Une Princesse... In & Out The City

Féminitude, Elégance, Art et Culture : Confessions autour d'un T.

vendredi 29 février 2008

Penelope ?

Encore une !

En tombant sur cette affiche de cinéma et sur les noms des acteurs, j'ai été plus qu'intriguée, réunir Christina Ricci, James McAvoy et Reese Witherspoon dans un film, ça n'était pas gagné, mais c'était oublier les inspirations du réalisateur Mark Palansky.

Je pars donc en quête du synopsis et je tombe sur ça : 

Une sorcière a juré de jeter un sort sur la première fille qui nait dans la famille Wilhern : Pénélope. Pour y échapper, elle devra épouser un garçon issu de la noblesse. Mais aucun ne lui plait. Pénélope est une romantique. Alors elle décide de fuir loin de sa famille et d'affronter le monde. Elle découvrira qu'aucun mauvais sort ne peut résister au pouvoir de l'amour…

Après avoir lu ce résumé, je me retrouve dans une position particulièrement dubitative. Je ne suis pas convaincue, certains aspects de l'histoire me paraissent particulièrement mièvres, présentés ainsi, et pourtant j'aimerais en voir découler de la magie, me laisser emporter dans un autre univers. J'insiste, je regarde à nouveau James Mc Avoy, un acteur qui après s'être essayé en phaune dans le Monde de Narnia, arrivait tout de même à revêtir les costumes d'époque de façon très juste. Christina Ricci, ses débuts m'avaient pourtant enthousiasmé, bien qu'elle ait légèrement bifurqué ces derniers temps, je lui accorde le bénéfice du doute. Et pour finir le cas Reese Witherspoon en  conductrice de vespa légèrement éméchée, dans un rôle relativement différent de ses expériences tantôt gentille et innocente fille, voire prude, tantôt manipulatrice, jusqu'à émouvante et juste dans certains de ses derniers films.

Et puis, il y a la garde-robe de Christina Ricci qui m'a frappée, la tenue ci-dessous en particulier que je trouve sublimement accordée  au paysage. Elle me donnerait même envie de porter ce type de couleurs, pourtant difficilement harmonieuses.

D'un peu plus près...

C'est drôle, ce cliché me fait penser à certaines scènes du film Big Fish (encore !), je me demande si Tim Burton n'aurait pas fait partie des influences...

Et puis, il y a Reese, rien que pour la voir dans cette tenue, porter casques et la jouer rebelle en blouson de cuir...

Jusqu'au maquillage et à la coiffure, reste à savoir ce que cela donne...

Et enfin bien sûr, JAMES MC AVOY !

... en compagnie de Christina Ricci au ravissant groin (...)

La bande-annonce :

Sortie cinéma France, prévue le 9 avril 2008

Et maintenant, oseriez-vous franchir les portes du cinéma ?


Posté par SexInOutTheCity à 13:55 - Septième Art ou Cinéma ? - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 28 février 2008

Et si voir devenait un luxe ?

Il y a des réalités que l'on préfèrerait occulter, et pourtant...

Eugenio_R

L'Assurance Maladie est certainement l'un des principaux piliers des valeurs qu'incarne la France, celle de la Résistance face à l'oppression sous toutes ses formes : Liberté, Egalité, Fraternité. A l'heure où certains se préoccupent plus d'imposer des chants nationaux dès le plus jeune âge, il faudrait peut-être s'interroger sur le devenir de la solidarité nationale et avec elle, de la prise en charge de la santé visuelle.

Eugenio_Re

La vue est certainement l'un des principaux moteurs de nos existences et à l'heure où l'internet et la société entière s'informatise de plus en plus (et en ce qui me concerne passe son temps dans les livres), les lunettes deviennent bien souvent un outil dont on ne peut se passer, dans bien des cas un luxe !

Eugen

Qu'adviendrait-il si l'Assurance Maladie laissait le soin à la responsabilité individuelle de prendre intégralement en charge la santé visuelle ?

C'est pour répondre à cette crainte que l'équipe du site valeurs-de-civilisation.com a décidé de rappeler que la Santé visuelle est un axe prioritaire d'une vraie «politique de civilisation».


