dimanche 4 mai 2008
Un dimanche, un artiste
Vincent Van Gogh
(1853- 1890)

C'est toujours avec une émotion fébrile que j'aborde certains artistes ici. Il m'est souvent impossible de mettre de côté le rapport intime que j'entretiens avec ces rugissements dominicaux, parfois les mots s'abstiennent d'eux-mêmes pour laisser les oeuvres parler, parfois une violente pudeur me retient. Dans tous les cas, ces articles sont certainement ceux qui me sont le plus intimement liés, qu'ils soient à peine soufflés, suggérés ou que le sujet reste en suspension, sans trop d'effusions...
Affirmer que je nourris une passion pour l'Art, dans toutes ses formes, serait bien vain. La passion fait partie intégrante de moi et je suis capable de me découvrir un nouvel intérêt dévorant de façon régulière. L'art tient une place toute particulière dans ma vie, c'est quelque chose qui a accompagné mes premiers pas et qui marche à mes côtés aujourd'hui. Je ne sais qui a choisi l'autre le premier, mais il y a des évidences qui ne peuvent s'expliquer. Je ne pourrais envisager une vie sans Art, sans création, sans passion, sans Inspiration (au sens de souffle artistique, de "muse").
Aujourd'hui, l'envie de vous parler un peu de Vincent Van Gogh s'est ressentie et je sais que j'aurais beaucoup de mal à m'en tenir à quelque chose que je considère comme inutile, peut-être trop académique tout simplement. Ecrire ce qui a déjà été écrit et que vous pourrez trouver dans n'importe quelle encyclopédie, dictionnaire, livre biographique m'ennuie un peu et me semble totalement vide de sens. J'ai envie de partager mes émotions avec vous, ne serait-ce qu'une infime part, et découvrir les vôtres. C'est au fond ce qu'espère tout artiste, non ?
Révéler l’Art et dissimuler l’artiste, tel est le but de l’Art.
Le critique est celui qui peut traduire dans une autre manière ou avec de nouveaux procédés l’impression que lui laissèrent de belles choses.
[Préface au Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde]
Faire naître une émotion chez la personne qui découvre son oeuvre et non pas une biographie de sa vie, une réduction de tout son être, son essence, à des mots froids, assemblés dans un article visant à traiter, synthétiser en quelques lignes une vie entière.
Je me souviens de ma toute première confrontation avec Van Gogh, jeune adolescente, partagée entre divers sentiments tout aussi violents. Il s'agissait pourtant d'un "simple" autoportrait. Je trouvais plutôt triste d'avoir su qu'il s'était coupé l'oreille avant même d'avoir pu contempler l'une de ses oeuvres, de me dire que ce qui marquait les esprits quand on évoquait le nom de Van Gogh tenait plus à une "anecdote" qu'à son oeuvre en elle-même.
Et puis j'ai revu ce tourbillon en arrière-plan, cette barbe rouge flamboyant, ce regard qui me poursuivait jusque dans mon sommeil, cette veste que je trouvais esquissée de façon trop "facile", contrastant avec les traits du visage, et encore ce tourbillon régulier en arrière-plan, ces mêmes mouvements qui revenaient et mon incompréhension de l'histoire de l'oreille face à cet homme qui, pourtant, avait l'air si austère, cette subsistance calviniste qui me fascinait alors à travers Stevenson et sa nouvelle The Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde. Parfois, on établit des correspondances entre certains éléments qui en apparence n'ont strictement rien à voir, et pourtant c'est à ça que j'ai pensé en voyant son autorportrait, à la dualité intense si bien exprimée à travers les figures de Dr Jekyll et Mr Hyde. Je voyais l'homme, un homme, partagé entre l'austérité spirituelle et la folie créatrice, l'instinct passionnel, peut-être en quête de lui-même, peut-être en quête de Dieu, compte-tenu de ses croyances (avant de devenir peintre il s'était tout de même lancé dans la prédication, dont il sera écarté, car déjà trop "exalté").
"C'est à 26 ans qu'il décide de devenir peintre". Cette phrase m'a marqué, m'interrogeant à la fois sur l'homme et sur l'artiste, sur cette foi qu'il devait avoir pour "décider de devenir peintre" à 26 ans. Ce n'est pas l'âge qui m'interpelle, mais la force inébranlable qui ressort de ce type de réflexion. Depuis cette décision et ce, malgré les divers problèmes de santé, la misère et l'anonymat absolu dans lequel il est resté de son vivant (tout du moins du public et des potentiels acheteurs, il n'a vendu qu'une seule toile de son vivant !), il n'a jamais cessé de peindre avec cette même foi qui l'animait...
Bienvenue dans un parcours initiatique à travers différentes toiles suivant l'évolution des techniques, des lieux de vie et du temps qui passe...
1) Hollande (1881-1885).
C'est au début des années 1880 que Van Gogh peint ses premières toiles, dans la région minière du Borinage où il décide de s'installer pour "évangéliser les pauvres", dont il partage les conditions de vie. S'en succèdent à peu près 200 toiles privilégiant les thèmes de la vie paysanne et nature morte, aux tonalités particulièrement sombres et quasiment monochromes, avec un coup de pinceau exprimant une certaine rudesse, ce qui ne fait que renforcer l'effet "terreux" qui en ressort. Les Mangeurs de pommes de terre (avril/mai 1885, exposé au RIJKSMUSEUM VINCENT VAN GOGH, à Amsterdam) est une des toiles les plus représentatives de cette période hollandaise.
Il part pour Paris, chez son frère, le 1er mars 1886.

