mardi 2 septembre 2008
Sleeping Hollow, les costumes !

Suite à vos nombreuses propositions au sujet des costumes au cinéma autour du 17e/18e siècle, j'ai décidé de nous offrir une parenthèse dédiée aux costumes que l'on retrouve dans les films de Tim Burton, à commencer par Sleepy Hollow (que je date fin XVIIIe/18e à peu près), en attendant de pouvoir visionner l'ensemble de vos recommandations. Je pense que j'aurais certaines difficultés pour trouver un document comme "La Révolution française" par exemple, si vous avez des idées/pistes à ce propos, n'hésitez pas.

Tim Burton est un réalisateur que j'apprécie tout particulièrement parce qu'avant d'être un réalisateur, c'est un auteur, il transmet une vision du monde qui lui est propre, il est l'un de ces rares metteurs en scène dotés d'une griffe, avec pour particularité de concilier succès critique et succès commercial, ce qui est un fait assez formidable pour être souligné.
La première fois où j'ai vu Sleepy Hollow, j'étais assez mitigée contrairement à des amis complètement emballés, peut-être était-ce l'effet "gorge débordante" de sa muse de l'époque (sa femme Lisa Marie qui joue le rôle de la mère d'Icabod) détail que je trouvais inutile à ce moment-là pour la crédibilité du personnage :

mais très vite l'ensemble entre ambiance mystérieuse évoquant certains romans gothiques et les prestations du tandem Johnny Depp/ Christina Ricci (et l'interprétation de Johnny Depp ponctuée d'humour) se fait suffisamment remarquable pour être noté.
J'aime les fortes références à Edgar Allan Poe dont il est particulièrement influencé, la liberté du trait, ce grain de folie qui embrase le discours, une certaine poésie, même si parfois Mr Burton a tendance à devenir sa propre caricature, peut-être à des fins commerciales justement et c'est regrettable, mais Tim reste Burton...
Evidemment les costumes de Colleen Atwood ne laissent pas indifférents, les costumes à la manière du décor jouent dans la plupart des films de Tim Burton un rôle à part entière, laissons-leur la place ici !

De par la richesse des costumes, je me suis permis de me concentrer sur certains personnages, costume après costume.
Débutons par Katrina Van Tassel, jouée par une Christina Ricci sous son meilleur jour (appréciation personnelle)...
[Avertissement : je limite les photos à 3 par costumes, j'ajouterai les nombreux autres apports dans un album-photos, j'ai tout un stock de costumes en attente, je vais voir de quelle façon je peux organiser tout ça au mieux]
1) La robe couleur pêche, délicatement rosée (satin, broderies et tulle je crois, je me fie à mon oeil pour les matières, je n'ai pu vérifier, il se peut que je me trompe ou ne puisse noter certains détails en fonction des prises de vue) :

Merveilleuse...

2) La robe jaune au corsage lacé devant, accompagnée de sa cape de velours...


3) La robe rose pâle très florale et incrustée de roses entrelacées



4) Tenues d'intérieur : corset, chemise et robe de chambre



5) La robe pour monter à cheval :



6) Blue Mill Dress



7) Black and White Stripped :

Le détail du noeud dans la chevelure


8) Tenue d'enterrement



Lady Mary Van Tassel (la belle-mère jouée par Miranda Richardson) :
1) La robe aux volutes virevoltant entre les couleurs orange et noir, l'intrigue se passe au moment des fêtes d'"Halloween", ceci explique peut-être cela...



2) Tenue de "cuisine" (tout est relatif, il s'agit d'une Lady qui n'est pas sensée faire la cuisine) :



3) Cette robe est tellement ouvragée que je ne saurais décrire la multitude de détails qui la constituent...

(J'adore ce type de photos où l'on peut voir la relation entre le metteur en scène et l'acteur)


4) Les voiles d'Arachnée ?



5) Nuances de gris
6) Cette robe d'un vert très automnal et d'apparence pourtant simple donne un rendu magistral...

