mardi 29 septembre 2009
Brèves
>>> Pour les scribouillards en herbe, amateurs de belles images ou de correspondances à l'ancienne il y a en ce moment même une vente privée La Marelle éditions sur le site 24h00.fr .
Vous pourrez y retrouver des illustrateurs comme Benjamin Lacombe :


ou encore Nicoletta Ceccoli :

>>> Dans les bonnes nouvelles, Zara ouvrira bientôt ses portes en ligne pour sa collection automne/hiver 2010, great news ! (On peut dire ce qu'on veut, on y trouve parfois de très bons basiques, j'aimais bien la ligne "zara woman")

Sasha Pivovarova
Blue Blood

Voilà un peu plus de deux nuits que je ne dormais pas de mon sommeil du "brave" (ou du sage, une variante passionnante), interrompue par les attaques incessantes du plus vil ennemi du vampire, j'ai nommé le moustique !
Dame moustique, parce qu'il n'y a qu'une femelle pour s'acharner ainsi et me dévorer le corps, a absolument tenu à marquer son passage de ses cruels bourdonnements qui résonnent encore à mes oreilles pour célébrer son triomphe, les babines encore pleines de sang, et de ses baisers empoisonnés. Je crois que c'est la première fois dans ma longue expérience du moustique (et j'en ai vu des corriaces, autrement plus redoutables dans des régions tropicales) c'est donc la première fois que je me fais sucer le sang du visage ainsi, mais elle ne s'est pas attardée au coin de mon oeil bien longtemps.
Elle s'est permis de m'embrasser les joues, paresser langoureusement dans mon cou, glisser vers la poitrine, au creux de mon dos et pour finir m'a dévoré les poignets, tout ça en l'espace de deux nuits, évidemment elle a laissé l'amoureux en paix et je suis convaincue qu'elle l'a fait toute seule la garce. Alors quand je l'ai aperçue cette nuit tapie dans l'ombre d'une poutre je me suis fait un plaisir d'aller la saluer (et ne pas la rater, je peux être sanguinaire moi aussi, non mais !).

Je viens de passer la plus reposante nuit qui soit, je me suis réveillée en m'étirant comme un chat, redécouvrant la caresse des draps sur ma peau...
Je m'en vais me faire un bon thé -je vais tester le thé pomme caramel façon tarte Tatin- et reprendre plus sereinement l'écriture :)

Have a nice day !
(Les photographies sont signées Bruno Dayan)
lundi 28 septembre 2009
Mémoires d'outre-tombe, à quelques minutes d'intervalle...

Des vapeurs erraient dans les vallées, le jour défaillait,

et le ciel, à l'ouest, était couleur de fleurs de pêcher;

les horizons baissaient presque à toucher la terre.
[Mémoires d'outre-tombe, Partie 3, Livre 36, Chapitre 12]
vendredi 25 septembre 2009
Serge Lutens (.com)

Avis aux amateurs, passionnés et autres goûteurs de Parfum, une petite révolution est en marche !
Désormais, l'espace en ligne des Salons du Palais Royal Shiseido proposera TOUS les Parfums et Fards signés Serge Lutens, les séries éphémères, exclusivités, et pour que cette nouvelle s'enveloppe de beauté, l'écrin de soie bleu nuit renfermant le Fard à Lèvres Garde Rose, n°10 (70 € ) et les frais de port sont offerts en Novembre 2009...

