait se passer si une crise d'asthme de cette intensité durait quelques minutes de plus, que les crises d'asthme que je faisais alors me faisaient frôler le coma ou... la mort. Pourtant c'est certainement à ce moment-là que je menais une vie des plus intenses : les trois-quart de mon temps se passaient au conservatoire, le reste sur les bancs de l'école et quelques heures à dormir ou alors en repos forcé à cause d'une énième crise d'asthme. Et dans tous ces moments-là, une pile de livres dans les mains...

J'ai développé très (trop) tôt de grandes dispositions pour la musique, on m'a fait tellement sauter de classes au conservatoire que je me suis retrouvée en dernier cycle de solfège vers l'âge de 10 ans en compagnie de personnes qui avaient entre 20 et 30 ans... Dans ces moments-là, j'étais contrainte de rester seule pour fuir les regards empreints de jalousie de certaines de ces personnes qui ne pouvaient me comprendre. J'avais droit à tout un tas de surnoms du "petit génie" à la "star", mais évidemment tout cela était dit sur un ton méprisant et ironique, je le sentais bien. Quand ce n'était pas cela, j'avais droit à tout un groupe "admiratif" qui me voyaient comme une "petite poupée aux boucles blondes" et qui me maternaient sans cesse alors que j'avais horreur de cela et que cela me semblait ridicule. D'une autre part, je menais une vie plutôt "normale" à l'école tant que j'arrivais à maintenir mes notes dans une moyenne raisonnable pour ne pas trop me faire remarquer, le seul moment où je n'y parvenais pas était en dictée où il me semblait horrible de vouloir faire des fautes volontairement... Résultat, j'étais devenue la correctrice officielle de toute la classe, je restais néanmoins à mon aise dans cette classe où je menais une vie, somme toute, plutôt "normale".
Pendant ce temps, la situation devint vite intolérable au conservatoire pour moi, car bien que je grandissais et que mes "facilités" devenaient plus acceptables par rapport à mon âge, je gardais néanmoins cette image de "surdouée", qui de plus énervait la plupart des personnes que je devais apaiser en leur confirmant que je travaillais dur pour cela (je peux l'avouer ici, je n'ai jamais su ce que signifiait "travailler", je me suis toujours assise devant mon piano et déchiffré les partitions qui n'étaient pour moi que de simples livres que je jouais de la même façon que je les lisais). J'ai par la suite très vite arrêté en sabordant l'une de mes auditions devant les plus grands responsables anglais et français qui étaient venus m'écouter jouer et j'ai décrété que plus jamais je ne mettrai les pieds dans un conservatoire, ni devant un piano. Evidemment, j'ai eu une telle pression des professeurs et de mes parents qu'aujourd'hui j'aurais encore beaucoup de mal à toucher un piano, je ne sais même pas si je sais encore en jouer!
Pour en revenir à ce que je voulais dire, mon rapport à la mort toute petite m'a donné cette soif de vivre, ma sensibilité artistique peut-être aussi et cette envie de liberté, et pour reprendre Pablo Neruda la capacité de pouvoir dire au moment de ma mort :
"Confieso que he vivido"
ALTURAS DE MACCHU PICCHU
XII
Sube a nacer conmigo, hermano.
Dame la mano desde la profunda
zona de tu dolor diseminado.
No volverás del fondo de las rocas.
No volverás del tiempo subterráneo.
No volverá tu voz endurecida.
No volverán tus ojos taladrados.
Mírame desde el fondo de la tierra,
labrador, tejedor, pastor callado:
domador de guanacos tutelares:
albañil del andamio desafiado:
aguador de las lágrimas andinas:
joyero de los dedos machacados:
agricultor temblando en la semilla:
alfarero en tu greda derramado:
traed a la copa de esta nueva vida
vuestros viejos dolores enterrados.
Mostradme vuestra sangre y vuestro surco,
decidme: aquí fui castigado,
porque la joya no brilló o la tierra
no entregó a tiempo la piedra o el grano:
señaladme la piedra en que caísteis
y la madera en que os crucificaron,
encendedme los viejos pedernales,
las viejas lámparas, los látigos pegados
a través de los siglos en las llagas
y las hachas de brillo ensangrentado.
Yo vengo a hablar por vuestra boca muerta.
A través de la tierra juntad todos
los silenciosos labios derramados
y desde el fondo habladme toda esta larga noche
como si yo estuviera con vosotros anclado,
contadme todo, cadena a cadena,
eslabón a eslabón, y paso a paso,
afilad los cuchillos que guardasteis,
ponedlos en mi pecho y en mi mano,
como un río de rayos amarillos,
como un río de tigres enterrados,
y dejadme llorar, horas, días, años,
edades ciegas, siglos estelares.
Dadme el silencio, el agua, la esperanza.
Dadme la lucha, el hierro, los volcanes.
Hablad por mis palabras y mi sangre.
("J'avoue que j'ai vécu")
Aujourd'hui, je considère que j'ai eu une vie jusque-là plutôt enrichissante par son ecclectisme, très intense certes, mais c'est aujourd'hui où je peux renouer avec mon enfance, affirmer cette légèreté de l'âme, me sentir véritablement libre, car je me consacre pleinement à mes conceptions de l'art, de la musique et de l'écriture sans aucune pression sur moi (ou très lointaine), après avoir englouti la totalité des ouvrages (puant) théoriques que ce soit sur le solfège, la langue française, la littérature, les sciences également et plus particulièrement la médecine, mais aussi avoir avalé des bibliothèques entières de livres, entendu des professeurs se contredire à partir de théories usurpées à d'autres critiques les ayant usurpé eux-mêmes aux plus anciens penseurs datés et publiés... Tout cela pour dire que j'estime que lire est un bonheur, une richesse unique et précieuse, mais que la faculté de penser, d'élaborer des théories par soi-même et surtout de créer m'est bien plus précieuse encore, même si... J'ai besoin de m'abreuver à la source, de me nourrir de profondeur, de relief, de souffrance également, sans oublier l'intensité de plaisir et de bonheur que je reçois, mais également de légèreté, beaucoup de légèreté, pour au final n'être que... vie ?