Vous voulez soutenir cette action? Rien de plus simple, il suffit d'adhérer au Manifeste Citoyen disponible ici, et passer le relai autour de vous, pour que le message porté par le site valeurs-de-civilisation.com soit visible le plus longtemps possible !

Pour assurer un avenir éclairé et net pour tous, mobilisez-vous et n'oubliez pas : Bien voir, c'est obligatoire !

N'hésitez pas à relayer le message, une bannière est disponible ici.

Adopt this banner

Crédits photo : Eugenio Recuenco


Posté par SexInOutTheCity à 18:55 - Billets doux et louves piquantes - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Derrière l'objectif, le photographe : Eugenio Recuenco

Aujourd'hui, je vous emmène dans l'univers à la fois merveilleux et bizarre (au sens anglais) d'Eugenio Recuenco, un photographe de mode espagnol qui se destinait à la peinture. D'expositions en magazines de mode et réalisations de campagnes publicitaires comme la sublime campagne particulièrement onirique pour le parfum Nina Ricci, Eugenio Recuenco se fait de plus en plus demander à travers le monde. Je n'apprécie pas l'ensemble de son travail, mais certaines de ses séquences sont exceptionnelles dans le traitement de la mise en scène, mais aussi de la lumière et des thèmes. Les séquences autour du thème "circus" relèvent de l'insolite, ont parfois quelque chose de répulsif (appréciation personnelle), de dérangeant, mais m'évoquent également certains aspects de l'univers Burtonien, en particulier dans certains passages du film Big Fish, ce qui finalement reste très flatteur. D'autres de ses photos sont beaucoup plus décevantes, plates, correspondant à des commandes plus "traditionnelles", des photos de mode parmi d'autres. Néanmoins, je tenais à attirer votre attention sur le potentiel de ce photographe et sur certaines de ses oeuvres pour le moins étonnantes.

Je vous laisse avec l'une de mes séquences préférées, une sorte d'appropriation des contes de fée, réalisée pour Vogue il me semble, dont vous avez pu apercevoir certains des clichés en illustrations de mes derniers articles. J'ai tout de même certaines hésitations sur des photos comme celle juste ci-dessous, mais qui étrangement pourrait me correspondre :

"Une princesse sur un divan" placé devant le portrait déformé de Baudelaire, les yeux vers le ciel, entourée de bleu...

Je n'avais jamais fait attention à ces nombreux détails jusqu'à aujourd'hui, je n'arrivais pas à voir au-delà de la seule photographie, mais plus sérieusement, j'ai du mal à voir à quel conte de fée cette photographie fait référence ?

Vous avez peut-être une idée ?

Cendrillon, en ravissante souillon.

Nouvelle incertitude face à cette photographie, le joueur de flûte est peut-être un indice ?

La princesse au petit pois devant l'étalage de matelas...

blancanieves

Blanche-Neige et les sept nains, nous avons bien un cercueil de verre, une blanche-neige au serre-tête rouge, une pomme croquée (l'infâme), une sublime panoplie robe/escarpins, une illusion de clairière au beau milieu de la forêt et un nain...

caperucita_roja

Le Petit Chaperon-Rouge, devenue amie des loups...

Le Chat Botté ?

Avis : je n'ai malheureusement pu trouver les créateurs de chacune de ces tenues, si quelqu'un a une piste, certaines de ces parures aiguisent mon oeil...

Dans un autre registre, Eugenio Recuenco  avait réinterprété la Belle au bois dormant pour une campagne publicitaire, ou plutôt la Belle au bois dormant telle qu'elle aurait dû se réveiller...

