jeudi 10 juillet 2008
Objets de désir, Yves Saint Laurent...
Entre deux lectures et une journée de repos, je me remets à fantasmer sur des souliers, à croire que j'ai été traumatisée par l'histoire de Cendrillon, aujourd'hui ce sera donc une paire vintage Yves Saint Laurent...

Je les trouve sublimes, tant au niveau de l'alliance des matières que de la couleur, la finesse du pied est parfaite, ni large, ni pointue (ce dont j'ai horreur), ni carrée, j'aime les finitions, la découpe arrondie, le jeu des rubans de velours noir jusqu'au talon qui est certainement la raison pour laquelle je ne ferais pas cette folie, car un talon pareil, bien que finalement pas excessivement haut, se regarde intensément, mais ne se porte pas sous peine de douleurs atroces au bout de quelques heures (et je dis quelques heures parce que je sous-entends que celle qui s'y aventure est déjà une tortionnaire des pieds), ce sont des escarpins que l'on met une fois déposée à l'entrée du restaurant pour faire quelques pas le temps qu'on nous mène à la table, passer la soirée assise en évitant de faire un tour aux toilettes pour se "repoudrer" bien entendu, que l'on arbore négligemment sous la table, et avec lesquels on repart soit directement dans la voiture, soit en ayant pris soin de prévoir une jolie paire de ballerines dans le sac, à moins de préférer savourer la liberté des pieds, nus à même le goudron ?
Si cela intéresse quelqu'un, cette paire vintage existe en T40.
mardi 20 mai 2008
Jodhaa Akbar et mon bracelet de princesse hindoue

Tout à l'heure en cherchant à travers des souvenirs oubliés, je suis tombée sur un "bracelet de princesse" hindoue qui m'a toujours fasciné, mais qui, soit dit en passant est des plus difficiles à porter, d'autant plus que je n'aime pas me sentir "chargée" et ce bracelet pèse une tonne sur mon poignet, j'exagère un peu en évoquant la tonne, mais il est vraiment lourd, c'est peut-être une question d'habitude, mais sérieusement en voyant l'accoutrement des princesses hindoues, je me demande comment elles faisaient pour supporter le poids de cet amas de bracelets (bras et chevilles), colliers, sans parler des tenues ornées de diverses pierreries, plastrons, etc.
Néanmoins, ce bracelet a quelque chose de spécial, peut-être le fait qu'il m'ait été offert, "transmis", son histoire me captive, à moins que ce ne soit la fascination du travail d'orfèvre qu'il a nécessité, la finesse du cisèlement, le travail des détails, l'intérieur et les traces des difficultés qu'a rencontré l'artisan dans son exécution, ces défauts qui éloignent l'aspect lisse de l'uniforme, le fait que sur certains endroits le métal ait été coulé plus que d'autre, tous ces petits détails qui font la touche personnelle de l'objet, qui représentent le travail tel que je le conçois, de l'idée à la réalisation en passant par la conception, sans aucun intermédiaire entre l'artisan et son oeuvre, ce qui en fait un objet unique certes, mais aussi le résultat d'un épanouissement et non pas d'un assemblage de pièces suivant un mode d'emploi...
Le modèle a beau avoir pu être reproduit maintes fois par le même artisan, il n'y en a pas un seul qui soit identique, chaque bracelet, métal employé, a sa faille, oppose une résistance au moment de le couler, de le plier, de le sculpter. J'ai beaucoup d'admiration pour les "vrais" artisans qui, à mon sens, sont capables de produire de véritables oeuvres d'art et en cela l'artisan n'est autre qu'un artiste appliquant un savoir-faire...
[ Pour la précision : cet objet relève de l"ancien", et non pas du "vintage".]


Tout ceci m'a emmené en plein Bollywood et plus particulièrement à travers ce film sorti en 2007 : Jodhaa Akbar qui raconte l'histoire d'une princesse rajput (interprétée par Aishwaraya Rai) mariée à un empereur mughal (moghol), joué par Hritik Roshan. Ce qui devait être un mariage arrangé auquel la princesse était réticente devant le déshonneur de se marier à un "non-hindou" se transforme en une véritable histoire d'amour hantée par divers complots de part et d'autre...
Evidemment, on est bien loin des faits historiques dont s'"inspire" l'histoire qui se déroule au XVIe siècle, c'est d'ailleurs une partie de l'histoire de l'Inde qui m'avait passionné grâce à un érudit anglais plus hindou que l'hindou lui-même certainement...