7) Purple Rain, sublime contraste avec la blancheur lumineuse de la peau, ça me donne même envie d'essayer cette couleur sur moi...
Les autres personnages :
On change de milieu social avec ces costumes, le tissu est très épais, voire rugueux, les coutures sont plus grossières bien que ces costumes aient certainement eu plus de moyens que les originaux. Ici il n'y a pas la place pour les étoffes précieuses d'une part parce que c'est bien trop coûteux mais surtout parce que seules les "ladies" peuvent se permettre de telles choses dans la mesure où leur train de vie permettent le port de ces étoffes extrêmement délicates...



Retour sur la mère d'Icabod (Lisa Marie), au contact de la nature...



Quelques scènes avec Icabod Crane (joué par le toujours très talentueux Johnny Depp) et quelques plans-décor :





lundi 1 septembre 2008
Interlude Geisha
En pleine préparation autour des costumes, je suis tombée sur ces trois affiches réalisées pour le film Memoirs of a Geisha, où le costume (ici le kimono) est oeuvre d'art jusque dans ses moindres détails. J'ai également apprécié le traitement de l'image inspiré des estampes japonaises.
Un tel travail de la soie, une telle qualité est évidemment l'oeuvre d'orfèvres asiatiques. A force de critiquer les "made in China" et autres, on a tendance à ignorer qu'à côté de ce travail à la chaîne, il subsiste pourtant en Asie une tradition d'orfèvres-artisans qui parvient à survivre, où l'utilisation des plus belles soies au monde est de rigueur pour réaliser de somptueuses oeuvres d'art détail après détail, entièrement réalisé et peint à la main...
1) Gong Li


2) Zhang Ziyi, divine...


3) Gong Li, pourtant loin d'être ma favorite (j'apprécie énormément Zhang Ziyi), est époustouflante dans cette mise en scène, et l'effet "estampe" n'en est que plus frappant...


N.B. : Pour voir les photographies en grand format, il faut passer par le flux rss des messages situé en haut à gauche de façon à pouvoir observer les détails de près. La colonne de droite du blog mange une partie des photos "king size".
jeudi 28 août 2008
Les costumes au cinéma (17e et 18e siècle)

Je reprends la série des Costumes au cinéma et l'Histoire de la mode. Ces derniers temps, je me suis replongée dans le XVIIe (17e) et le XVIIIe (18e) siècle (voir albums-photos et articles dans la rubrique dédiée) siècles pour lesquels je trouve les ressources de qualité peu nombreuses, le 17e en particulier, néanmoins j'ai pu trouver plusieurs références qui valent la peine de s'y attarder et que j'ai enfin pu voir, suis en train ou vais regarder prochainement.
Je ne peux faire d'articles sans avoir vu le film au préalable et savourer les costumes (mais également les dialogues), je vous laisse une liste provisoire qui risque d'évoluer en fonction de nouvelles données, vos conseils ou toute autre information complémentaire.
Pour le XVIIe siècle, j'ai donc noté comme compléments :
- L'Allée du Roi de Nina Companeez (téléfilm que m'avait chaudement recommandé Leslie il y a quelque temps) dont j'ai pu apercevoir les costumes mais également la Marquise de Maintenon, future Reine de France, à Versailles. Je cherche l'intégralité du film pour l'instant.
- Le Roi danse, de Gérard Corbiau avec Benoît Magimel (il y en a au moins une à qui ça va faire plaisir)


- J'ai bien envie de voir le film sur de deuxième comte de Rochester, fabuleux libre-penseur du XVIIe, envie d'en découvrir un peu plus aussi, de voir Johnny Depp et John Malkovitch à l'oeuvre dans la pièce de théâtre de Stephen Jeffreys "The Libertine", transposée au cinéma par Laurence Dunmore.
Quelqu'un d'entre vous l'a vu ?



- Un autre film que je n'ai pas encore vu : Vatel de Roland Joffé, avec Gérard Depardieu, Uma Thurman (ci-dessous), Arielle Dombasle, etc.


- A creuser : le film Molière, d'Ariane Mnouchkine

***
Pour le XVIIIe, siècle visiblement plus prolifique en matière d'inspirations cinématographiques, je réfléchis à d'autres films comme :
- L'Anglaise et le duc, que je suis actuellement en train de regarder entre deux lignes. J'ai découvert que les décors étaient en réalité des tableaux peints par Jean-Baptiste Marot. Selon Allociné,"les comédiens ont tourné les scènes d'extérieur dans un studio, sur un fond vert, et ont ensuite été incrustés sur ces toiles par un procédé numérique."
C'est plutôt impressionnant et les costumes ont l'air merveilleux d'un point de vue historique.