final_murci

"En Mayo de 1968 los estudiantes de Madrid se manifestaban en el Campus universitario y mi madre se fue al hospital porque yo, que oía todo aquello, me entró prisa por nacer. Me hicieron mis primeras fotos y muy pronto me di cuenta de que había que hacer algo para evitar salir tan feo. Lo mejor, hacer yo las fotos. Después de unos añitos en Bellas Artes – especialidad de Pintura – me hicieron creer que era un artista. Poco duró. Los clientes se empeñaron en convencerme de que era una mierda. Pero bueno, cada vez son más y muchas las revistas extranjeras (Madame Figaro, Wad, Spoon, Planet, Vanity Fair, Stern, ZinK) y españolas (Vogue, View, Vanidad), campañas extranjeras (Boucheron, Baby Phat, Diesel, Rammstein, Mágnum, Nina Ricci), y hasta españolas (Festina, Custo, Carrera y Carrera, Codorniu, Mango Adorably, Loewe). Hace dos años tuve la suerte de que me obligaran a presentar unas fotos para un certamen de Fotografía. Me dieron el premio Nacional de Fotografía ABC y vi que no sólo le gustaron las fotos a mi madre. Después de eso me han llamado para exposiciones: “Tras el espejo” en el Museo Nacional de Arte Reina Sofía de Madrid; BAC (Barcelona Arte Contemporáneo) en el CCCB de Barcelona; Circuit 8 (Arte y Moda) en Barcelona (Instalación); La Santa (Espacio de Experimentación y Creación Contemporánea); FEM III (Festival de Arte Edición Madrid) – Instalación - . En el año 2005 en Cannes decidían que una foto mía para Playstation tenía que llevarse un León de Oro. En España lo sé yo y mi familia. También me llevé el premio al Mejor Proyecto de Arte en el FEM IV. El año pasado he hecho el calendario Lavazza 2007 y también he rodado un spot publicitario para NIna Ricci. Este año he rodado el spot para la campaña publicitaria de Loewe, participo en PhotoEspaña, rodaré mi segundo spot para Nina Ricci, expondré en el Naarden Photofestival de Holanda. En la actualidad sigo haciendo lo de siempre: trabajar."

Et pour terminer, j'avais envie de vous faire découvrir une photographie que j'aime beaucoup :

El Naufrago

Le personnage central est particulièrement réussi, la photographie s'inspire directement de la peinture (si l'on occulte le personnage masculin et le traitement de la pluie qui nuit légèrement à l'ensemble), j'aime les traits et l'allure de cette femme comme venue d'un autre siècle, en particulier la chevelure qui donne l'illusion d'une inspiration Renaissance...

Pour en savoir plus sur le travail de ce photographe, direction son site :

http://www.eugeniorecuenco.com/



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mercredi 27 février 2008

Quelques mots, des souliers et des robes, la mer et Sigur Ròs

- Avis à mes favorites HautEtFortiennes, je n'arrive toujours pas à poster de commentaires sur vos blogs. J'écris mon commentaire normalement, valide le code, attend les 5 minutes réglementaires et le message n'apparaît jamais. Visiblement je ne suis pas la seule dans ce cas, j'espère que le problème va s'arranger ! Vous êtes nombreuses sur cette plate-forme.

Photographie de Nico pour Vogue Espagne

- Dans un registre plus léger, mes envies de souliers m'ont reprise, ballerines, salomés, bottines, sandales et spartiates idéales en file indienne. Il y a toujours la quête que je partage avec la Chipie de la redingote en velours qu'il faudrait recréer et une pluie de robes à enfiler, élégantes, fraîches, féminines et pratiques.

[2.jpg]

Photographie de Paolo Roversi

Une paire de jeans et un pantalon noir/blanc plutôt fuselé, mais confortable et léger. Je plonge dans ma garde-robe pour faire le tri, voir ce dont j'aurais besoin dans l'idéal et ce qui me fait envie. J'ai le temps d'y penser...

En attendant, je vais m'amuser à recommencer les défilés traditionnels des essayages (et avec le sourire!) pour les vérifications de garde-robe.

- J'ai repris de la mine de plomb et réussi à dessiner hier, ce sont mes petits bonheurs à moi. Je me retrouve à nouveau avec la pile de feuilles à côté de moi, et relis progressivement certains passages de mon recueil. Je vais peut-être composer, j'ai le sentiment que l'issue est proche. Capter l'insaisissable.

- Je suis dans la deuxième partie vernienne des Vingt mille lieues sous les mers, Jules ne me laisse pas même le temps de faire mes propres recherches sur les termes encyclopédiques, il m'offre des passages entiers tirés d'encyclopédies. Pas grave, j'ai détaché mon intérêt de sa prose, lui préférant le Capitaine Nemo avec qui je partage certaines affinités évidentes. Le temps de terminer cette récréation et je replonge dans d'autres siècles à la poursuite d'écrivains oubliés.

- Je crois que j'aimerais revoir la mer, mais ce mot ébruite tant d'échos.

