mercredi 2 décembre 2009
Once upon a word

1) MARBRE
2) VELOUTÉ
mercredi 25 novembre 2009
Once upon a word

ABYME
♫♪
Et si je faisais de chaque mercredi un rendez-vous ?
Je vous dévoilerais une photographie/image/artiste correspondant à l'émotion du moment, accompagné(e) d'un mot, un seul mot et vous pourriez également me révéler le premier qui vous vient à l'esprit...
Une façon de renouer tout doucement avec les rugissements dominicaux, faire le premier pas.
Vous auriez envie de partager ce moment avec moi ?
lundi 26 octobre 2009
Out of this world...
Je regarde autour de moi et je vois de plus en plus de cheveux tressés, de rousses et de jupes raccourcies, mais la mode a beau parfois faire un détour par ce que j'affectionne le plus, n'être qu'un cercle, quelque part je suis soulagée de savoir que je ne retrouverai nulle part ailleurs ma façon de me tresser les cheveux ou ne serait-ce que la couleur, la matière avec ses nuances si particulières, parce que pour cela il faudrait être un véritable clone et même ma soeur qui est ce qu'il y a de plus proche de ma nature de cheveux a ses propres nuances et particularités, c'est ce qu'il y a de bon avec la Nature, on essaie toujours de l'approcher, de l'imiter, la capter, la reproduire, mais elle reste insaisissable, au fond ce que l'on fait n'appartient qu'à la création et cela me ramène à un vieux débat avec une personne qui m'affirmait que l'art ne faisait qu'imiter, reproduire mais n'apportait jamais quelque chose de "neuf", idée que je rejette avec passion. Bien sûr que l'art se nourrit d'influences, on ne peut ignorer ce qui a déjà été fait, ce que l'on a pu voir, lire ou qui nous a bouleversé, mais si l'art n'avait pas d'autre voie que celle-ci, si l'artiste n'était pas capable de faire autre chose qu'emprunter les voies "dans l'air du temps" parce que c'est ce qui a fait ses preuves, plaît, fait vendre ou que sais-je encore alors je n'y verrai plus aucun intérêt, pourquoi se contenter d'une vulgaire copie quand on peut contempler l'original ?
Quelques photos extraites de "The Imagination Issue", présentée dans le numéro de Novembre de la revue Dazed and Confused, cette série a su trouver un écho en moi et plus encore, mais je ne suis pas bien objective elle s'accorde parfaitement avec mon état actuel et je veux bien placer cette semaine sous le signe de l'esprit, des Idées, de l'imagination, Inspiration & a little perspiration et de la Magie !


Le visage de Lily Cole est très expressif, le choix de la mise en lumière idéal


L'apothéose
lundi 5 octobre 2009
Into the Woods, par Mert Alas et Marcus Piggott
J'ai retrouvé mon amour d'enfance il y a peu, les Contes de Perrault et leur myriade d'interprétations continuent à alimenter mon imaginaire et quand je suis tombée sur une série photo adaptant le Petit Chaperon Rouge, je n'ai pu m'empêcher de la reprendre ici en tentant de rapprocher certaines scènes avec les illustrations originales de Gustave Doré accompagnées par le texte de Charles Perrault.

Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu'on eût su voir ; sa mère en était folle, et sa mère-grand plus folle encore. Cette bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seyait si bien que partout on l'appelait le Petit Chaperon rouge.

J'aime beaucoup les inspirations de cette tenue qui va puiser dans le "folklore" russe, elle est signée John Galliano
Qui de mieux que Natalia Vodianova pour incarner le temps d'une session photographique le Petit Chaperon rouge ?
“Into the Woods”, a “Little Red Riding Hood”
( une histoire adaptée par Mert Alas et Marcus Piggott)
Si j'apprécie l'audace (ou l'idée) de Grace Coddington s'attaquant à des monuments de la littérature comme Romeo et Juliette sous l'oeil Annie Leibovitz ou des films cultes comme Le Magicien d'Oz avec Keira Knightley en Dorothy, j'ai été un peu déçue (rares sont les adaptations qui ne me déçoivent pas) en apercevant la mise en beauté de l'héroïne, un peu comme si Natalia Vodianova n'était déjà plus le petit chaperon rouge mais la mère-grand, à moins que sa chevelure ne fasse corps avec le pelage du loup ?
Ses cheveux restent une énigme...

