vendredi 27 juin 2008
Séquence Hitchcock Classics, issue du '2008 Hollywood Portfolio' (Part I)
Voilà longtemps que j'en rêvais...
D'humeur hitchcockienne, je me lance dans cette nouvelle série réalisée par une jolie brochette de photographes pour le magazine Vanity Fair que je ne présente plus, en n'oubliant surtout pas les séquences tirées des films d'origine, de façon à pouvoir mesurer l'intensité des similarités ou ce terrible ravin entre les deux...
1) Dial M for Murder (Le crime était presque parfait)
=> Charlize Theron (Grace Kelly) dans "Dial M for Murder" ("Le Crime Etait Presque Parfait"), 1954.
Photographie de Norman Jean Roy.

La scène est agréablement orchestrée et le choix de Charlize Theron plutôt bon, elle est ravissante et suffisamment expressive au niveau du regard pour oublier l'espace d'une seconde l'insoutenable comparaison.

Grace Kelly...
Que dire de plus ?
2) Rear Window
=> Scarlett Johansson (Grace Kelly) et Javier Bardem (James stuart) pour "Rear Window" ("Fenêtre sur Cour"), 1954.
Photographie de Norman Jean Roy.

Vraiment, je peux m'y "habituer", mais Scarlett Johansson en Grace Kelly c'est beaucoup trop pour moi. Elle a beau avoir fait une séance de bigoudis et maquillage, porter une tenue approchante, il y a un véritable problème de prestance, de port de tête, et ce n'est qu'une image figée, je n'ose imaginer en mouvement, elle a un côté "bergère", je ne sais pas trop comment exprimer cette impression, mais elle manque cruellement de grâce sur ce cliché!

(Je n'ai pas réussi à trouver la scène en question, mais on peut mesurer à quel point il est difficile de soutenir la comparaison, être blonde ne suffit pas...)
3) Marnie
=> Naomi Watts (Tippi Hedren) pour "Marnie", 1964.
Photographie de Julian Broad.

Sublime Naomi Watts !
(Le chignon sculptural est magistral, toutefois il perd les détails du chignon original, car trop lisse, on ne retrouve pas l'effet travaillé des noeuds/boucles)

... ici l'incroyable chignon structuré "d'origine" est basé sur des mèches circulaires
Tippi Hedren aux côtés de Sean Connery !
4) Rebecca
=> Keira Knightley (Joan Fontaine) et Jennifer Jason Leigh (Judith Anderson) pour "Rebecca", 1940.
Photographie de Julian Broad.

Je crois, étrangement, que je préfère cette photographie (malgré la présence de Keira Knightley) d'un point de vue esthétique, même si l'intensité dramatique n'est en aucun cas retranscripte à cause de l'aspect "trop lisse", trop parfait que l'ensemble revêt jusqu'aux détails des tenues, du décor et de la mini-lavallière...

Difficile de trouver deux actrices pouvant renverser le tandem Joan Fontaine/Judith Anderson...
5) Strangers on a train
=> Emile Hirsch (Farley Granger) et James McAvoy (Robert Walker) pour "Strangers on a Train" ("L'Inconnu du Nord-Express"), 1951.
Photographie de Art Streiber.


