samedi 5 décembre 2009
Musique de Film

Très tôt, j'ai pris conscience du rôle que jouait la musique dans mon rapport au film, pour certains d'entre eux elle en était presque la seule raison, mais on apprécie très rarement un film avec une bande-sonore complètement ratée. Le plaisir de l'oreille est l'un des plus délicats, vous pouvez regarder une belle image si le son que vous entendez pour l'accompagner vous est désagréable, cette image changera d'apparence à vos yeux.
Si je vous dis Vangelis, Ennio Morricone, Danny Elfman, Michael Nyman, Dario Marianelli, Elliott Goldenthal, John Williams, James Horner ou encore Yann Tiersen (et bien d'autres !), ça vous parle ?
Qu'on apprécie ou pas les films qu'ils ont su porter de leur composition, on peut reconnaître le talent et l'âme qu'ils y ont insufflé.
Une musique dans un film n'est pas simplement le passage de l'image au son, elle doit faire corps avec l'image, le propos et l'essence même du film. L'auteur/réalisateur et le compositeur doivent être en harmonie parfaite. Elle doit pouvoir se substituer aux mots ou les prolonger en activant votre imagination à travers les émotions qu'elle suscite en vous...
Prenez un film de Tim Burton, Edward aux mains d'argent par exemple et imaginez ce film sans la musique de Danny Elfman, d'accord c'est toujours Tim Burton, mais il manquera ce supplément d'âme qui donne une autre dimension à cet univers si particulier, qui nous rapproche d'Edward (certains passages musicaux suscitent l'émotion à travers l'innocence du personnage) et nous plonge dans cette atmosphère unique, avec sa part d'ombre et de féérie.
Dans un autre genre, vous avez la B.O. de Pulp Fiction qui est tout simplement magistrale, entrecoupée de dialogues savoureux (je pense au "Royal with cheese" entre autres, un vieux délire entre potes), Quentin Tarantino et Dick Dale.
J'avais envie de tout répertorier, mais la tâche s'avérant bien plus longue que prévue, je vous propose de façon aléatoire un très court aperçu des musiques de films qui ont pu me marquer, peu de mes favorites sont là, mais ce n'est qu'une brève mise-en-bouche :


Music Playlist at MixPod.com
Quels sont les airs qui ont marqué vos plus belles émotions au cinéma / musiques de films cultes ?
mardi 20 octobre 2009
Girl with one eye

Depuis que j'ai découvert Florence + The Machine, j'écoute en boucle "Girl with one eye" qui est une pure addiction musicale.
L'adage qui voudrait que "Music was my first love" est plutôt vrai pour moi, mais dès qu'on s'éloigne des grandes envolées de la composition et qu'on entre dans le domaine de la chanson, les paroles doivent me porter tout autant que les notes qu'elles habillent et dans celles-ci je vois Buñuel derrière la caméra, les délires de Dalì et j'aperçois même le spectre de Lorca. Loin de m'arrêter là, mon imaginaire se met en place au gré des mots, les images défilent et je me laisse surprendre dans ce moment de plaisir...
She told me not to step on the cracks
I told her not to fuss and relax
Well, her pretty little face stopped me in my tracks
But now she sleeps with one eye open
That's the price she paid
I took a knife and cut out her eye
I took it home and watched it wither and die
Well, she's lucky that I didn't slip her a smile
That's why she sleeps with one eye open
That's the price she paid
I said, hey, girl with one eye
Get your filthy fingers out of my pie
I said, hey, girl with one eye
I'll cut your little heart out cause you made me cry
I slipped my hand under her skirt
I said don't worry, it's not gonna hurt
Oh, my reputation's kinda clouded with dirt
That's why you sleep with one eye open
That's the price you paid
I said, hey, girl with one eye
Get your filthy fingers out of my pie
I said, hey, girl with one eye
I'll cut your little heart out cause you made me cry
You made me cry
You made me cry
You made me cry
I said, hey, girl with one eye
Get your filthy fingers out of my pie
I said, hey, girl with one eye
Get your filthy fingers out my pie
I said, hey, girl with one eye
Get your filthy fingers out of my pie
I said, hey, girl with one eye
I'll cut your little heart out cause you made me cry
vendredi 18 septembre 2009
Le Cirque des Mirages
En furetant dans un vieux carnet traîné sur les bancs de la fac, je suis tombée sur des pages bourrées de références, de bouts de phrases gribouillées ici et là, quelques bribes de cours inscrits à la va-vite les jours où je les prenais dans l'herbe ou autour d'un grog dans un bon vieux pub et une inscription sur fond rouge "danger haute créativité" bien que je n'avais pas vraiment le temps pour ça (le syndrome du lapin blanc), j'aimais en discourir et l'exprimer à travers mes soirées passées à danser, rire, refaire le monde et...