- Ridicule de Patrice Leconte, avec Charles Berling, Fanny Ardant et Judith Godrèche (etc.) dont j'ai surtout entendu parler pour ses dialogues savoureux, j'ai hâte de voir tout ça, mais peur d'être légèrement déçue côté costumes.



- L'affaire du collier, avec Hillary Swank et Adrien Brody, film que j'ai vu mais pour lequel j'ai un avis assez mitigé, il faudra que je revois la partie costumes.

[Synopsis officiel : La comtesse Jeanne de la Motte-Valois est une fille adoptée en quête de ses racines royales. Pour retrouver sa place dans l'aristocratie française, elle doit acheter des titres de noblesse. Jeanne propose alors au cardinal Rohan, exclu de la cour royale, de retrouver les grâces de la reine en lui offrant un collier serti de diamants d'une valeur inestimable. Elle le convainc en lui montrant des lettres signées par Marie-Antoinette où elle lui demande de faire secrètement l'acquisition du collier sans que le roi n'en sache rien.
Jeanne a, en réalité, contrefait la signature de la reine. Elle n'est pas la seule à monter ce coup frauduleux contre le cardinal pour lui soutirer de l'argent : son mari, Nicolas, et son amant, Retaux, l'aident à tout planifier. ]
- Charlotte Corday (TV), de Henri Helman avec Emilie Dequenne.
Aucune photo disponible pour l'instant.
[Synopsis : Qui était Marat sinon un improvisateur solitaire, « un cerveau brûlé, un fou arbitraire, sanguinaire, un scélérat soudoyé », comme le désignaient ses ennemis ? La soif de châtiment, l’exaltation de la mise à mort inspirèrent dans les mois qui suivirent l’assassinat de Marat « la grande terreur ». Mais, ce que Charlotte Corday n’avait pas mesuré, c’est que, tuant Marat, en ne faisant qu’obéir à son devoir, elle massacrait un symbole alors qu’elle voulait juste punir « le monstre », « venger la France » et les Français.]
- Valmont de Milos Forman à méditer, vous pouvez déjà voir la version Les Liaisons Dangereuses par Stephen Frears dans l'un des albums-photos.
Si il y en a qui se posent la question, c'est bien Colin Firth ci-dessous...

Voilà pour l'instant, si vous avez des recommandations à faire, si il y a un film en costumes qui vous a particulièrement plu même si il ne concerne pas forcément ces deux siècles, n'hésitez surtout pas !
vendredi 9 mai 2008
1967 : Belle de jour par Luis Buñuel, Yves-Saint-Laurent aux costumes
Il y a bien longtemps que cette rubrique n'avait été alimentée.
Si vous vous souvenez bien (et pour les nouveaux venus) j'avais arrêté l'Histoire de la Mode et des costumes au Cinéma dans les années 60 à peu près. Après avoir abordé Pierrot le fou, de Godard ; La guerre est finie, d'Alain Resnais ; Un homme et une femme, de Claude Lelouch ; ou encore fait un petit bond dans le temps avec Bonnie and Clyde, le film qui avait marqué la génération 68 et qui du coup avait influencé toute une mode. Il était plus que temps de consacrer tout un article à Belle de jour, le film de Buñuel sur lequel j'aurais aimé rédigé une critique purement littéraire/cinématographique, mais pour lequel j'ai choisi de m'attarder sur les tenues, tout du moins aujourd'hui...
Quelques clichés en compagnie de Luis Buñuel, el maestro :



Belle de jour, c'est évidemment Luis Buñuel à la réalisation de son plus grand succès d'un point de vue populaire, mais c'est aussi un tournant dans la carrière de Catherine Deneuve à l'allure terriblement hitchcockienne et une grande amitié qui se tisse entre la muse et Yves Saint-Laurent aux costumes...