Je ne peux rien ajouter, je crois que cette photographie reste celle qui m'a le plus frappé tant le travail d'Art Streiber à travers le tandem Emile Hirsh/James Mc Avoy me séduit...
***
(TO BE CONTINUED...)
jeudi 13 mars 2008
David LaChapelle, de Rize à Passionata, en passant par le surréalisme, Andy Warhol et le trash...
Cameron Diaz, sorte d'Alice des temps modernes, j'adore cette photo !
David LaChapelle est certainement l'un des photographes les plus célèbres au monde, mais aussi celui qui peut m'enthousiasmer comme me rebuter à l'excès. A la fois tout et son contraire, capable du pire comme du meilleur, mais n'est-ce pas là la clé de l'excellence ? Je me pose encore la question, dans tous les cas, il ne peut laisser insensible. Attention, sujet brûlant !
Uma Thurman et le mythe de la rose blanche...
Découvert à New-York par celui que l'on a sacré roi du pop art, Andy Warhol, David LaChapelle a longuement déshabillé les couvertures de magazines comme Rolling Stone, The Face, Interview (et j'en passe) de ses photographies trash aux couleurs vives. Il n'a pas hésité non plus à réaliser des clips vidéos comme Dirty pour Christina Aguilera, ou encore Britney Spears, Gwen Stefani, No Doubt, Elton John, et plus étonnant Moby.
Madonna, je vous laisse interpréter la présence des symboles et du "sacré-coeur"...
Mais là où le photographe m'interpelle au-delà du seul "trash", c'est sur la question surréaliste. Ne serait-il pas un surréaliste de la photographie ? Certains de ses clichés sont une évidente critique de la société de consommation, mais également des revers de cette culture du corps, que cela soit à travers les dérives de la chirurgie esthétique ou au contraire en utilisant certains modèles et en jouant sur les mises en scène.
Cette photo est particulièrement intéressante...
A vrai dire, malgré les interprétations et analyses que je peux en faire, j'ai beaucoup de mal avec cette partie de son travail, et c'est certainement le but du "trash", je supporte difficilement le trash, plus particulièrement quand l'esthétique repose sur une provocation parfois pornographique ou seulement ayant pour effet d'interpeller jusqu'à un certain choc. Je n'ai volontairement pas exposé de photos trash dans cet article, bien que...
...
(On peut en parler ?)
Je préfère nettement celle-ci...
... ou encore celle-là.
Une petite rétrospective pour en savoir plus sur David LaChapelle et ses travaux de photographie (vous pourrez également apercevoir son égérie Amanda Lepore que je ne vous montrerai pas moi-même) :
A côté de cela, il y a le David LaChapelle que j'apprécie énormément, celui qui a retrouvé le goût d'utiliser des couleurs dans ses photographies, après le décès fulgurant de son compagnon, emporté par le V.I.H. et délaissé la technique du noir et blanc. Celui qui se fait constamment appeler le "nouvel Andy Warhol", mais qui finalement reste bien plus proche du courant surréaliste sur certains points.
Loin de ses photographies (voir son livre Artists and Prostitutes), son premier film-documentaire est exceptionnel de simplicité, sans fard, loin de tout consumérisme, des paillettes et des dollars, Rize retrace et suit le parcours de danseurs (Miss Prissy, Lil C, Tight Eyes, Dragon et Tommy le Clown) dans les quartiers noirs de Los Angeles, autour de deux danses de rue dans la mouvance du hip-hop : le Clowning et le Krump, danses que David Lachapelle avait justement découvert dans les vestiaires, en observant les danseurs lors du tournage de Dirty (de Christina Aguilera).
Synopsis :
"Rize révèle un phénomène urbain qui est en train d'exploser à Los Angeles et de se propager sur la Côte Est. Parce qu'il est au contact de celui-ci depuis longtemps, le photographe David Lachapelle a réussi à saisir la naissance d'une forme révolutionnaire d'expression artistique issue du mal de vivre des exclus du rêve américain : le krumping.
Cette danse agressive et visuellement incroyable, alternative à la danse hip hop habituelle, prend ses racines dans les danses tribales africaines et se caractérise par des pas et des mouvements d'une vitesse et d'une difficulté inégalées.
Rize suit cette fascinante évolution à travers l'histoire de Tommy le Clown, un éducateur de South Central à Los Angeles, qui a inventé cette danse en réponse aux émeutes raciales consécutives à l'affaire Rodney King."
Et plus récemment, une campagne pour la marque de lingerie Passionata, mettant en scène le top brésilien Isabeli Fontana chevauchant un cheval de glace... |
Des réactions ?
mardi 11 mars 2008
Killers Kill, Dead men Die, retour sur le film noir par Annie Leibovitz
A l'image de nombreux règlements de compte que l'on peut retrouver ici et là, cruel reflet de la société, j'avais envie de revenir sur l'exceptionnelle série de clichés orchestrée par Annie Leibovitz en hommage au film noir des années 50, à l'occasion de la 79e édition des oscars, pour le magazine Vanity Fair, février 2007.
"Open your eyes, broaden your mind"...
1) The Gumshoes. Intérieur West L.A.. Oscar Slade Detective Agency, Inc. , de nuit.

Bruce Willis, Ben Affleck et Tobey Maguire
2) The Crime Scene. Extérieur Sunset & Verdugo, de nuit, sous la pluie.

Kirsten Dunst abattant Bruce Willis sous les flashes d'un James Mc Avoy chaperonné...
3) Last Rites. Extérieur Hollywood Memorial Park Cemetery, de jour.