Je me demandais si vous vous étiez déjà dit : "je suis vivant(e) !" ? Si vous vous étiez déjà interrogé sur votre vie et toutes ces choses qui vous paraissent essentielles à votre épanouissement ?
(J'essaierai de faire plus léger après ;-) )
jeudi 20 septembre 2007
Say it's possible, par Terra Naomi
Ma découverte et coup de coeur musical du moment : Terra Naomi, une chanteuse à la voix limpide et pure, qui ne manque pas de m'évoquer certaines voix irlandaises...
Une sublime chanson porté par deux instruments à part entière : sa voix (à la fois technique et sur le fil de l'émotion) et sa guitare !
Une belle découverte!

Terra Naomi - Say It's Possible Lyrics
I see the lights are turning
And i look outside the stars are burning
Through this changing time
It could have been anything we want
Its fine salvation was just a passing thought.
Dont wait act now
This amazing offer wont last long
Its only a chance to pave the path were on
I know there are more exciting things to talk about
And in time well sort it out
And though they say its possible to me
I dont see how its probable
I see the course were on
Spinning farther from what i know
Ill hold on
Tell me that you wont let go
Tell me that you wont let go
And truth is such a funny thing
With all these people
Keep on telling me
They know whats best
And what to be frightened of
And all the rest are wrong
They know nothing about us
And though they say its possible to me
I dont see how its probable
I see the course were on
Spinning farther from what i know
Ill hold on
Tell me that you wont let go
Tell me that you wont let go
Im not alright
This could be something beautiful
Combine our love into something wonderful
But times are tough i know
And the pull of what we cant give up takes hold
En images :











La bulle glamour