Yves Saint-Laurent en compagnie de Catherine Deneuve et ci-dessous croquis et préparation des costumes de Belle de Jour :

Belle de jour, en images :

La fameuse veste rouge boutonnée dessinée par Yves Saint-Laurent...

Et sa version bleu marine, de profil (détail des boutons de manchette et épaulettes)...


Chignon haut et sophistiqué, tenue des plus austères rehaussée d'un col blanc sur fond noir...

LE chapeau ou plutôt la toque, tellement symbolique, évocateur de deux temps bien définis, deux Séverine : celle qui la porte et celle qui l'enlève...


Il n'y a pas de tiraillement entre l'épouse modèle, "pure" et privée de toute sexualité en termes de plaisir, et celle qui est animée de fantasmes, celle qui se rend dans cette maison close.
Il n'y a pas de passage de la pruderie à la prostitution, tout comme il n'y a pas ce tiraillement entre les deux, ce qui ne fait que renforcer toute la subtilité et la complexité que Buñuel réalise magistralement...

Séverine (le personnage interprété par la belle Catherine Deneuve) est l'une et l'autre. Elle est tout ce qui fait l'humain, cette continuelle profondeur et complexité de l'être, elle est l'un et l'autre, elle est ces deux antagonismes à la fois...

Jean Collet utilisera un oxymore des plus éloquents à propos de cela :
"Elle est cette coupable pureté"
Séquence "blanc immaculé en trois plans :



Lingerie sublime (de qui ?)
***

J'aime beaucoup le plan sur ces souliers, particulièrement bien lustrés, abandonnés de façon tellement disciplinée.
Les accessoires généralement parlant jouent chacun à leur tour un rôle particulièrement important dans Belle de jour.

La canne est également l'un de ces accessoires-"clés"...
Buñuel aime imposer le détail des accessoires, de façon à ce que chacun des personnages se concentre sur le caractère insignifiant du quotidien, du moindre geste et c'est peut-être là que réside son génie, entre autres détails qui pourraient paraître des plus insignifiants...

Yves Saint-Laurent aux costumes a réalisé ce que très peu de costumiers, stylistes, créateurs pourraient rêver en termes cinématographiques. Il ne s'agit pas du costume en lui-même, certains costumiers ont pu démontrer leurs véritables prouesses à travers des films d'époque, mais l'époque s'y prêtait, l'ornement exige l'illumination, les éblouissements à grand renfort de matières nobles et éclatantes.
Ici, il s'agit d'une méticuleuse mise en lumière du costume le plus simple, du travail du moindre détail à partir d'une matière pour ainsi dire dénudée, c'est d'ailleurs étonnant qu'il n'ait pas travaillé sur un autre film de Buñuel : Le charme discret de la bourgeoisie, c'est exactement ça.
Belle de jour est esquissée toute en pudeur, parfois jusqu'à l'extrême, ce qui a pour effet de faire oublier un certain malaise au spectateur, sans jamais l'effacer totalement.
Je me suis légèrement écarté des costumes, je vous laisse avec la bande-annonce du film :
Pour en revenir au sujet, un film comme Belle de jour vous inspire en termes de style, de mode, ou plutôt est-ce que Catherine Deneuve habillée par Yves Saint-Laurent évoque en vous certaines aspirations stylistiques ?
samedi 2 février 2008
L'album-photos consacré à Marie-Antoinette, revue par Sofia Coppola

... disponible ICI !
samedi 19 janvier 2008
L'album photo XVIIIe exclusivement consacré à Barry Lyndon, de Stanley Kubrick est enfin disponible !
A vous scènes et costumes, sans oublier la délicieuse Marisa Berenson, c'est par ici :

jeudi 13 décembre 2007
Le premier album-photos 18e sur l'Histoire de la Mode/ Costumes et Cinéma...