Les Mangeurs de pommes de terre
(Nuenen, avril 1885)
2) Paris (1886-1887).
Une fois installé à Montmartre, il rencontre par l'entremise de son frère (qui tient une gallerie d'art) les jeunes peintres au sein des mouvements artistiques les plus effervescents de l'époque : Toulouse-Lautrec, Monet, Renoir, Degas, Seurat...
Il se nourrit des techniques impressionnistes, mais aussi d'artistes japonais tels que Hiroshige ou encore Hokusai, son oeuvre s'en ressent immédiatement. Il vit une intense période de "bohème" pendant laquelle il réalise à peu près 220 toiles, dont Une paire de souliers, ou encore Le Père Tanguy qui caractérise l'évolution de sa technique picturale. La touche est moins compacte, la palette s'éclaircit, le pinceau applique différentes touches aposées, de façon à suivre la forme de l'objet représenté, jusqu'à commencer à adopter des teintes éclatantes, des couleurs plus brillantes, plus franches, à la manière de certains peintres français (voir Le Père Tanguy).
En février 1888, surmené, il décide de partir pour le sud de la France, choisissant Arles sur les conseils de Toulouse-Lautrec pour la "lumière".

Une paire de souliers
(Paris, début 1887)

Portrait Le Père Tanguy
(1887-8)
3) Arles (1888-1889).
Arles et la vie méridionale signent une nouvelle évolution dans sa peinture. Le style devient plus personnel jusqu'à devenir identitaire. Les touches sont courbes, les couleurs se font vivaces, s'utilisent pures, notamment à travers le jaune, le vert et le bleu. Cette technique devient une spécificité de l'oeuvre de Van Gogh.
Les paysages ou les natures mortes prennent vie sous son pinceau, dégageant une incroyable impression de mouvement, de force... La nuit étoilée sur le Rhône reste à mon sens un vibrant exemple de cela (voir plus bas).
La couleur jaune est également une sorte de rupture éclatante avec tout ce que Van Gogh avait pu faire jusqu'ici. L'utilisation d'une couleur pure dans un premier temps, mais le jaune, lumineux, symbole également de chaleur, deviendra à partir de là une couleur significative dans l'oeuvre de Vincent Van Gogh. Une des représentations les plus éloquentes est certainement le jaune devenu fleur : Quatorze tournesols dans un vase.
[Je n'ai pas mentionné la vie commune pendant environ deux mois avec Paul Gauguin, la détresse mentale de Van Gogh qui peint malgré cela avec plus d'acharnement encore, les différentes crises, la dispute avec Gauguin qu'il menacera avant de finir par se couper l'oreille et autres parts intimes plus ou moins chaotiques...]