-  Envie de vous faire partager une découverte (ancienne déjà), le groupe islandais Sigur Ròs , la musique islandaise a quelque chose de particulièrement envoûtant, planant, "venu d'ailleurs", écoutez avec vos yeux et vos oreilles...

Have a nice day !


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mardi 26 février 2008

Un oeil sur les statistiques...

Et je viens de m'apercevoir que j'ai bien plus de lecteurs (dévoreurs d'archives) que ce que j'imaginais, avec un énorme pourcentage de lecteurs (après la France) en provenance du Japon, mais aussi d'Australie, Pays-Bas, Suisse, Canada, Belgique, Luxembourg, Tunisie, Etats-Unis et Royaume-Uni ! [J'allais oublier Espagne et Canada bien sûr, si il y en a qui viennent d'autres horizons, n'hésitez pas à me le dire ! ] Je ne sais pas si vous comprenez tout ce que j'écris, mais...

BIENVENUE !

C'est génial, j'ai l'impression d'abriter une auberge espagnole virtuelle, je trouve ça génial ! (Désolée, mais j'ai du mal à réfréner mon enthousiasme, je trouve qu'il n'y a rien de tel que pouvoir franchir la barrière des frontières, des langues et des cultures, c'est tellement enrichissant ! )


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Une bouteille à la mer

[Petite parenthèse : je n'arrive plus à commenter sur les articles des blogueuses HautEtFort, il semblerait qu'il y ait un problème ?! J'ai fait plusieurs tentatives entre hier et aujourd'hui sur différents blogs et toujours le même résultat, mes messages n'apparaissent pas ! Si vous vous étonnez de ne pas avoir de nouvelles à travers les commentaires, voilà la clé de l'énigme ! ]

C'est exactement ce que j'ai reçu aujourd'hui en provenance d'une personne de mon ancien cercle littéraire. C'est assez curieux comme une lettre d'un revenant peut vous faire replonger dans tout un passé. J'avais pris mes distances avec cette personne, parce que j'avais le sentiment que je l'influençais mal (sans le vouloir bien sûr!), que je pouvais lui faire du mal.

Photographie d'Eugenio Recuenco (je dois toujours faire un article sur lui prochainement)

Il faut dire qu'avant même de nouer une certaine amitié, elle se passionnait pour mes écrits, ma poésie, ce qui dans un sens a tendance à m'effrayer (ne me demandez pas pourquoi). Je savais qu'elle photocopiait mes poèmes pour les afficher dans sa chambre et tellement peu de personnes s'intéressent à la poésie aujourd'hui que ce type de marque m'avait frappée. Je ne m'en suis pas formalisée quand j'ai appris qu'elle n'était pas la seule dans notre cercle à  agir ainsi et que de nombreuses personnes admiraient ce que j'écrivais de façon assez surprenante. A vrai dire, à ce moment-là, j'accordais si peu de confiance que je ne me rendais pas compte, je n'y croyais pas, à un moment ça a été tellement intense que j'ai quitté ce cercle et ces démonstrations d'admiration, parce que cela commençait à me poser beaucoup de problèmes. En parallèle, cette fille et moi avons commencé à nouer une amitié. Je me rendais bien compte de l'importance que je prenais à ses yeux et cela m'effrayait, parce que je connaissais son parcours, je commençais à vraiment avoir peur de lui faire du mal. J'étais à ce moment-là dans une période où les coeurs brisés affluaient autour de moi, sans trop savoir pourquoi ça me "tombait dessus", alors que je n'avais jamais cherché cela. Je commençais également  à me rendre compte que ce n'était pas exclusivement des garçons, mais aussi des filles. Je sortais beaucoup, buvais pour sortir, sortais pour boire, une façon de mieux supporter la foule et les soucis, j'ai cependant rarement fait d'excès ( à définir peut-être?), et surtout pas quand je devais écrire. J'écrivais principalement la nuit, parfois dans un pub, parfois même dans une boîte, à l'éclairage d'une bougie, mais toujours "sobre" ( jusqu'à ce que je découvre l'Ivresse et bien d'autres lieux et façons d'écrire en découvrant mon Prince, mais c'est une autre histoire ).