... est disponible ICI !
Je vous laisse le découvrir !
Deux albums supplémentaires sur le XVIIIè siècle sont encore à venir, j'ai tenu à isoler ces deux prochains films, je vous laisse deviner les films qui seront à l'honneur dans ces futurs albums-photos.
mercredi 12 décembre 2007
Fenêtre sur Bonnie & Clyde






La suite dans un album-photos qui leur sera exclusivement consacré (classé dans les années 30, malgré l'impact que ce film a eu sur les années 67/68)...
mardi 11 décembre 2007
Bonnie & Clyde, 1967
Un petit avant-goût de l'esprit qui grondait dans les années 1967-68 en France...
Serge Gainsbourg compose ce duo avec Brigitte Bardot la même année et peu après la sortie du film Bonnie and Clyde, avec Faye Funaway et Warren Beatty dans les rôles de Bonnie Parker et Clyde Barrow.
La suite de l'Histoire de la Mode s'amorce dans un article prochainement réservé à Bonnie & Clyde, dans la mesure où l'histoire est sensée se passer lors de la Grande Dépression, donc dans les années 30 et que la continuité avec les années 60 ne se fera que par l'impact qu'a eu ce film auprès de la jeunesse des années 60 (plus précisément vers les années 68 avec cet esprit de rebellion et cette volonté d'épanouissement sexuel, de liberté et de plaisir), et plus particulièrement en France...
Pour l'heure, restons sur le duo français Gainsbourg-Bardot et poursuivons en images :


Brigitte Bardot calquée sur la réprésentation à l'écran de Bonnie Parker, Faye Dunaway reste cependant inimitable...

A suivre !
vendredi 7 décembre 2007
Les années 60 sont de retour !
La suite de l'Histoire de la mode et du cinéma continue. Nous revoilà plongés au coeur des années 60 et d'un cinéma qui se régénère, plus audacieux, expérimental parfois même, les tenues sont libérées tout en étant soumises à une mode qui devient de plus en plus pressante. Je ne commenterai pas les photos extraites des divers films pour aujourd'hui, je vous laisse observer et noter les nouveautés que ce soit dans la tenue, la coupe de cheveux ou encore dans les poses face à la caméra ou non. Je retiens tout de même une certaine simplicité, liberté de mouvements et une mention spéciale pour les cheveux "faussement libérés".
Au-delà de ces seuls aspects, cette sélection de films s'appuie également sur le travail des différents réalisateurs, leur approche audacieuse ou "osée" pour l'époque et une certaine prise de risques...
1965 : Pierrot le fou, de Godard (rejet de la société de consommation)
"Ferdinand Griffon est un homme qui vit avec sa femme et leurs enfants. Il est un peu désabusé car il vient de perdre son emploi à la télévision. Un soir, alors qu'il revient d'une désolante soirée mondaine chez ses beaux-parents, il réalise que la baby-sitter qui était venue garder ses enfants est un ancien flirt, Marianne Renoir. Il décide de tout quitter et de partir avec elle vers le Sud de la France, dans un grand périple où se mêleront trafic d'armes, complots politiques, rencontres incongrues, mais aussi des pauses bucoliques et des déchirements amoureux…"
Un film qui réserve énormément de surprises...



La sublime Anna Karina en compagnie de Jean-Paul Belmondo



=> Pour aller plus loin, voir l'article écrit par Aragon sur Godard ici.
1965 (sortie 1966) : La guerre est finie, d'Alain Resnais (scénario et dialogues de Jorge Semprun, avec Yves Montand, Ingrid Thulin, Geneviève Bujold, Dominique Rozan, Françoise Berti, Michel Piccoli... )


"En 1965, Diego, un militant du PC espagnol vit en exil à Paris. Régulièrement, il passe la frontière sous des identités d'emprunt assurant ainsi la liaison entre les militants exilés et ceux restés en Espagne.
De retour d'une mission difficile, Diego se prend à douter du sens de son action et des moyens mis en œuvre. Sa confrontation avec les jeunes militants de gauche, qui deviendront les acteurs de mai 1968 est prémonitoire de l'évolution des formes de lutte."


1966 : Un Homme et une Femme (de Claude Lelouch)
Une histoire d'amour.
"Anne Gauthier et Jean-Louis Duroc, la trentaine, se rencontrent par hasard à Deauville, où ils viennent rendre visite à leurs enfants respectifs, en pension. Anne ne peut oublier son mari, cascadeur, qui s'est tué deux ans plus tôt. Coureur automobile, Jean-Louis a eu un très grave accident et sa femme, le croyant perdu, s'est suicidée... "

Le couple formé par Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant



A suivre...