Quatorze tournesols dans un vase
Vincent Van Gogh peindra ces fleurs en très peu de temps, car celles qui lui servaient de modèles dans le vase se fanaient très rapidement. Il écrira à Théo (son frère) : Je suis en train de peindre avec l'entrain d'un Marseillais mangeant de la Bouillabaisse ce qui ne t'étonnera pas quand il s'agit de peindre des grands tournesols (670/526). Gauguin, qui appréciera les tableaux, considérera qu'ils constituaient la marque de fabrique de Van Gogh. Ce dernier travaillera à nouveau sur ce thème en 1889. Les toiles ainsi produites sont conservées au Musée Van Gogh.

La nuit étoilée sur le Rhône

L'Arlésienne : Madame Joseph-Michel Ginoux
4) Auvers-sur-Oise (1890).
En mai 1890, l'artiste quitte le Midi pour rejoindre son frère à Paris, puis s'installe non loin de là, à Auvers-sur-Oise, près de la maison du docteur Gachet, admirateur d'art impressionniste, qui souhaite s'occuper de lui. Plus de 80 toiles environ auront été réalisées à Auvers, dont le fameux Portrait du Dr Gachet, L'église d'Auvers ou encore Les Champs de blé aux corbeaux...
Ces oeuvres s'éloignent de la période "arlésienne", la touche s'accentue, il y a dans une certaine mesure un retour aux sources dans lequel se mêle une palette plus sombre, plus oppressante, l'angoisse...
Les Champs de blé aux corbeaux resteront annonciateurs, il y retournera le 27 juillet, mais ne succombera que deux jours plus tard.

Portrait du Dr Gachet

Champs de blé aux corbeaux
...

L'église d'Auvers
Que reste-t-il de Vincent Van Gogh aujourd'hui ?
Certainement l'un des peintres dont les oeuvres se sont le plus vendues, une certaine ironie du sort quand on sait qu'il n'en aura vendu qu'une seule de son vivant (si vous savez laquelle, cela m'intéresse).
Son oeuvre, particulièrement fertile, compte environ 750 tableaux et 1600 dessins. En 1973, le Rijksmuseum Vincent Van Gogh, conservant plus de 1000 tableaux, esquisses et lettres, a été ouvert à Amsterdam.
Ceux pour qui Van Gogh a été une source d'inspiration :
Le peintre Chaïm Soutine, ainsi que les peintres allemands Oskar Kokoschka, Ernst Ludwig Kirchner et Emil Nolde, et évidemment bien d'autres à leur suite...
Un (court) hommage :
Musique : Starry starry night, de Don Mc Lean.
Pour aller plus loin :
- Faire un tour à Augers-sur-Oise, dans la dernière demeure de Vincent Van Gogh, et pourquoi pas tenter un atelier de dessin (je n'ai pu avoir confirmation concernant les ateliers de dessin, il se peut qu'ils ne proposent plus cela, c'était il y a longtemps).
- Sur Paris, une petite promenade au musée d'Orsay serait des plus agréables.
De passage sur Amsterdam, ne manquez pas le musée Rijksmuseum Vincent Van Gogh (essentiel pour découvrir plus en avant Vincent Van Gogh !). D'ailleurs, si vous souhaitez des informations sur Amsterdam, n'hésitez pas à demander à Paquito qui se débrouille pas mal en français, mais l'anglais et l'espagnol sont bienvenus.
- En alternative aux musées, je vous propose de jeter un oeil à la collection "petit prix" Taschen (environ 6 à 7 euros) :