Tout y est magnifique, c'est véritablement la magnificence qui ressort de ces 3h30, que ce soit à travers les costumes, les décors, la mise en scène... Presque trop magnifique même, dommage que l'intensité dramatique, politique et guerrière fasse défaut, à l'image de Jodhaa qui, hormis quelques traits de fierté, orgueil peut-être, s'efface devant le véritable héros du film : Akbar. Peut-être le titre aurait dû être tourné en Akbar Jodhaa pour rétablir ce qui s'en dégage.
La bande-annonce pour vous faire une idée :
Jodhaa Akbar (2007) avec Aishwarya Rai et Hrithik Roshan
Je retourne méditer à l'usage de ce bracelet qui relève finalement plus de l'ornement...
jeudi 17 janvier 2008
Nus dans les chanvres, promenons-nous...
Aujourd'hui, je suis particulièrement contente de vous présenter une boutique de Mode éthique en ligne, "nus dans les chanvres", découverte il y a environ un mois sur la toile en cherchant des renseignements sur le projet de Sandy Blain avec les tisseuses cambodgiennes "La Vie Devant Soie", des créations mettant en lumière la magie de la soie, c'est donc avec beaucoup de joie que j'ai accepté de vous en parler, car cette orientation de la Mode me tient particulièrement à coeur.

La Vie Devant Soie

La Vie Devant Soie
Nus dans les chanvres présente différents créateurs certifiés "éthiques" particulièrement talentueux et dont les créations vues à l'Ethical Fashion Show sauront vous émerveiller, tant par le plaisir des matières que par l'esthétique et la personnalité des créations. Parmi eux, Enamore, une marque créée par Jennifer Ambrose, une créatrice anglaise qui utilise comme matières le chanvre, le coton bio, la soie sauvage et autres tissus d'une finesse remarquable. Voilà une créatrice qui fait basculer les clichés sur la lingerie "bio" et redonne vie à toute la sensualité des matières, une collection loin des champs de cotons...

Enamore


Collection Enamore, Peek a Boo Bikini
La marque Jaël a des ailes réalise des collections de vêtements à base de lin, coton bio et chanvre, mais regardez plutôt :


Vient ensuite PATAMS, ses colliers et autres petits bijoux réalisés en feuilles naturelles, mais aussi en fibres végétales, lacets de cuir, bois d'eucalyptus ou de pin, satin et beaucoup d'autres matières. L'histoire de cette marque est celle d'une française se laissant séduire par le Brésil et ses talents (artisans et créateurs). Très vite, elle décide de fonder PATAMS entre modernisme et tradition, bois "du futur" et végétation brésilienne.


Et le superbe chapeau :

Je terminerai avec les sacs de la créatrice Olga Abadi, fondatrice de la marque américaine Nahui Ollin. Ces sacs conjuguent la technique de tressage maya découverte en fréquentant les festivals de sa terre d'origine, le Mexique, et un respect de l'environnement puisqu'elle confectionne ses sacs avec des milliers d'emballages de soda et de papiers bonbons recyclés. Le cuir qui compose les lannières est également issu de la récupération. Les sacs Mary Poppins ont particulièrement accaparé l'attention :


Et vous, la Mode éthique ?
vendredi 11 janvier 2008
Fenêtre sur les nouveaux créateurs : PINaR ERIS
PINaR ERIS est une jeune et talentueuse styliste dont les créations semblent s'être échappées d'un univers où l'onirisme et la poésie se trouveraient dans une pluie de bonbons colorés.
Originaire de Turquie et californienne d'adoption, la jeune femme semble s'être nourrie de références culturelles particulièrement explosives. On voyage à travers ses inspirations à travers le monde, de pétales orientaux en roses flamenca, de motifs délicatement tracés dans des matières aussi lourdes que le velours et aussi légères que la transparence d'un tulle agrémenté de soie. On assiste à une explosion de couleurs et de matières aux vertus hallucinogènes.
Entrez dans la danse...
Dreamers :



Gros coup de coeur pour cette robe délicieusement envoûtante...