Chanel penche du côté des Grimm avec son col détachable à jabot et cette veste en laine
Un jour sa mère, ayant cuit et fait des galettes, lui dit :
" Va voir comment se porte ta mère-grand, car on m'a dit qu'elle était malade, porte-lui une galette et ce petit pot de beurre."
Le Petit Chaperon Rouge partit aussitôt pour aller chez sa mère-grand, qui demeurait dans un autre village.

Long manteau Yohji Yamamoto & bottes Ann Demeulemeester
En passant dans un bois, elle rencontra compère le loup, qui eut bien envie de la manger, mais il n'osa, à cause de quelques bûcherons qui étaient dans la forêt. Il lui demanda où elle allait ; la pauvre enfant, qui ne savait pas qu'il est dangereux de s'arrêter à écouter un loup, lui dit :
"Je vais voir ma mère-grand, et lui porter une galette avec un petit pot de beurre que ma mère lui envoie.


Robe Vera Wang
- Demeure-t-elle bien loin ? lui dit le loup.
- Oh ! oui, dit le Petit Chaperon rouge, c'est par-delà le moulin que vous voyez tout là-bas, à la première maison du village?
- Eh bien ! dit le loup, je veux y aller voir aussi ; je m'y en vais par ce chemin-ci et toi par ce chemin-là, et nous verrons qui plus tôt y sera."

Stella McCartney pour elle, Tom Ford tuxedo et chemise Dior pour lui
Le loup se mit à courir de toute sa force par le chemin qui était le plus court, et la petite fille s'en alla par le chemin le plus long, s'amusant à cueillir des noisettes, à courir après des papillons, et à faire des bouquets des petites fleurs qu'elle rencontrait.

Tenue Moschino, gants Lanvin et souliers par Louis Vuitton
Le loup ne fut pas longtemps à arriver à la maison de la mère-grand ; il heurte : toc, toc.
" Qui est là ?
- C'est votre fille, le Petit Chaperon rouge (dit le loup, en contrefaisant sa voix), qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre que ma mère vous envoie."
La bonne mère-grand, qui était dans son lit, car elle se trouvait un peu mal, lui cria :
"Tire la chevilette, la bobinette cherra."

Brocade dress & boots par Prada,
Le loup tira la chevillette, et la porte s'ouvrit. Il se jeta sur la bonne femme et la dévora en moins de rien, car il y avait plus de trois jours qu'il n'avait mangé.

Ensuite il ferma la porte, et alla coucher dans le lit de la mère-grand, en attendant le Petit Chaperon rouge qui, quelque temps après, vint heurter à la porte. Toc, toc.
"Qui est là ?"
Le Petit Chaperon rouge, qui entendit la grosse voix du loup, eut peur d'abord, mais, croyant que sa mère-grand était enrhumée, répondit :
"C'est votre fille le Petit Chaperon rouge, qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre que ma mère vous envoie."
Le loup lui cria en adoucissant un peu sa voix :
"Tire la chevillette, la bobinette cherra."
Le Petit Chaperon rouge tira la chevillette, et la porte s'ouvrit. Le loup, la voyant entrer, lui dit en se cachant dans le lit sous la couverture :
"Mets la galette et le petit pot de beurre sur la huche, et viens te coucher avec moi."

Ann Demeulemeester
Le Petit Chaperon rouge se déshabilla et alla se mettre dans le lit, où elle fut bien étonnée de voir comment sa mère-grand était faite en son déshabillé. Elle lui dit :
"Ma mère-grand, que vous avez de grands bras !
- C'est pour mieux t'embrasser, mon enfant.
- Ma mère-grand, que vous avez de grandes jambes !
- C'est pour mieux courir, mon enfant.
- Ma mère-grand, que vous avez de grandes oreilles !
- C'est pour mieux écouter, mon enfant.
- Ma mère-grand, que vous avez de grands yeux !
- C'est pour mieux voir, mon enfant.
- Ma mère-grand, que vous avez de grandes dents !
- C'est pour te manger ! "

Et en disant ces mots, le méchant loup se jeta sur le Petit Chaperon rouge et la mangea.
THE END
(D'après l'édition originale de Charles Perrault. Dans la version des frères Grimm, un chasseur parvient à sauver le Petit Chaperon rouge et sa mère-grand en ouvrant le ventre du loup)
lundi 14 septembre 2009
Carmilla, sous l'oeil d'Andy Julia