- En dernier ressort, il y aurait bien des dvds, des films, mais je n'ai pas eu l'occasion de voir, si quelqu'un a vu l'un d'entre eux et peut les recommander ou en discuter, ce sera avec plaisir.
Un excellent dimanche !
Commentaires
Avez-vous déjà songé (ou peut-être le faites-vous déjà) à écrire pour des revues d'art et d'essai ou des parutions plus littéraires ?
Vous devriez y réfléchir sérieusement, je ne suis pas le premier à vous en parler il me semble.
Ce n'est pas tant l'article dans son intégralité, je suis depuis quelques temps vos rubriques ou plutôt ce que vous appelez vos "rugissements dominicaux" et il en ressort cette même intelligence sensible, cette finesse d'esprit et ce rapport intime à l'art.
Ce serait une erreur de se limiter à la presse féminine. Vous avez des ailes, servez-vous en !
Au plaisir,
Thierry
La première fois que j'ai rencontré Van Gogh, c'était à travers un puzzle des Tournesols, je devais avoir 6 ans. J'aimais beaucoup ce tableau entièrement peint en jaune, et j'aimais sa signature "Vincent", juste Vincent...
Ma mère trouve ses toiles très tristes, moi j'aime ces scènes simples ; je les trouve trites si je suis triste et joyeuses si je vais bien. Mais j'admire toujours sa technique et ses coups de pinceaux. J'aime aussi les couleurs de ces tableaux.
En ce qui concerne tes rugissements, je pense que c'est ce qui est intéressant ce rapport intime que tu entretiens avec l'Art que tu évoques. Larousse et Wikipédia sont là pour nous donner les dates de naissance et de mort des artistes et les grandes lignes de leur vie ! Mais ici, tu vas plus loin, tu offres ton regard et c'est ce qui est intéressant ! Parfois, on est d'accord, parfois non, parfois on découvre un nouveau point de vue...
Je te souhaite une bonne soirée !
Bisous !!
And you've got a mail.
> A Thierry : la réponse est trop personnelle ici. Pour l'instant il y a certaines choses que je préfère dissocier de mon blog, mais nous pouvons en discuter en pv.
Je n'aime pas les distinctions, je trouve la phrase concernant la presse féminine déplacée, bien qu'elle puisse se comprendre, mais je vous remercie pour ces phrases encourageantes, dans la mesure où je ne suis pas satisfaite de l'article et qu'il y a une partie entière que je trouve d'une banalité affligeante, parce que justement je n'ai pas su m'y impliquer de façon intime et j'ai replacé la distance qui supprime toute exaltation je trouve, mais c'est un problème d'exigeance personnelle.
> Chère Scarlett,
Le "juste Vincent" est une volonté de se séparer de son origine sociale et de ne pas se définir comme une personne appartenant à un clan social, mais un individu à part entière, tout du moins c'est ce que je pense.
J'ai une grosse faiblesse pour certaines de ses toiles, finalement je me rends compte que je n'ai pas tellement parlé de mon ressenti concernant les tableaux, j'ai marqué une certaine "distance", effaçant mon sentiment devant les peintures, il y aurait tellement de choses à exprimer...
Merci Scarlett. Tu sais, je ne pense pas que cela soit tellement une question d'être d'accord ou pas, c'est une vision parmi tant d'autres que l'on découvre, peut-être que l'on arrive à partager certaines mêmes émotions, mais je ne pense pas que l'on puisse "ne pas être d'accord", parce que l'on ne peut pas affirmer à l'autre "non ce n'est pas ça", c'est aussi un droit à la différence, à l'acceptation d'autrui et de ses sentiments, c'est-à-dire ce qu'il y a plus intime finalement...
Je te souhaite une excellente soirée également, je vais voir ça, merci ;)
De gros bisous
Au plaisir !
A Scarlett : tu m'as fait penser que j'aimerais beaucoup me procurer un ou plusieurs puzzles représentant des oeuvres d'art !
Cela fait tellement longtemps que je n'en ai fait et j'adorais ça :)
Cela se trouve dans des magasins de jouets, non ?
Quel posté intéressant...à lire avec attention!!!
Alerte à Liège,
Merci je commence à m'habituer à te retrouver pour nos rendez-vous dominicaux et c'est un plaisir de voir que tu les apprécies :)
On peut ne pas être d'accord dans le sens où on peut ne pas ressentir la même chose que l'autre. Mais c'est vrai qu'il n'y a pas de vérité face à une oeuvre... Je suis d'accord avec toi ! ;)