jeudi 24 septembre 2009
White T-Shirt

Je vais avoir besoin de vos bons conseils. Dans ma garde-robe il y a autant de blanc que de matières délicates nécessitant un grand soin au lavage, le blanc est mon gros problème, comment retrouver un vêtement immaculé après lavage (à la main) ?
J'ai posé l'un de mes pulls blancs (et mouillé) sur une rambarde en bois, j'ignorais qu'elle avait été cirée (elle était entièrement sèche) et surtout que la couleur du bois s'imprègnerait sur mon pull (on va mettre l'inexpérience à ma décharge, je ne pouvais pas deviner que préserver un blanc immaculé serait aussi périlleux !), bref j'ai testé plusieurs méthodes du dégraissant sur la tache à l'eau de javel, le pull se porte bien mieux, on ne voit plus la tache mais... il n'est plus aussi immaculé et j'aimerais éviter de répéter les mêmes erreurs, je m'adresse à vous en espérant que vous ayiez une recette miracle pour entretenir le blanc...
J'aurais bien besoin des conseils éclairés d'une desperate housewife dans le genre de Bree, anyone ? :)

mercredi 23 septembre 2009
Certainly it was a lovely autumn morning
"Still an hour remained before luncheon, and what was one to do ? Stroll on the meadows ? Sit by the river ? Certainly it was a lovely autumn morning; the leaves were fluttering red to the ground; there was no great hardship in doing either. But the sound of music reach my ear."
[A Room of One's Own, Virginia Woolf]

Creating ?
Une journée sous le soleil à rêvasser, mettre pied à terre et regonfler les voiles mais les vagues reviennent avec mes doutes. Je passe mon temps à m'envoler et ma tête bourdonne d'idées, de projets, d'écrits, de créations et bien d'autres choses encore mais derrière le rideau il n'y a que poetry, le reste n'est autre qu'un vaste laboratoire dans lequel je m'amuse et mène mes expériences, comme gribouiller quelques esquisses avec un crayon...
♫♪

Hier, sur un banc...
Reading :
Oscar Wilde et ses contes, une lecture idéale le soir pour s'engouffrer en Automne et se préparer aux festivités que nous réserve Octobre, à commencer par l'anniversaire d'Edgar Allan Poe.
Ralentir travaux, un ouvrage fruit de l'écriture collective des sieurs André Breton, René Char et Paul Eluard. Je suis restée bloquée sur "Page Blanche" :
"Le marbre des palais est aujourd'hui plus dur que le soleil
Première proposition
La seconde est un peu moins bête
Le jeûne des vampires aura pour conséquence la soif qu'a le sang d'être bu
La soif qu'a le sang d'épouser les formes des ruisseaux
La soif qu'a le sang de jaillir dans les endroits déserts
La soif qu'a le sang de l'eau fraîche du couteau
Le corps et l'âme sont réunis par une accolade
Troisième proposition celle-ci de caractère malhonnête
Parce que le corps et l'âme se compromettent ensemble
Parce qu'ils se servent d'excuse l'un à l'autre"
Qui écrit quoi ?
Je dirai que le premier est René Char (le marbre au soleil), le second André Breton (le vampire) et le troisième Paul Eluard (le corps et l'âme), mais peut-être que je me trompe lourdement, rien n'est moins sûr...
♫♪

Watching :
Séries : Men in Trees, 2e Saison ; Gossip Girl, 3e Saison (!).
Films :
La Proposition (++ pour Sandra Bullock, la grand-mère pétillante et l'Alaska, bon pour une soirée pizza) ;
Ballet Shoes (++ pouvait mieux faire, mais... à voir autour d'un chocolat chaud, de préférence l'après-midi) ;
Apocalypto (?) esthétique de la violence pour rythmer la fin de la civilisation maya, à déconseiller aux âmes sensibles !
Toujours pas vu "The September Issue", j'ai décliné mes invitations à l'avant-première et maintenant que tout le monde en parle je ne suis plus tellement motivée pour y aller, par contre j'irai bien voir "500 jours ensemble" avec Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt, et je me demande ce que nous réserve "Mademoiselle Chambon"...
♫♪
Drinking :
Du bon lait chaud avec un bâton de cannelle, du citron râpé et une pointe de miel, exquis !
lundi 21 septembre 2009
Avant/Après
J'étais partie en quête de la paire de ballerines idéale - c'est-à-dire qui s'adapterait à la fois à la finesse et la cambrure de mon pied - et j'allais y renoncer quand je suis tombée sur une paire qui avait des chances de s'adapter parfaitement à mon cas, a priori elle était recommandée pour les pieds fins (mais pas assez sur la longueur), cependant elle avait quelque chose en plus : une attache réglable à la cheville, ce qui remédiait définitivement à mon problème.