Extraits de N'oublie jamais

Revenons-en à cette jeune femme qui était hétéro. Je dis bien "étais", car ce que je craignais s'est réalisé, elle m'a un jour déclaré qu'elle m'aimait, n'avait jamais ressenti cela auparavant et me désirait, mais qu'elle savait pertinemment que je n'aimais qu'une seule personne, que tout le cercle l'avait bien ressenti, et qu'elle n'était pas la seule à ressentir ce genre de sentiments pour moi, qu'elle avait même dissuadé une personne de se suicider. C'est à cet instant précis où je me suis dit que j'étais maudite ou en tout cas qu'il fallait sérieusement changer quelque chose dans ma vie. Qu'on puisse me désirer physiquement, c'était une chose, mais me désirer à travers mes écrits, je me suis dit qu'il fallait que je me "retire", m'éloigne de tout cela. Je me suis d'ailleurs isolée du monde pendant plusieurs mois à cette occasion, d'autres raisons m'ayant décidé...

[6.jpg]

Photographie d'Eugenio Recuenco

Après avoir été relancée plusieurs fois par le même éditeur, j'ai accepté, un an après, d'être publiée à condition que cela soit à deux voix, cela semblait naturel étant donné la façon et les moments dans lesquels certains de ces poèmes avaient été écrits, les transes dans lesquelles ils avaient été inspirés, une décision prise à deux à la manière dont on s'épouse aux yeux du monde (je ne veux pas d'un mariage, surtout pas traditionnel), une façon de sceller la relation avec celui que vous connaissez sous le nom de mon "Prince" (oui, nous nous sommes rencontrés grâce à l'écriture, c'était une évidence) et que cela reste discret, sans publicité, que je n'ai aucune contrainte, etc. Cela va faire un peu plus de trois ans aujourd'hui, je voulais que cela nous soit réservé, que cela reste intime et limité aux très proches (et encore!)

Extraits de Miss Potter

Depuis, j'ai continué à écrire de façon plus ou moins intense selon les périodes, beaucoup de choses ont bouleversé ma vie et mon écriture s'est affirmée. Je ne fréquente plus de cercles littéraires et je compte envoyer prochainement mon deuxième recueil à deux ou trois maisons d'édition triées sur le volet, il me faut avant tout retrouver la force de plonger dans certaines souffrances que remuent certains de ces écrits.

Photographie d'Eugenio Recuenco

Quoiqu'il en soit, cette bouteille à la mer me laisse assez perplexe. Je ne sais pas trop si je dois donner suite à son mail dans lequel elle me témoigne de son amitié, je ne suis pas sûre d'avoir envie de parler d'"amitié" quand je ne suis pas certaine que l'autre est dans le même état d'esprit, et maintenant que je me tiens loin de tout ça, j'ai envie de profiter d'une certaine tranquillité, pas envie de savoir que quelqu'un souffre de désir pour moi, en particulier une fille qui était sensée aimer les hommes avant de tomber sur moi, tout en connaissant mes sentiments et mon désir pour une autre personne. Je trouve ça déprimant quelque part.

Je ne sais trop quoi faire, dessiner peut-être, danser ou laisser cette bouteille flotter inexorablement, voire couler ?


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lundi 25 février 2008

Pensées du matin

- A l'attention de mes lecteurs espagnols, Paquito en tête, merci de continuer à me lire, je vais essayer de ne plus faire verser de larmes, ni trop remuer les tripes, je le fais suffisamment sur d'autres supports. Merci, c'est un bonheur pour moi d'avoir des lecteurs étrangers, en particulier "from Spain".

Giovanni_Gastel

Photographie de Giovanni Gastel

- Des nouvelles de mon père qui se dit fier de moi et de tout ce que j'ai entrepris contre sa volonté et tous ses obstacles, en n'obéissant qu'à moi-même, certainement parce que la princesse n'a cessé de l'impressionner, parce que l'on ne s'attend pas à ce qu'une princesse renonce à sa condition peut-être ? Peu importe, il s'inquiète probablement pour la première fois de ma santé, mais cela vient trop tard. Apaisant tout de même. Mère n'a toujours rien compris, vit dans l'illusion. Epuisant.