Andy Julia est un photographe à l'univers teinté d'une douce mélancolie. Je l'avais découvert avec une série à l'esthétique époustouflante sous une lumière bien à lui et je devais vite me rendre compte qu'il signait chacune de ses photographies de ce trait. On y retrouve souvent le parfum des siècles passés ne sachant trop si cela émane d'une vision de la Femme elle-même, de la mise en scène ou de son étrangeté. Je me souviens m'être arrêtée un long moment devant l'une de ses photos un peu comme je l'aurais fait devant une peinture, m'interrogeant sur son apparence qui m'était bien lisse, s'élevant juste assez pour dégager une odeur de perfection et pourtant je restais là, immobile, me demandant ce qui me troublait autant. Il y avait dans cette photographie quelque chose d'inquiétant alors qu'elle représentait la Femme dans ses balbutiements, de l'enfance à la sortie de l'adolescence à travers une fresque familiale au papier glacé.
Et puis tout récemment j'y suis revenue, tâchant d'explorer ses secrets, d'appréhender son souffle, et je suis tombée sur Carmilla.

La coïncidence était trop belle pour ne pas m'y attarder, un photographe qui interprète Sheridan Le Fanu voguant sans cesse entre passé et modernité c'est plutôt rare, alors même si j'ai quelques critiques sous le bras et une ou deux déceptions -des détails- je vous invite à découvrir la série dont vous pouvez apercevoir quelques morceaux ci-dessous :

" Dearest, your little heart is wounded ; think me not cruel because I obey the irresistible law of my strength and weakness ; if your dear heart is wounded, my wild heart bleeds with yours. In the rapture of my enormous humiliation I live in your warm life, and you shall die - die, sweetly die - into mine. I cannot help it ; as I draw near to you, you, in your turn, will draw near to others, and learn the rapture of that cruelty, which yet is love ; so, for a while, seek to know no more of me and mine, but trust me with all your loving spirit.
Carmilla "

vendredi 21 août 2009
A Night at the Opera
Récemment j'ai pu voir "A Night at the Opera", le film des Marx Brothers (1935) et depuis j'écoute sous une nouvelle oreille l'album de Queen du même nom, inspiré par le film. En tombant sur cette série de photographies réalisée par Bersa, un artiste suédois, je me suis laissée bercée avec plaisir par le mouvement des gondoles, imaginant ce que pourrait être une nuit à l'Opéra dans la grande Venise...

De jour :

A sa tombée :

Les détails :

Les manches vaporeuses corsetées au bon endroit, pour que le flou reste artistique
Et les vues :






Je crois que je n'ai jamais autant aimé Venise que sous cette lumière...
vendredi 10 juillet 2009
Into the Wild ?
Je ne crois pas être prête à sourire encore, les souvenirs affluent, les fous rires et les moments moins drôles, il était sûrement bien trop tête brûlée pour la suite mais il aurait fait un extraordinaire vieux sage tout comme l'ami qu'il a été pour moi. En écrivant ça j'ai des images qui reviennent en tête et une irrésistible envie de rire, pleurer aussi mais je sais qu'il aurait détesté. -Vivre, voilà l'essentiel.
Je suis tombée sur cette série de photos réalisée par Eugenio Recuenco, je crois que ça ne pouvait pas mieux tomber, ça lui ressemble beaucoup, surtout la dernière, troublante...










samedi 18 avril 2009
Un feu sans cesse renaissant
De façon très rapide et je m'en excuse, les résultats du tirage au sort pour le concours The Body Shop :
Mademoiselle M. et Carobine !
N'oubliez pas de m'envoyer un email avec les coordonnées ;)
![]()
A des lieues des envies printanières et de mes hauts bleu lagon, j'avais envie de vous faire partager quelques photos issues d'une série que j'ai mis du temps à apprécier pleinement pour tout ce qu'elle évoquait en moi, les références picturales, la conjugaison des siècles et influences et puis une remarque à propos de ma tenue et la façon dont je portais mon étole m'y a ramené, étant intégralement habillée en noir jusqu'à l'étole sauf pour sortir, en cette saison j'aime marier ce type de tenue à un trench blanc par exemple, cela ne dénote pas tellement.
Dans cette série "Renaissance" réalisée par Pierluigi Maco avec la divine Vlada Roslyakova (je suis amoureuse de sa chevelure, je comprends maintenant ce qu'on veut dire par "Venus" de Botticelli), les tenues m'intéressent bien moins que la mise en scène à travers les accessoires et le décor, j'aime les effets qui en découlent, l'intensité et la luminosité tranchante de certains détails, l'austérité nue, dépouillée et pourtant enrichie par la seule présence de la crinière flamboyante, divine enluminure à ces tableaux...
1)
Ci-dessous, peut-être ma favorite et je ne parviens pas à me l'expliquer, ce qui me choque d'autant plus mais je ne préfère pas m'aventurer dans cette intimité-là.