( Viura Tella, à l'origine )
Je n'étais pas très emballée par l'attache que je ne trouvais pas tellement esthétique, mais la couleur... la couleur ! Le rouge dont je rêvais, à la fois subtil et intense, la seule nuance de rouge à mi-chemin entre la cerise et l'opium que je peux porter sans trop de dégâts, avec son air "Blanche-Neige a succombé à la pomme".
J'ai donc craqué, d'autant plus que la partie confort était largement remplie avec sa semelle, idéale pour les longues marches citadines, mais après avoir essayé à peu près tous les types de noeuds possibles, je n'étais toujours pas convaincue par l'attache, d'autant plus que j'aime bien les jolies choses qui s'enfilent rapidement, vous savez la tenue qui vous habille en un clin d'oeil, l'air de rien...
J'en suis venue à me demander si des boutons pression ne feraient pas l'affaire, l'idée faisant son chemin je suis passée à l'acte, sans trop savoir comment mais l'élan créatif a du bon. La partie couture n'a pas été des plus reposantes, le cuir étant à la fois vernis et renforcé, enfiler une aiguille a demandé quelques efforts face à tant de rigidité, mais au bout du compte je suis plutôt contente du résultat, extrêmement pratique, je n'ai plus qu'à enfiler mes ballerines, les clipser de chaque côté et me voilà prête, "comme une grande". Je suis folle de cette couleur griotte, depuis le temps que j'en rêvais !
Revoilà mes ballerines, après :

(Sur la photo en bas à droite vous pouvez apercevoir le très discret bouton-pression sur lequel je clipse la lanière.
Ne sachant pas vraiment me débrouiller avec une aiguille, je suis d'autant plus fière de mon petit travail :))
Et vous, souliers rouges ou pas ?
vendredi 18 septembre 2009
Le Cirque des Mirages
En furetant dans un vieux carnet traîné sur les bancs de la fac, je suis tombée sur des pages bourrées de références, de bouts de phrases gribouillées ici et là, quelques bribes de cours inscrits à la va-vite les jours où je les prenais dans l'herbe ou autour d'un grog dans un bon vieux pub et une inscription sur fond rouge "danger haute créativité" bien que je n'avais pas vraiment le temps pour ça (le syndrome du lapin blanc), j'aimais en discourir et l'exprimer à travers mes soirées passées à danser, rire, refaire le monde et...

Et puis un mot écrit par un ethnologue qui m'impressionnait et avec qui j'aimais discuter autour "d'une poignée de bonbons" et quelques trucs de mon sociologue historien préféré (d'une intelligence redoutable et bourré d'humour) dont un dessin caricatural censé expliquer l'une des théories d'un penseur sur lequel j'ai passé un certain temps d'étude.
Au beau milieu de tout ça, je suis tombée sur ce mot : "Le Cirque des Mirages, Fumée d'Opium : à écouter absolument !"

Je me demande comment j'ai pu oublier un truc tellement génial, cela fait hélas partie de mon joyeux bordel, un chaos fait de maîtrise sur lequel je règne, mais à ce qu'il paraît "ça fait partie de mon charme".
Vous aimerez si...
Vous aimez Monsieur Brel (ou Léo Ferré), le cabaret-théâtre expressionniste, les chansons "à textes", vous plonger dans un univers assez déjanté qui pourrait évoquer le genre visuel dans lequel évolue un personnage comme Tim Burton, à la fois sombre et envoûtant mais par-dessus tout un duo unique de musiciens (et interprète) au talent incroyable !
Vous l'avez compris, je vous le recommande chaudement, d'ailleurs j'ai déjà mis l'album sur ma liste de souhaits :)
mercredi 16 septembre 2009
"Les 100 meilleurs livres de tous les temps" (panel de 100 écrivains en 54 pays)
Après les "100 livres les plus lus des Français", voici la suite de mon bilan de lectrice avec un classement qui n'a cessé de me faire hausser les sourcils mais qui n'en reste pas moins diversifié et intéressant. A travers de bien intrigantes invitations à la lecture il a le mérite de pousser à la découverte, ce qui me plaît.