-  Ma soeur s'est décidée à m'écrire une lettre entre séjours au ski et autres évènements plus ou moins mondains, et m'envoyer ses premiers enregistrements musicaux. Malgré beaucoup d'inquiétude à son sujet, je me sens tout de même très fière d'elle. Le fait que son oreille musicale reste aussi juste me donne l'impression que nous sommes moins étrangères l'une de l'autre. Je viens de réaliser qu'elle aura bientôt quatorze ans, je n'ai pu m'empêcher de me revoir à cet âge. Quel décalage effrayant !

Nico_3

- Conversation étrange avec mon médecin qui se passionne pour mon enfance et mes "dons" fascinants. Trop de choix tue le choix. Elle a tout de même réussi à me dire qu'elle me verrait parfaitement à mon aise en médecine. Haha. Je lui ai expliqué ce qui m'avait décidé à abandonner définitivement l'idée, elle a essayé de me convaincre que dans certaines branches, je ne serais pas obligée d'opérer et qu'avec mon potentiel, je pourrais très facilement y arriver. Haha. Je suis une artiste, certes attirée très fortement par ces aspects stimulants pour mon cerveau, mais je lui ai fait remarqué qu'elle avait oublié le détail de mes crises d'angoisse qui étaient encore assez loin d'être réparées et qu'en médecine, je risquais très fortement de me retrouver face à une certaine pression, beaucoup de gens particulièrement détestables et qu'il faudrait que le responsable me dispense d'une autorisation spéciale pour ne pas m'attarder en situation de concours et faire en une demi-heure (je suis gentille de penser large) ce que tout le monde fait en minimum deux heures pour avoir une note passable. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je suis "redoutable sur la courte durée" et j'ai exécuté certaines prouesses en moins de temps encore, avec ou sans l'autorisation spéciale des professeurs. Quand je me sens mal, je n'ai pas le temps de m'attarder, autorisation ou pas, je sais user de persuasion. Problème toujours non résolu, mes crises d'angoisse favorisent une certaine agoraphobie dans certaines situations, mais je suis en bonne voie, je sais que cela risque de me prendre des mois et des mois encore, mais je garde espoir.    Je n'ai plus la foule, la nuit, l'alcool, les volutes de musique et la houle pour me noyer. Fallait bien que tout ressurgisse un jour, en découvrant le bonheur. Me demande si je pourrais envisager de reprendre les cours l'an prochain.

-  Dans un registre plus léger, j'ai vu des tonnes de films ces derniers jours, dont certaines perles comme Tu marcheras sur l'eau ou même des comédies particulièrement réjouissantes. Je dévore les films tout comme je dévore les livres, l'un équilibre l'autre, à la manière de mes envies de fraise et autres gourmandises.

Bruno_Dayan

Photographie de Bruno Dayan

Je ne passe plus tout mon temps dans des salles obscures de cinéma indépendant (ou pas), ici il y a bien l'immense Gaumont réalisé par Lacroix, mais je dois dire qu'affronter des foules et des odeurs ne me réjouit pas toujours. J'ai tous les autres moyens, dvd en tête, et je dois dire que je savoure plus que jamais les joies du cinéma relax, en petite tenue, et plus si affinités. J'ai la chance d'avoir l'occasion de voir certaines avant-première, ce qui me dispense de la sortie au cinéma et de pouvoir partager ces envies avec mon Prince, ce qui nous permet de consacrer chaque mois une grande partie de notre budget à la culture (cinéma, mais surtout livres).

Nico_1

Photographie de Nico

Parfois, il nous arrive de se contenter d'un plat de spahetti légèrement amélioré mais on trouve toujours le moyen de se rattraper. C'est certainement ce que mes parents voulaient dire quand ils me disaient que si je faisais ce choix sans leur accord "j'allais galérer", je dois dire que je suis ravie de galérer, c'est parfois assez étrange de se dire qu'avant je n'avais qu'à claquer des doigts pour avoir n'importe quoi, mais je ne regrette pas d'avoir choisi l'amour, la liberté, la vie.