Et puis un mot écrit par un ethnologue qui m'impressionnait et avec qui j'aimais discuter autour "d'une poignée de bonbons" et quelques trucs de mon sociologue historien préféré (d'une intelligence redoutable et bourré d'humour) dont un dessin caricatural censé expliquer l'une des théories d'un penseur sur lequel j'ai passé un certain temps d'étude.
Au beau milieu de tout ça, je suis tombée sur ce mot : "Le Cirque des Mirages, Fumée d'Opium : à écouter absolument !"

Je me demande comment j'ai pu oublier un truc tellement génial, cela fait hélas partie de mon joyeux bordel, un chaos fait de maîtrise sur lequel je règne, mais à ce qu'il paraît "ça fait partie de mon charme".
Vous aimerez si...
Vous aimez Monsieur Brel (ou Léo Ferré), le cabaret-théâtre expressionniste, les chansons "à textes", vous plonger dans un univers assez déjanté qui pourrait évoquer le genre visuel dans lequel évolue un personnage comme Tim Burton, à la fois sombre et envoûtant mais par-dessus tout un duo unique de musiciens (et interprète) au talent incroyable !
Vous l'avez compris, je vous le recommande chaudement, d'ailleurs j'ai déjà mis l'album sur ma liste de souhaits :)
mardi 4 août 2009
Siboney

Gong Li
La journée a été protéiforme, tour à tour sportive, culturelle, réflexive, érudite, linguistique, passionnante et quelques autres choses encore jusqu'à ce que je m'écroule de fatigue cérébrale et physique, là je sors d'une sieste de 10 minutes tout au plus, ce qui me donne l'illusion d'avoir récupéré mais je pense qu'un bon somme cette nuit ne sera pas de trop. Je suis terriblement excessive malgré moi mais c'est tellement exaltant...
J'avais envie de partager avec vous une musique qui m'apaise, elle accompagne l'une des plus belles scènes du film 2046 de Kar Wai Wong avec Zhang Ziyi, Li Gong, Tony Leung, et la version acoustique (qui suit celle du film) interprétée à la guitare par Eliades Ochoa est tout simplement magnifique :
Siboney yo te quiero yo me muero por tu amor
Siboney en tu boca la miel puso su dulzor ;
Ven aqui que te quiero y que todo tesoro eres tu para mi
Siboney al arrullo de tu palma pienso en ti
Siboney de mi sueño si no oyes la queja de mi voz
Siboney si no vienes me moriré de amor
Siboney de mis sueños te espero con ansias en mi caney
Siboney si no vienes me moriré de amor
Oye el eco de mi canto de cristal
Siboney de mis sueños te espero con ansias en mi caney
Siboney si no vienes me moriré de amor
Oye el eco de mi canto de cristal
No se pierda por entre el rudo Manigual
(N.B. : J'ai apporté quelques corrections sur les paroles au niveau du premier couplet qui correspond à la version chantée du début pour que vous puissiez lire exactement ce qui est chanté)
lundi 6 juillet 2009
La semaine prochaine...
Un clic dessus pour le découvrir !
(Le nouveau clip de Marc Lavoine, réalisé par Mona Kuhn)
vendredi 3 juillet 2009
I don't blame you
Quand la journée commence avec quelques vers griffonnés sur un bout de papier, vestiges d'une nuit retrouvée à même le sol, quelques foulées sur terre humide, un plongeon en pleine nature, des fous rires, une suite d'accords, un bon bouquin après l'amour et la voix de Chan en fond sonore, les contrariétés extérieures deviennent très rapidement insignifiantes...