=> Les livres non lus sont indiqués en rose.
1 Mrs Dalloway, de Virginia Woolf
2 Les Hauts de Hurlevent, d'Emily Brontë3 Orgueil et préjugés, de Jane Austen4 King Lear, de William Shakespeare
5 L'Odyssée, d'Homère
6 L'Illiade, d'Homère
7 Gargantua, de François Rabelais
8 Le Rouge et le Noir, de Stendhal
9 Le Père Goriot, d'Honoré de Balzac
10 Saison de la migration vers le nord, de Salih
11 Choix de Poèmes, de Paul Celan
12 L'Aveuglement, de José Saramago
13 La storia, d'Elsa Morante
14 Le Carnet d'or, de Doris Lessing (il dort dans ma bibliothèque entre Le Fanu et Levi)
15 L'Homme sans qualités, de Robert von Musil
16 Pedro Paramo, de Juan Rulfo
17 La conscience de Zeno, d'Italo Svevo
18 Pantagruel, de François Rabelais
19 Ramayana, de Valmiki
20 Les voyages de Gulliver, de Jonathan Swift
21 Ulysse, de James Joyce
22 Malone meurt, de Samuel Beckett
23 L'Enéide, de Virgile
24 La mort d'Ivan Ilitch, de Léon Tolstoï
25 Le Dit du Genji, de Murasaki Shikibu
26 Premières nouvelles, d'Anton Tchekhov
27 The devil to pay in the backlands, de Joao Guimaraes Rosa
28 Othello, de William Shakespeare29 The Orchard, de Saadi of Shiraz
30 Mathnawi, de Jalal ad-in Rumi
31 Le journal d'un fou, de Lu Xun (=> j'aurais d'abord pensé à Gogol)
32 Les poèmes de Giacomo Leopardi
33 Le livre du peuple, d'Halldor K. Laxness
34 Homme invisible, pour qui chantes-tu ? de Ralph Ellison
35 L'Amour au temps du choléra, de Gabriel Garcia Marquez
36 Les Ames mortes, de Nicolaï Gogol
37 Fifi Brindacier, d'Astrid Lindgren
38 Alexis Zorba, de Nikos Kazantzakis
39 Vie et opinions de Tristam Shandy
40 Les Enfants de Minuit, de Salman Rushdie
41 Beloved, de Toni Morrison
42 Le grondement de la montagne, de Yasunari Kawabata
43 Lolita, de Vladimir Nabokov
44 Les Contes d'Hans Christian Andersen
45 Les Mille et une nuits, Anonyme
46 La faim, de Knut Hamsun
47 Les contes de Cantorbéry, de Geoffrey Saucer
48 Décaméron, de Jean Boccace
49 Le Tambour, de Günter Grass
50 Une maison de poupée, d'Henrik Ibsen
51 Médée, d'Euripide52 Nostromo, de Joseph Conrad
53 Anna Karenina, de Léon Tolstoï
54 Le procès, de Franz Kafka
55 Absalon, Absalon ! de William Faulkner
56 Le bruit et la fureur, de William Faulkner
57 La Promenade au phare, de Virginia Woolf
58 Fictions, de Jorge Luis Borges
59 La Divine Comédie, de Dante
60 Oedipe roi, de Sophocle
61 Les métamorphoses, d'Ovide
62 Moby Dick, d'Herman Melville
63 Le Château, de Franz Kafka
64 Essais, de Montaigne
65 1984, de George Orwell
66 Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez
67 A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust (pas encore l'intégrale !)
68 Molloy, de Samuel Beckett
69 Crime et châtiment, de Fiodor Dostoïevski
70 Contes, essais et poèmes d'Edgar Allan Poe
71 Le livre de Job, d'Ernest Renan
72 Le monde s'effondre, de Chinua Achebe
73 Amants et fils, de David Herbert Lawrence
74 La Montagne magique, de Thomas Mann
75 Guerre et Paix, de Léon Tolstoï
76 Le vieil homme et la mer, d'Ernest Hemingway
77 Faust, de Goethe
78 Huckleberry Finn, de Mark Twain
79 L'Etranger, d'Albert Camus
80 L'Education sentimentale, de Gustave Flaubert
81 Les Frères Karamazov, de Fiodor Dostoïevski
82 Mahâbhârata, Anonyme
83 Les grandes espérances, de Charles Dickens
84 Madame Bovary, de Gustave Flaubert
85 Njals Saga, Anonyme
86 L'anneau de Sakuntala, de Kalisada
87 Berlin Alexanderplatz, d'Alfred Döblin
88 Le Livre de l'Intranquillité, de Fernando Pessoa
89 Feuilles d'herbe, de Walt Whitman
90 Middlemarch, de George Eliot
91 Don Quichotte, de Miguel Cervantès
92 Hamlet, de William Shakespeare
93 Jacques le fataliste et son maître, de Diderot
94 Les Possédés, de Fiodor Dostoïevski
95 L'Idiot, de Fiodor Dostoïevski
96 Le Fils de la médina, de Naguib Mahfouz
97 Other Stories, de Lu Xun
98 El Romancero Gitano, de Federico Garcia Lorca
99 Voyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand Céline
100 Mémoires d'Hadrien, de Marguerite Yourcenar
Je crois que je m'en sors mieux avec celui-ci, mais ne serait-ce que dans cette liste j'ai encore de nombreuses lectures devant moi et si l'on tient compte de mes propres listes, une vie n'y suffirait pas !
C'est plutôt rassurant, je serais bien incapable d'imaginer une vie privée de livres, et vous ?
lundi 14 septembre 2009
Carmilla, sous l'oeil d'Andy Julia

