mardi 10 novembre 2009
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11h31 : Je dois aller chez le médecin d'ici demain et je ne peux pas reporter parce que je dois faire renouveler ma pilule. Le même médecin qui va vérifier si j'ai suivi ses "conseils" et qui m'a demandé de freiner l'écriture poétique, j'ai bien entendu le droit d'écrire ce que je veux mais "je dois éviter les états de transe et les états émotionnels trop intenses" -ce qui est plutôt ironique étant donné que je n'ai envie que de ça, le reste ne m'exalte pas pour l'instant et je dois éviter l'exaltation.
Ce rendez-vous m'angoisse...
11h34 : Vu Chéri hier soir, début fabuleux et la fin était à la hauteur du personnage principal, je me suis sentie soulagée de l'aspect déprimant de l'histoire -et de Rupert Friend, parce que j'aime ce genre d'acte d'amour qui ne souffre aucun masque, aucune hypocrisie. Certaines demeures bourgeoises m'ont fait penser à ce que l'on peut voir par ici au niveau de l'architecture et plus généralement dans certains lieux privilégiés en Picardie, je me demande quels ont été les lieux du tournage.

Je rêve d'un jardin d'hiver (nettement moins chargé que celui-ci et plus "harmonieux" à mon goût)
11h59 : encore au téléphone.
EDIT du Mardi
11h11 : YEAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHH !
Mon coeur est en pleine forme, je pourrais même reprendre le sport de haut niveau, si c'est pas génial ça ?! (Bon j'ai aucune envie de faire du sport de haut niveau but still !)
Mes problèmes de respiration ne se sont pas envolés pour autant et je dois faire attention à ne pas trop "provoquer" mes chutes de tension, apprendre à trouver un équilibre MAIS j'ai eu droit à une bonne cure de vitamines et quelques petits autres trucs, les encouragements, les bons mots et l'admiration de mon médecin et je me suis sentie pousser des ailes !
11h19 : conversation surprise entre mon médecin et son élève stagiaire : "E. a un don mais il faut qu'elle apprenne à le dompter" (alors ce truc que j'ai, c'est vraiment un don ?).
11h24 : dans la salle d'attente, un grand-père à son petit-fils : "la moutarde me monte au nez".
J'étais charmée d'entendre quelqu'un utiliser cette expression, et le petit était trop mignon, il voulait juste enlever sa veste pour m'impressionner ^^
11h26 : j'étais tellement heureuse en sortant de là que je me suis mise à dévaler la rue et à courir comme Phoebe (dans la série Friends) en faisant des bonds et en riant aux éclats.
Je crois que j'ai fait peur à deux dames et j'ai carrément fait sursauter un jeune homme en surgissant au coin de la rue, j'ai failli tomber et je souriais toujours, il m'a dit : "vous venez d'illuminer ma journée" :)
Finalement, je devrais peut-être aller plus souvent chez le médecin...
Et vous le médecin, ça se passe comment ?
vendredi 30 octobre 2009
En passant

Je viens enfin de finir mes folles préparations, j'ai délaissé le dessert pour m'occuper exclusivement des hors d'oeuvre avec l'amoureux, entre fous rires et application, on a finalement réussi à orchestrer la présentation spéciale pour les petits et plus grands gourmets !
Je vais être très prise ces jours-ci, je lis vos commentaires mais ne pourrais y répondre que plus tard.
N'oubliez pas que le concours pour gagner le parfum "Rose The One" se termine ce soir à minuit. J'annoncerai le nom de la personne gagnante dès lundi !

Si on ne se revoit pas d'ici là, Blair & Chuck vous souhaitent a Happy Halloween !
mercredi 28 octobre 2009
Un cœur qui a cessé de battre peut-il encore se briser ?
Les préparatifs vont bon train, vous avez remarqué l'accueillant Severus Snape et ses recettes empoisonnées -but briiiilliant- dans ma colonne de droite ? :)
Samedi, mon All Hallow's Eve risque fort de prendre des tournures inattendues et complètement imprévisibles, mais je tiens tout de même à préserver certaines traditions et bien que les personnes avec qui je serais ce jour-là sont plus orientées vers les fêtes religieuses que vers les fêtes païennes, j'ai toujours eu horreur de la Toussaint (ou plutôt ce qu'elle annonce) et cette célébration des morts m'est plus supportable et devient carrément géniale quand on sait s'amuser et qu'on n'oublie pas de célébrer la vie.

Comme j'entretiens mon âme d'enfant j'ai très envie de revoir certains films qui m'y ramènent comme Casper et ses trois oncles que j'ai adoré dans mon enfance, ça remonte à loin déjà -bon d'accord pas si loin- mais il me semble que j'avais un objet fluorescent à leur effigie(j'ai un peu honte de le dire, mais si j'ai pu rester de marbre devant d'autres films où tout le monde sort les mouchoirs, il y a une scène dans Casper qui me fait "encore" pleurer et à chaque fois je me dis que je ne vais pas pleurer et je finis toujours par tourner légèrement ma tête l'air de rien pour essuyer une larme lol).

