samedi 8 décembre 2007
Bilan de la journée

- Visite de mon beau-papa : excellent !
- Courrier en provenance du concours de poésie : mitigé.
Ce que je pressentais s'est vérifié aujourd'hui dans un courrier tout ce qu'il y a de plus formel : je n'ai pas été celle qu'ils ont retenu mais on m'engage à participer l'année prochaine ? Hors de question, j'ai eu bien trop de sueurs froides à cause de ce concours qui, de plus, s'engage à me retirer mes droits d'auteur. Je suis en partie soulagée à cause de/grâce à cela. Je m'y étais préparée et les mots d'une personne qui se reconnaîtra m'ont apaisée là-dessus. La suite va se dérouler auprès de différentes maisons d'édition, un long parcours se dessine devant moi. Je garde bon espoir même si ce concours pourrait me désespérer. J'ai eu l'occasion de voir quelques "vers" du gagnant et à l'image de celui de l'année dernière, je comprends tout à fait pourquoi je n'ai pas été choisie à sa place. Par contre je ne sais pas si cela doit me soulager ou m'inquiéter. Dans tous les cas, j'ai l'impression de faire figure d'albatros ("ses ailes de géant l'empêchent de marcher")...
- Colis en provenance de mes parents en prévoyance de mon anniversaire lundi : positif, aussi étrange que cela puisse paraître cela m'a fait plaisir.
- Santé : en amélioration. Les analyses se sont révélées en accord avec le traitement, donc pas d'aggravation. Les antibiotiques font leur effet. Les douleurs ne sont plus qu'un point à l'horizon. La fièvre est tombée. Je vais mieux.
- Mon Prince : m'a offert il y a quelques jours une parure composée d'or fin, de quelques éclats et d'une perle assortie à leur bague. Je suis encore sous le choc, je ne sais pas comment il a réussi à me faire la surprise sans me laisser rien deviner. Ce n'est pas vraiment pour mon anniversaire, car on ne s'offre pas de cadeaux "matériels" (ou seulement si on les a confectionné soi-même) à nos anniversaires, mais plutôt une "envie":

- Lecture : au ralenti. Les Caractères s'enfouissent sous La Bruyère et me voilà embourbée. Pour donner un peu de repos à l'intensité de mes lectures, je crois bien devoir me replonger dans l'aventure Harry Potter, j'ai l'impression que Noël est à ma porte...
- Objets "récupérés" :
- Une chaise de cinéma à l'ancienne ou plutôt de réalisateur qui a beaucoup voyagé et dont je rêvais :

- Un bonhomme de neige entièrement en laine, confortablement installé et confectionné à la main par une adorable "belle-grand-maman" que je n'ai pas encore le plaisir de voir et connaître, hormis par lettres et vidéos interposées (elle vit très loin) :

- Un père Noël en forme de ravissante "canne à sucre" (?) en velours avec grelots, sitôt accroché au plafond du salon :

Bref, un bilan de journée globalement positif...
Et vous, votre journée ?
Inspirations du matin...

J'habite une douleur
Ne laisse pas le soin de gouverner ton coeur à ces tendresses parentes de l'automne auquel elles empruntent sa placide allure et son affable agonie. L'oeil est précoce à se plisser. La souffrance connaît peu de mots. Préfère te coucher sans fardeau : tu rêveras du lendemain et ton lit te sera léger. Tu rêveras que ta maison n'a plus de vitres. Tu es impatient de t'unir au vent, au vent qui parcourt une année en une nuit. D'autres chanteront l'incorporation mélodieuse, les chairs qui ne personnifient plus que la sorcellerie du sablier. Tu condamneras la gratitude qui se répète. Plus tard, on t'identifiera à quelque géant désagrégé, seigneur de l'impossible.
Pourtant.
Tu n'as fait qu'augmenter le poids de ta nuit. Tu es retourné à la pêche aux murailles, à la canicule sans été. Tu es furieux contre ton amour au centre d'une entente qui s'affole. Songe à la maison parfaite que tu ne verras jamais monter. A quand la récolte de l'abîme ? Mais tu as crevé les yeux du lion. Tu crois voir passer la beauté au-dessus des lavandes noires...
Qu'est-ce qui t'a hissé, une fois encore, un peu plus haut, sans te convaincre ?
Il n'y a pas de siège pur.
René Char
[Le poème pulvérisé (1945-1947)]










La bulle glamour