La Famille en deuil. Penelope Cruz, éblouissante de crédibilité en veuve noire (Rinko Kikuchi n'est pas mal non plus)
4) The Ladies of L.A.. Intérieur Powder Room, Snyder's Restaurant, de nuit.

Sharon Stone (méconnaissable), Anjelica Huston et Diane Lane (avec un faux-air de Keira Knightley)
5) The Interrogation. Intérieur Hollywood Precinct House, de nuit.

Jennifer Connelly, sublime, entourée par Alec Baldwin et Aaron Eckhart
6) The Club. Intérieur El Havana, de nuit.

Sur la gauche, James Mc Avoy avec ses allures de jazzman enfumé en redemande, tandis qu' Amy Adams se remet de son conte de fées...
7) The Dressing Room. Intérieur El Havana / Backstage, de nuit.

Pedro Almodovar y Penelope Cruz
8) The Ring. Intérieur The Forum, de nuit.

Robert Downey Jr au tapis, soutenu par Forest Whitaker, certainement pour les beaux yeux de Jessica Biel. Sylvester Stallone en coach de Djimon Houssou est particulièrement convaincant, Rocky n'est jamais loin...
9) The Snoop. Intérieur, dans les étables d'O'Hanlon, vallée de San Fernando, de nuit.

Peter O'Toole dans l'ombre de Naomi Watts, à moins que ce ne soit l'inverse ?
10) The Getaway. Intérieur/Extérieur Mulholland Drive, de nuit.

Le tandem Helen Mirren/Judi Dench
11) Lobby of the Damned. Intérieur Hotel La Brea, de nuit.

Edward Norton & Kate Winslet, Robert de Niro, Jennifer Connelly, Helen Mirren, et Julianne Moore...
12) End of the Party. Intérieur Beverly Hills, dans la maison de Laura Lydeker. De jour.

Diane Lane et James Franco, Tobey Maguire au piano et Jessica Alba, Kirsten Dunst adossée au mur et Robert Downey Jr.
13) The Shoot-Out. Extérieur Hotel La Brea, issue de secours, de nuit.

Kate Winslet et Helen Mirren.
14) The Big Reveal. Extérieur. Quelque part à Los Angeles...

Jack Nicholson
THE END

A réserver : un rôle, une scène, une tenue peut-être ?
jeudi 28 février 2008
Derrière l'objectif, le photographe : Eugenio Recuenco
Aujourd'hui, je vous emmène dans l'univers à la fois merveilleux et bizarre (au sens anglais) d'Eugenio Recuenco, un photographe de mode espagnol qui se destinait à la peinture. D'expositions en magazines de mode et réalisations de campagnes publicitaires comme la sublime campagne particulièrement onirique pour le parfum Nina Ricci, Eugenio Recuenco se fait de plus en plus demander à travers le monde. Je n'apprécie pas l'ensemble de son travail, mais certaines de ses séquences sont exceptionnelles dans le traitement de la mise en scène, mais aussi de la lumière et des thèmes. Les séquences autour du thème "circus" relèvent de l'insolite, ont parfois quelque chose de répulsif (appréciation personnelle), de dérangeant, mais m'évoquent également certains aspects de l'univers Burtonien, en particulier dans certains passages du film Big Fish, ce qui finalement reste très flatteur. D'autres de ses photos sont beaucoup plus décevantes, plates, correspondant à des commandes plus "traditionnelles", des photos de mode parmi d'autres. Néanmoins, je tenais à attirer votre attention sur le potentiel de ce photographe et sur certaines de ses oeuvres pour le moins étonnantes.
Je vous laisse avec l'une de mes séquences préférées, une sorte d'appropriation des contes de fée, réalisée pour Vogue il me semble, dont vous avez pu apercevoir certains des clichés en illustrations de mes derniers articles. J'ai tout de même certaines hésitations sur des photos comme celle juste ci-dessous, mais qui étrangement pourrait me correspondre :

"Une princesse sur un divan" placé devant le portrait déformé de Baudelaire, les yeux vers le ciel, entourée de bleu...
Je n'avais jamais fait attention à ces nombreux détails jusqu'à aujourd'hui, je n'arrivais pas à voir au-delà de la seule photographie, mais plus sérieusement, j'ai du mal à voir à quel conte de fée cette photographie fait référence ?
Vous avez peut-être une idée ?