Existence :
Avec sa première collection Existence (présentée en 2005), la jeune créatrice démontre que l'art peut également se porter. Elle travaille et joue énormément sur les matières, les couleurs mais aussi les volumes.


Voici le poème qui lui a inspiré sa toute première collection, du même nom :
Existence
Birth and Death
In between
Trying to reach inside me
Unexpected sorrows
Straight to the face
With the new Picture of reality
Wide Open to change
Sadness and Gloom
Made the big differences
I saw what we know about this world
Just a drop of a water in the ocean
PINaR ERIS

Certaines de ses créations sont également disponibles sur Etsy ICI, comme ce ravissant couvre-chef d'inspiration victorienne :

ou encore cette jupe :

N'hésitez pas à jeter un oeil sur son site où sont exposées ses différentes collections :
samedi 29 décembre 2007
Vintage ou Ancien ? Costumes, bijoux et accessoires d'un autre temps...

J'ai décidé de créer une nouvelle rubrique entièrement consacrée à la découverte de créateurs, de passionnés, de collectionneurs autour des costumes, accessoires (chapeaux et souliers en tête), bijoux et autres trésors appartenant au passé ou arborant une nouvelle jeunesse sous la passion de créateurs indépendants. Je vais donc devoir parler de ce que l'on nomme "vintage", mais aussi de l'appellation "Ancien".
Quelle est la différence me direz-vous ?
Il y a justement une énorme distinction entre ce que tout le monde nomme "vintage" et l'Ancien. Ce que l'on nomme ancien, si nous prenons pour exemple les bijoux, remonte à l'origine même du bijou, néanmoins l'aspect commercial s'intéresse principalement au XIXe et XXe, de l'époque romantique à l'art déco en passant par l'époque Napoléon III mais aussi l'art nouveau etc. En règle générale, il s'agira de bijoux fait de matériaux précieux (or, argent, platine), réalisés par des maîtres joailliers.
Là se situe toute la distinction entre l'Ancien (de très grande valeur et réalisé à partir des matières et matériaux les plus luxueux ou rares) et le Vintage associé à une période bien déterminée. Dans le cas des bijoux, le bijou vintage est appelé plus communément "bijou couture" (Mademoiselle Chanel encouragea d'ailleurs ses clientes à porter ces bijoux fantaisie, fait de strass, perles, cristaux, pierres semi-précieuses ou encore de corail, jade, améthyste, etc.).
Pour résumer, ce qui est vintage est certes d'une période révolue, mais n'est pas garant de la qualité et de la valeur de l'objet. Pour caricaturer, une poubelle des années 20 sera par définition "vintage", mais n'aura aucune autre valeur que celle d'avoir appartenu à une autre époque...
Ceci étant établi, je vais donc pouvoir me consacrer à ces trésors oubliés par le temps qui ont pu être récupérés par de précieuses petites mains ou tout simplement revivre par le biais de la création.
Au fil de mes recherches, je suis tombée sous le charme d'un lieu Another Time Vintage Apparel se proposant d'offrir à la vente d'authentiques tenues, accessoires, et autres délices d'un autre temps, ici de l'époque victorienne aux années 50. J'ai pu dénicher certains trésors dont plusieurs déjà vendus, mais je vous enjoins à découvrir ce site qui ne manquera pas de vous émerveiller au gré de ses diverses rencontres...
http://www.anothertimevintageapparel.com/1_shop.htm

Une veste assortie datant des années 50, un classique très Chanelisant

Ou de superbes escarpins de satin du tout début des années 60, en parfait état !

Stilettos années 50 "red velvet and silk rose"

Un ravissant sac de soirée années 50 paré de satin, particulièrement bien conservé
Et bien d'autres découvertes, mais je vous laisse découvrir tout cela...














La bulle glamour