Nico_6

J'aime beaucoup l'eau fraîche ce qui ne nuit en rien à tout cela, et puis je me souviens de nos débuts où on dormait quasiment à même le sol, parce qu'on avait préféré acheter des piles et des piles de livres, plus essentiels à nos yeux. Jeunes fous, oui, mais on a tout de même eu énormément de chance de se faire soutenir par d'autres personnes qui croient en nous. Finalement, on se débrouille plutôt bien pour un couple d'étudiants, et en ce qui me concerne je crois qu'artiste-poète est le seul statut qui pourrait officiellement convenir. C'est vrai que c'est confortable de pouvoir s'asseoir dans le salon de ses parents, d'ouvrir n'importe quel placard et d'y trouver victuailles à profusion, de ne jamais connaître le sens de "placard vide", d'avoir besoin (ou envie) de n'importe quoi et de l'avoir dans la seconde, sans même réfléchir à "est-ce que j'ai les moyens", etc., etc.  Mais il y a quelque chose que l'on m'a appris et dont j'ai du mal à me défaire : le mépris de l'argent. Aujourd'hui encore, j'ai énormément de mal à mettre un prix sur les choses, ça a un effet répulsif sur moi. Quand je tombe sur un blog où je vois une succession d'éléments qui me mettent en présence d'une "néo-bourgeoise" ou si vous préférez d'une parvenue qui va faire étalage de différentes choses, je sais que j'aurais beaucoup de mal à supporter. Je crois que le terme de "snob" dans son premier sens conviendrait idéalement à définir cela, même si c'est généralement mal utilisé, y compris par moi récemment (honte sur moi). C'est un truc contre lequel je lutte intérieurement, mais c'est parfois difficile, j'ai tendance généralement à prendre en pitié, ce qui n'est pas forcément une bonne chose.

En parlant de "parvenu", d'étalage de pseudo "richesse" (oui, parce que découvrant l'argent, les parvenus se hâtent de faire grand bruit avec, en croyant faire illusion), etc. Je déteste la profonde superficialité, les déguisements et le manque de naturel, même si j'ai conscience que cela provient dans tous les cas de souffrances et de complexes, j'ai suffisamment joué au psy. J'ai terminé le livre "Rebelles" et Penelope Hayes incarne justement cette idée de tout ce qui m'insupporte. Je pense que ce livre est au-dessus des Gossip Girl and co, même si je me suis étranglée plusieurs fois sur certaines références totalement hors XIXè siècle (l'intrigue étant sensée se passer dans ce siècle), et sur certains détails accumulatifs. Je pense que l'auteur n'a pas vécu ce milieu de l'intérieur, ce qui affaiblit son style, enfin c'est un détail qui ne peut que me frapper, son travail de recherche reste relativement correct. Cependant, la fin m'a beaucoup plu et du coup je me sens presque obligée de me faire le devoir de lire la suite qui est en préparation. Ma curiosité est particulièrement en haleine... Je vous le conseille, si vous avez envie de vous détendre, passer un relatif bon moment et vous passionner pour diverses intrigues, c'est certainement le livre idéal. Côté chick-litt, il est à mettre au-dessus de la pile. Toutefois, je vous mets en garde sur la notion de XIXè siècle : à prendre avec des pincettes.

La matinée a défilé, assez de bavardages...


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dimanche 24 février 2008

Portraits de Femmes révolutionnaires (Partie 4, Rosa Luxemburg et Dolores Ibarriru, alias La Pasionaria )

" ¡ NO PASARÀN ! "

("Ils ne passeront pas")  

[ Dolores Ibarriru ou La Pasionaria ]


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Portraits de Femmes révolutionnaires (Partie 3, Louise Michel et Rosa Luxemburg)

"Il n'y a de liberté pour personne s'il n'y en a pas pour celui qui pense autrement."

[Rosa Luxemburg]


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Portraits de Femmes révolutionnaires (Partie 2, Olympe de Gouges et Louise Michel)

"Tant que les études n'auront pas une méthode encyclopédique de manière à élargir l'horizon au lieu de le restreindre, il se joindra à tous les obstacles de la pauvreté qui entravèrent le vieux maître d'école, les obstacles du préjugé qui fait craindre ce qui ne fait pas partie du coin exploré."

"On ne peut pas tuer l'idée à coup de canon ni lui mettre les poucettes [menottes]."

"Je suis ambitieuse pour l'humanité ; moi je voudrais que tout le monde fût artiste, assez poète pour que la vanité humaine disparût."

[Louise Michel]

(1830-1905)


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