Cendrillon, en ravissante souillon.

Nouvelle incertitude face à cette photographie, le joueur de flûte est peut-être un indice ?

La princesse au petit pois devant l'étalage de matelas...

Blanche-Neige et les sept nains, nous avons bien un cercueil de verre, une blanche-neige au serre-tête rouge, une pomme croquée (l'infâme), une sublime panoplie robe/escarpins, une illusion de clairière au beau milieu de la forêt et un nain...

Le Petit Chaperon-Rouge, devenue amie des loups...

Le Chat Botté ?
Avis : je n'ai malheureusement pu trouver les créateurs de chacune de ces tenues, si quelqu'un a une piste, certaines de ces parures aiguisent mon oeil...
Dans un autre registre, Eugenio Recuenco avait réinterprété la Belle au bois dormant pour une campagne publicitaire, ou plutôt la Belle au bois dormant telle qu'elle aurait dû se réveiller...

"En Mayo de 1968 los estudiantes de Madrid se manifestaban en el Campus universitario y mi madre se fue al hospital porque yo, que oía todo aquello, me entró prisa por nacer. Me hicieron mis primeras fotos y muy pronto me di cuenta de que había que hacer algo para evitar salir tan feo. Lo mejor, hacer yo las fotos. Después de unos añitos en Bellas Artes – especialidad de Pintura – me hicieron creer que era un artista. Poco duró. Los clientes se empeñaron en convencerme de que era una mierda. Pero bueno, cada vez son más y muchas las revistas extranjeras (Madame Figaro, Wad, Spoon, Planet, Vanity Fair, Stern, ZinK) y españolas (Vogue, View, Vanidad), campañas extranjeras (Boucheron, Baby Phat, Diesel, Rammstein, Mágnum, Nina Ricci), y hasta españolas (Festina, Custo, Carrera y Carrera, Codorniu, Mango Adorably, Loewe). Hace dos años tuve la suerte de que me obligaran a presentar unas fotos para un certamen de Fotografía. Me dieron el premio Nacional de Fotografía ABC y vi que no sólo le gustaron las fotos a mi madre. Después de eso me han llamado para exposiciones: “Tras el espejo” en el Museo Nacional de Arte Reina Sofía de Madrid; BAC (Barcelona Arte Contemporáneo) en el CCCB de Barcelona; Circuit 8 (Arte y Moda) en Barcelona (Instalación); La Santa (Espacio de Experimentación y Creación Contemporánea); FEM III (Festival de Arte Edición Madrid) – Instalación - . En el año 2005 en Cannes decidían que una foto mía para Playstation tenía que llevarse un León de Oro. En España lo sé yo y mi familia. También me llevé el premio al Mejor Proyecto de Arte en el FEM IV. El año pasado he hecho el calendario Lavazza 2007 y también he rodado un spot publicitario para NIna Ricci. Este año he rodado el spot para la campaña publicitaria de Loewe, participo en PhotoEspaña, rodaré mi segundo spot para Nina Ricci, expondré en el Naarden Photofestival de Holanda. En la actualidad sigo haciendo lo de siempre: trabajar." Et pour terminer, j'avais envie de vous faire découvrir une photographie que j'aime beaucoup :
El Naufrago Le personnage central est particulièrement réussi, la photographie s'inspire directement de la peinture (si l'on occulte le personnage masculin et le traitement de la pluie qui nuit légèrement à l'ensemble), j'aime les traits et l'allure de cette femme comme venue d'un autre siècle, en particulier la chevelure qui donne l'illusion d'une inspiration Renaissance... Pour en savoir plus sur le travail de ce photographe, direction son site : http://www.eugeniorecuenco.com/ | |
vendredi 22 février 2008
Le Magicien d'Oz, revu par Annie Leibovitz, Keira Knightley versus Judy Garland
Souvenez-vous, je vous avais parlé d'Annie Leibovitz à propos de sa superbe série de clichés autour de La Belle et la Bête ici, je n'ai pas pu résister devant celle orchestrée pour Vogue autour du Magicien d'Oz, bien que Keira Knightley m'effraie plus qu'à son habitude sur certaines photos (la deuxième ci-dessous en particulier). Il y a tout de même quelques tenues et souliers qui ont retenu mon attention.
Ouvrez grands les yeux :
![[ Magicien D'Oz photoshoot ] 2003](http://74.img.v4.skyrock.com/74f/keira-place/pics/1518094446.jpg)
Sur cette photo particulièrement effrayante, non pour le cyclone mais pour l'allure cadavérique de Keira, particulièrement au niveau du haut du corps et du visage, la robe blanche toute de broderies est signée Vera Wang.