2) Nous revoilà avec l'affreuse collerette qui devient pourtant sublime au contact de ce regard, magnifique expression, ce seul regard me laisse d'ailleurs présager une très belle théâtralité, et tout du moins de belles ressources au niveau du visage, de là à l'interprétation il n'y a qu'un pas, le reste se travaille...


3) Toujours les signes de la passion, mais où ai-je donc déjà aperçu ce type de représentations ?


4) Peut-être pourrez-vous m'éclairer sur ce point, cette robe de velours rouge tout autant que l'élan de la main portée au coeur m'évoque étrangement le Romeo et Juliette de Shakespeare et si on met de côté les différents symboles christiques que j'y vois, je me parerai bien de ce précieux drapé...


5) Voyons voir, Le Titien nourrissait un penchant pour des représentations de femmes à l'apparence plus forte, plus "dure" aussi mais avec ce même intérêt pour les attributs de la Vanité...
Les détails disposés ça et là me font froid dans le dos, peut-être tout autant que ce miroir, objet maudit, le sablier a d'ailleurs cessé d'égrener les heures...


7) Je serais bien tentée de me replonger dans la lecture de The Raven de ce vieil Edgar Poe, mais je préfère méditer à la fonction de ce que j'aperçois dans son dos...


dimanche 12 avril 2009
Joyeuses Pâques !
Je vous laisse en compagnie de l'une de mes rencontres artistiques, William Heuberger, un photographe qui nous vient tout droit de la West Coast et qui à travers cette série de photos me laisse encore bien songeuse devant l'inspiration :

Parfois quand je regarde une photo j'aime imaginer tout un tas d'histoires, en peinture je travaille essentiellement sur les émotions et les sens, ici je parviens plus facilement à imaginer une trame plus prosaïque à travers l'expression d'un regard, une position, un instant volé, l'esquisse d'un geste comme figé en plein mouvement, reste à "imaginer la suite".
Voici ma version :
C'est une "doña" espagnole, un peu rebelle malgré le perfectionnisme employé à sa coiffure et aux détails des mitaines, et terriblement ennuyée par le petit monde dans lequel elle est contrainte de vivre. Elle s'est échappée pour se ressourcer au beau milieu de la nature, le seul endroit où elle se sente bien, prête à renaître et à s'ouvrir à la vie qui lui sourit. La luminosité dans laquelle elle s'épanouit et le baiser qu'elle s'apprête à déposer sur ces fleurs qu'elle effleure délicatement des doigts, sa position en forme d'oeuf à la fois recroquevillée, comme repliée sur elle-même et pourtant prête à se déployer à travers ce regard de défi à peine voilé, éclore, renforce l'image du petit poussin (presque) ébouriffé que j'ai devant les yeux...

Moment de réflexion : "to be or not to be", l'aisance ou la liberté...

Et voici ma photo favorite mais je ne vous dirai pas pourquoi (enfin je vous laisse deviner)

Et vous, quelle serait votre histoire ?
[Et à tous les usagers de Canalblog : avez-vous eu des problèmes pour charger des photos personnelles (des fichiers "lourds") ? Avec toutes les récentes modifications de la plate-forme, je n'y parviens plus, il semblerait que je sois désormais obligée de convertir mes fichiers au préalable pour que ça "passe"...]
lundi 6 avril 2009
I wish I were (t)here

Retrouver mes cheveux gorgés de soleil, les vagues gonflées d'écume, ce petit goût de sel mêlé au sable chaud, les mouvements, la brise nocturne, le ciel mêlé à la mer, la lueur des étoiles sur les rochers luisants, le fracas et le silence.
Aujourd'hui je vais être assez occupée avec mes écrits mais je me suis un peu égarée sur quelques offres de voyages et l'idée commence à prendre forme dans mon esprit, et puis je suis tombée sur cette photo de Marilyn...
Quel serait votre endroit rêvé pour vous évader ?