Andy Julia est un photographe à l'univers teinté d'une douce mélancolie. Je l'avais découvert avec une série à l'esthétique époustouflante sous une lumière bien à lui et je devais vite me rendre compte qu'il signait chacune de ses photographies de ce trait. On y retrouve souvent le parfum des siècles passés ne sachant trop si cela émane d'une vision de la Femme elle-même, de la mise en scène ou de son étrangeté. Je me souviens m'être arrêtée un long moment devant l'une de ses photos un peu comme je l'aurais fait devant une peinture, m'interrogeant sur son apparence qui m'était bien lisse, s'élevant juste assez pour dégager une odeur de perfection et pourtant je restais là, immobile, me demandant ce qui me troublait autant. Il y avait dans cette photographie quelque chose d'inquiétant alors qu'elle représentait la Femme dans ses balbutiements, de l'enfance à la sortie de l'adolescence à travers une fresque familiale au papier glacé.
Et puis tout récemment j'y suis revenue, tâchant d'explorer ses secrets, d'appréhender son souffle, et je suis tombée sur Carmilla.

La coïncidence était trop belle pour ne pas m'y attarder, un photographe qui interprète Sheridan Le Fanu voguant sans cesse entre passé et modernité c'est plutôt rare, alors même si j'ai quelques critiques sous le bras et une ou deux déceptions -des détails- je vous invite à découvrir la série dont vous pouvez apercevoir quelques morceaux ci-dessous :

" Dearest, your little heart is wounded ; think me not cruel because I obey the irresistible law of my strength and weakness ; if your dear heart is wounded, my wild heart bleeds with yours. In the rapture of my enormous humiliation I live in your warm life, and you shall die - die, sweetly die - into mine. I cannot help it ; as I draw near to you, you, in your turn, will draw near to others, and learn the rapture of that cruelty, which yet is love ; so, for a while, seek to know no more of me and mine, but trust me with all your loving spirit.
Carmilla "