Sur la gauche, Kera Walker port une sculpturale robe de bal signée Dior Haute-Couture, John Galliano évidemment. Keira quant à elle est vêtue par une robe de Marc Jacobs ainsi que les sandales au talon vertigineux couleur rubis (voir ci-dessous).

La robe et les souliers sont l'oeuvre de Balenciaga, l'édition par Nicolas Ghesquière. Je n'accroche pas vraiment.
![[00003hcb.jpeg]](http://bp1.blogger.com/_pkUFRs9vaXA/R7qMSs4vVnI/AAAAAAAAJtU/qajbeKt7ob4/s1600/00003hcb.jpeg)
La délicieuse robe rose-bonbon et sa blanche blouse assortie sont signées Oscar de la Renta. J'aime encore plus l'association avec ces sublimes escarpins d'une couleur veloutée rubis de chez Lanvin. Mon intérêt pour Lanvin s'acère...
![[00004k4b.jpeg]](http://bp0.blogger.com/_pkUFRs9vaXA/R7qMTc4vVoI/AAAAAAAAJtc/ilADhbb7KqA/s1600/00004k4b.jpeg)
Cette scène me fait beaucoup penser à la mise en scène d'Alice et du chat. Ici, Keira est toute de Rochas vêtue, escarpins et robe dont s'échappent ici et là quelques volants.
Une sorte de jupe-boule revisitée par Lanvin en robe légère et bouffante ainsi que ses escarpins légèrement plateforme.
![[00009w7t.jpeg]](http://bp1.blogger.com/_pkUFRs9vaXA/R7qMTs4vVpI/AAAAAAAAJtk/7Ybb7HQkONA/s1600/00009w7t.jpeg)
Comme des Garçons féminise au possible la blancheur de la robe et les Repetto se nomment Mary Jane, oubliées la platitude des ballerines :

Donna Karan New York au doigté de la robe, Christian Louboutin à la cambrure du talon.
Yves Saint Laurent enveloppe d'un nuage de soie la robe et les souliers, pendant que la maison Chanel (Haute-Couture) entoure le tout d'une cape de plumes d'autruche (voir ci-dessous).

Prada illumine une robe ivoire d'un tablier cerise, pendant que Miu Miu me fait rêver avec ses Mary Janes scintillantes. Je veux les mêmes ! (Et dire que je n'aime pas les paillettes !)

Pour en savoir plus, rendez-vous sur Vogue US ici .
Et pour finir, parce que j'ai tout de même une préférence pour l'original et que Keira Knightley fait bien pâle figure à côté de la ravissante Judy Garland, je vous laisse avec le trailer du Wizard Of Oz, de 1939 :
Et pour prolonger le rêve, 'Somewhere over the rainbow'...
Une excellente journée !
jeudi 21 février 2008
Harper's Bazaar China (Février 2008)
Envie de savoir quelles inspirations soufflent sur les magazines chinois en février 2008 ? Voici quelques clichés extrait du Harper's Bazaar China qui m'ont d'abord amusée, puis frappée par une certaine atmosphère qui s'en dégageait (voir les deux derniers clichés qui auraient pu tout aussi bien être extrait d'un film).

Zhu Lin exerce une fascination sur moi incroyable, je ne sais si c'est son regard ou l'étrange forme exercée par ses lèvres, mais je trouve ce cliché particulièrement déroutant...





mardi 19 février 2008
Yasunari Kikuma

Si vous connaissez Yasunari Kikuma, j'aimerais trouver plus de renseignements sur ses travaux...
vendredi 15 février 2008
Zena Holloway, à quelques lieues sous les mers...
Ces derniers temps, je me suis découverte un goût immodéré pour la photographie, un art que je laissais relativement de côté jusqu'à ce que je me prenne de passion pour une palette de photograph(i)es qui m'évoquent une idée de rêve, d'ailleurs ou encore de Beauté, ne vous étonnez donc pas si je vous propose régulièrement de découvrir plusieurs photographes, j'ai d'ailleurs créé à cet effet la nouvelle rubrique "Fashion & Photography", afin de ne pas tout emmêler.
Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'une photographe atypique, Zena Holloway, une artiste qui excelle en milieu sous-marin et réalise de somptueuses photos empreintes de magie, un univers où nature et onirisme se tutoient. Les photographies parlent d'elles-mêmes, je vous laisse entrer en contemplation...