Ca me fait penser à une "dispute" que j'avais eu avec ma prof d'arts appliqués à propos de Matisse : et elle m'avait affirmé que je ne ressentais pas ce qu'il fallait ressentir donc j'avais tort... (!!)
Bisous !
Beaucoup de choses à te dire sur cet article princesse:
*Tu as cité mon cher Wilde, un bon point pour toi (peut être que ça m'incitera à ta parler de ce "projet d écriture" que j'évoquais dans ma carte).
*Le film sur Van Gogh a été réalisé par Pialat, et c'est ce beau dandy de Dutronc qui interprète Van Gogh.Je ne l'ai pas vu, mais il est dans la vidéothèque de mes parents, alors si j'ai le temps...
Je sais qu'il a été salué par la critique (et par un prix à Cannes aussi peut être...)
*Thierry a raison, tu devrais proposer tes articles à la presse magazine ("Muze" peut être..)
*Mon tableau préféré de Van Gogh, c'est "L'Arlésienne", il a vraiment su capter la noblesse du costume, de l'attitude et en même temps la profonde "fatigue" qui émane de la femme, plutôt âgée.
*Tu te souviens dans"Mona Lisa Smile", la scène de la "peinture au numéro" où Van Gogh devient le symbole de l'artiste maudit, refusant de rentrer dans le moule et dont on a tiré des millions après sa mort?
Merci pour se "Rugissement , princesse et bonne soirée!
Ouh là là, je me suis pas bien relue: "ce" rugissement bien sur!
Van Gogh…Probablement l’un des artistes que j’apprécie le plus : j’ai une admiration immense pour ce qu’il arrive à transmettre dans sa peinture, sur les traits, les coups de pinceau et les couleurs intenses, les silhouettes troublées et la noirceur en dessous, on a parfois l’impression d’entendre le sang qui pulse à nos oreilles, et le bruissement sourd d’un cœur qui bat. Cela vibre, étrangement troublant, étrangement vivant.
Je te remercie pour ce bout de chemin,au travers de ton article, illustrant de mots l’émotion de tableaux intemporels.
> A Scarlett,
Oui, on se comprend, l'exemple que tu as cité illustre exactement mon propos, je me demande même comment une prof peut dire de telles choses, je crois que j'ai eu de la chance en matière de profs d'arts ! Je n'en reviens toujours pas !
> Leslie,
Mais Wilde et moi sommes de vieux copains, voyons ! Et puis cette citation "révéler l'art et dissimuler l'artiste", je la pensais avant même de découvrir que Wilde l'avait déjà écrite ;)
Désolée, je n'ai pas été très "présente" ces derniers temps en dehors du blog et je risque de ne pas l'être encore en prévision du nouveau pont qui s'annonce, mais j'attends avec impatience cela !
Oui, il me semble qu'il y en a eu au moins deux films réalisés autour de Van Gogh, je vais me renseigner sur la version de Pialat. Si tu le vois, n'hésite pas à me faire part de tes impressions.
[...]
Cela ne m'étonne pas :) En travaillant sur les tableaux concernant la période arlésienne, certaines choses m'ont fait penser à toi. Je vais essayer de dénicher le tableau et si je le trouve je l'ajouterai dans l'article ;)
Oui, ce film a bien des qualités là-dessus, je l'ai trouvé particulièrement intéressant en dépit des critiques et le passage sur Van Gogh, particulièrement âpre mais goûteux.
Merci à toi, cela me touche énormément...
> Elea,
Je crois que tu es plus sensible aux deux dernières périodes de Van Gogh, les plus griffées, celles portant la "marque" de Vincent, d'après tes impressions. C'est en tout cas à travers ces oeuvres que je ressens ce que tu peux décrire, cette vie palpitante, ce coeur tourbillonnant, cette chair et ce sang...
Je te remercie pour tes impressions, c'est ce qui m'importe le plus.
Je vous embrasse, merci encore.
Et pourtant, Quel joli musée ici à Amsterdam!!! :-))))
Chère Princesse: comme d'hab, t'es capable de me faire voir tes mots comme des images sur ma tête...
Vraiment, il faut que tu commences à écrire de façon professionelle: t'as du talent et tu le sais bien (vamos a dejarnos de chorradas: ¡Escribes de maravilla! :-)).
Salut depuis Amsterdam et merci de tes chroniques :-)))
Paquito.
Ah cher Paquito !
Tu devrais parler plus souvent espagnol, ça me ferait du bien (et énormément PLACER), en plus tu as le clavier pour !
C'est très gentil, c'est un bonheur de trouver tes encouragements et ton soutien toujours là !
A bientôt ;)
Je connaissais pas son tableau "La nuit étoilée sur le Rhône"! Il est d'ailleurs magnifique.. comme presque tous ses tableaux.
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