Last time I saw you, you were on stage Your hair was wild, your eyes were red You were in a rage You were swinging your guitar around. Cause they wanted to hear that sound That you didn’t want to play. I don’t blame you.
I don’t blame you.
Been around the world, in many situations Been inside many heads in different positions But you never wanted them that way. What a cruel price you thought that you had to pay. And that for all that shit on stage.
But it never made sense to them anyway, Could you imagine when they turned their backs They were only scratching their heads. Cause you simply deserve the best. And I don’t blame you
They said you were the best, But then they were only kids Then you would recall the deadly houses you grew up in Just because they knew your name, Doesn’t mean they know from where you came What a sad trick you thought that you had to play. But I don’t blame you
They never owned it And you never owed it to them anyway.
I don’t blame you.
dimanche 21 juin 2009
Shut your pretty mouth

Je vais bientôt me préparer à sortir, pour un peu j'aurais presque l'impression de renouer avec l'oiseau de nuit qui sommeille en moi, de là à y reprendre goût j'ai un doute, pour l'instant j'aime bien trop l'anonymat de cette nouvelle ville et sa quiétude apparente...
Il fut un temps où je vivais la nuit, je ne pouvais me passer de la Nuit et de son ombre rassurante, ses codes et ses masques. La nuit est tellement plus inspirante, régénérante pour qui excelle dans l'existence et ses artifices, de cette période j'ai gardé le surnom de "femme fatale" entre autres petits noms, non pas en référence à une quelconque apparence mais à ses effets.
Tout à l'heure en découvrant l'ambiance du clip de "Stripper" des Soho Dolls j'ai repensé à une nuit en particulier, une soirée où j'ai éprouvé des sensations identiques, à tel point que j'ai l'impression que c'était CETTE chanson (ou presque) qui vibrait dans mes oreilles, c'est assez déroutant...
Bon sur ce, il est temps de s'amuser !

Myspace : http://www.myspace.com/sohodolls
YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=VJOzVwd29H8
dimanche 17 mai 2009
Day Dream
Have a nice day !
mardi 21 avril 2009
I was made for loving you
Récemment, j'ai eu le plaisir de faire une rencontre musicale en la personne de Maria Mena, jeune chanteuse norvégienne assez populaire là-bas et dont j'ai adoré ce qui s'est avéré être une reprise (je savais bien que je connaissais cet air !) :
"I was made for loving you", par Maria Mena :
Et pour rafraîchir les mémoires, la version originale par.... KISS !
(Les guitares et costumes sont assez géniaux, c'est lequel celui qui ressemble au joker dans Batman ?)
J'adore le contraste entre les deux versions, les genres sont tellement incomparables que j'ai vraiment du mal à me décider, c'est un peu comme comparer Homère à J.K. Rowling (je me comprends lol) et me demander de choisir entre les deux, j'adore Harry Potter mais est-ce que j'en apprécie les ressources du texte comme je pourrais apprécier celles de l'Illiade par exemple ? Et bien aussi choquant que cela puisse paraître pour certaines personnes, je ne suis pas sûre de pouvoir me prononcer (et c'est une amoureuse des siècles passés en littérature qui vous dit ça, bon si j'avais dit Amélie Nothomb ou Beigbeder par exemple, la question serait déjà réglée je l'admets, chacun ses faiblesses :)...
Et vous alors, une préférence ?