Son travail m'impressionne et je ne peux que comprendre sa passion du milieu marin, il y a une telle puissance qui se dégage de ces photos, je vous laisse jeter un oeil sur son site ici.
samedi 9 février 2008
Sous les lumières d'Annie Leibovitz, Drew Barrymore devenue Belle...
A la suite d'un commentaire au sujet de la photo mettant en scène Rachel Weisz en Blanche-Neige, j'ai eu envie de vous parler d'Annie Leibovitz, une photographe qui m'éblouit par ses mises en scène, ses sujets merveilleux et la justesse de son regard.
Retour en images sur une série de clichés pour Vogue US, nous sommes en avril 2005, et Drew Barrymore fait la couverture incarnant la Belle aux côtés de la Bête, encore un hommage Disney oui, mais j'aime tout particulièrement cette série de clichés Beauty & The Beast qui me laisse rêveuse...
"A Thorny Problem" :

La robe est signée Chanel Haute-Couture

"A Feast for the Eyes" :

Christian Lacroix Haute-Couture
"A Haunting Melody" :

Drew Barrymore porte une robe empire toute d'ivoire, dessinée par John Galliano, Dior Haute-Couture
"Through the Looking Glass" :

Robe de satin blanc, agrémentée des rubans bleus d'Alice, Chanel Haute-Couture.
"A Dark Horse" :

Galliano offre deux sublimes robes ici, la robe au sens moderne du terme, sublime de légèreté et de délicatesse, et la deuxième "robe" (long manteau) magnifiée par des broderies d'or, Dior Haute-Couture.

"Midnight in the Garden" :

Epoustouflant ouvrage signé Christian Lacroix (Haute-Couture), la couleur se suit tout en nuances.

Je vous invite à découvrir l'article dans son intégralité, pour les chanceuses qui ont pu (ou peuvent) se procurer le numéro Vogue US d'avril 2005, mais plus généralement le travail d'Annie Leibovitz.
mardi 20 novembre 2007
Henry Clarke vogue sur les années 50, appareil photo en bandoulière...

La voilette est divinement associée à la pelisse de fourrure dont l'ampleur emmitoufle la silhouette. Le regard, à la fois lointain et posé semble prêt à partir, le gant sur la valise/vanity-case.

Un esprit très "panthère" se dégage de ce tailleur particulièrement prêt du corps. La féline, prête à bondir, semble être domptée par sa propre peau. Les matières et coupes, étroites, rigides presque, ne permettent aucune folie. Le mouvement est brimé dans son élan. Pourtant, le talent d'Henry Clarke, l'illusionniste, lui permet de rester mouvement tout en étant comme statufié...

Hiver 1955, Henry Clarke allonge Balenciaga. La magnifique fourrure se fait clé de voûte à l'ivresse du noir, cependant l'aspect de la faux rôde dans ces teintes de veuve endeuillée dont les épaules semblent être écrasées par le poids de ce noir intense sur tant de pâleur...
Ces allures un brin cadavérique me laissent un souffle glacial à peine atténué par la chaleur de ces étoffes qui me font de l'oeil...

On aimerait voir l'ombre d'une Grace Kelly dont les voiles traîneraient de façon faussement négligente sur le sol, malgré la robe au ruban de princesse, le chignon et les longs gants noirs, l'ombre reste bien pâle...

Dior se drape dans une cape contrastant avec l'aspect fourreau de la jupe (que portait ma grand-maman). Le couvre-chef laisse échapper par effluves le houbron slave alors que les gants viennent s'encanailler en se mêlant au cuir.
Un détail peut-être ? Le sac.

Couverture pour VOGUE, 1957
Devenue "politiquement incorrecte" et très néfaste pour la santé.
Hormis cela, le chapeau m'intrigue... Les cheveux semblent être fourrure, à moins que ce ne soit l'inverse.

Qu'il fait bon siroter un cocktail "on the rocks" en Juillet 1962. Le chapeau à mi-chemin entre le traditionnel chapeau de paille et le sombrero prête à des envies de road-movie.
A quoi pense-t-elle en cet instant ?






























































La bulle glamour