Pour les plus récents, je reprendrai le chemin de Hogwarts.
Cela fait un moment que je n'ai pas revu le premier de la série Harry Potter et avec le recul je pense que c'est le meilleur ou peut-être le plus "magique", ne serait-ce que parce qu'il a su poser les bases esthétiques et cinématographiques de l'univers visuel dans lequel Harry Potter évolue, les suivants n'avaient plus qu'à marcher dans ses pas et se préoccuper de leurs effets, le gros du travail avait déjà été fait. Vous vous souvenez de la première fois où vous l'avez vu ?
J'étais hypnotisée quand les pierres se sont mises à bouger pour laisser apparaître le Chemin de Traverse, et complètement galvanisée quand Harry, devant le chariot de confiseries, sort ses pièces d'or et dit "we'll take the lot", un vieux rêve d'enfant ...

Et je vous passe les autres, mais je reverrai bien The Corpse Bride aussi. Je ne suis pas certaine que j'aurais autant savouré ce film si il ne s'était inscrit dans un contexte bien particulier. Ce jour-là, je me suis retrouvée complètement par hasard à l'avant-première du film, j'avais juste envie d'être seule, que les lumières s'éteignent et que le film commence, en anglais bien sûr. J'étais loin de me douter de ce qui m'attendait, j'ai eu cette curieuse impression de me retrouver projetée bien malgré moi dans un étrange miroir de ce que je vivais, à la fois cynique et bienfaiteur, pour me soulager je me suis mise à imaginer et visualiser d'autres têtes à la place de certains personnages. Bref, ce film aussi me fait verser ma petite larme en un certain endroit, il me touche et me fait rire, j'y suis très attachée.
La référence au titre :
Barkis Bittern : Oh I'm leaving.
[evil laugh]
Barkis Bittern : [picking up the wine goblet] But first! A toast, to Emily. Always the bridesmaid, never the bride! Tell me my dear, can a heart still break once it's stopped beating? Hm?
Et vous alors ? Quels films choisiriez-vous pour renouer avec l'enfance ou tout simplement vous plonger dans une ambiance Halloweenesque ?
mercredi 21 octobre 2009
Dans mon lit, Edgar, Allan et Annabel
En ce moment, ma vie se tisse autour d'une multitude d'émotions, des rires, de l'Amour, de la joie, de la souffrance aussi, des amitiés retrouvées, les confidences d'une soeur et les projets, mais par-dessus tout le Bonheur et les émotions intenses, ma chance se fait encore plus insolente ces temps-ci, mais est-ce réellement de la chance ?
Quand je crois vraiment en certaines choses elles aboutissent, ce n'est pas forcément de la chance ou une intuition supra-sensible, je crois que je fais en sorte d'avoir avec moi les arguments nécessaires pour y parvenir (par contre il y a des trucs totalement hasardeux qui me tombent dessus que je suis bien incapable d'expliquer, pour un peu ce que je touche pourrait se changer en or que cela ne m'étonnerait même plus ^^).
A part ça, je suis extrêmement heureuse parce que j'ai été invitée à participer à une sorte de séminaire (cours) génial sur Rimbaud dans le cadre de recherches et discussions, ce qui est plutôt énorme pour moi parce que c'est LE domaine -la poésie- où la plupart des profs n'osent pas tellement s'aventurer, il faut avoir les épaules plutôt solides pour s'éloigner des Ronsard et Boileau, bref ça m'a fait bizarre de me retrouver dans un contexte de cours, j'avais la peur au ventre. Passées les premières minutes tout est allé à merveille, c'était en petit comité et les gens présents étaient intéressés, très cultivés (j'avais l'impression que certains essayaient de me tester) et... tous plus âgés que moi, "un peu" intimidant tout de même bien que je n'en laissais rien paraître, d'autant plus que c'était mon baptême du feu. Comme j'ai un parcours assez atypique c'était étrange de me retrouver devant des profs, agrégés, universitaires, vraiment étrange, surtout à la fin quand les gens ont voulu venir me parler pour me poser des questions sur mon rapport à la poésie et établir toutes sortes de parallèles entre Rimbaud et moi, l'âge, la liberté, etc., et me presser de publier, j'ai cru que j'allais mourir (vraiment, d'ailleurs je me suis esquivée l'air de rien lol. Soit je suis d'une timidité/humilité/réserve maladive, soit les gens qui essaient de m'analyser aussi rapidement m'ennuient, soit les deux mais je le cache bien ^^).
la sensation d'être vivante, oui... C'est cueillir un peu plus l'instant dans sa fugacité avec force fureur et fracas de vivre pour se sentir libre, mais libre de quoi ?
Echapper à l'absurdité...

En guest-star : l'une de mes plumes favorites à la beauté si particulière !
Je vous laisse, mais pas avant que ne parle "Annabel Lee" :
It was many and many a year ago,
In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
By the name of Annabel Lee;
And this maiden she lived with no other thought
Than to love and be loved by me.
I was a child and she was a child,
In this kingdom by the sea:
But we loved with a love that was more than love -
I and my Annabel Lee;
With a love that the winged seraphs of heaven
Coveted her and me.
And this was the reason that, long ago,
In this kingdom by the sea,
A wind blew out of a cloud, chilling
My beautiful Annabel Lee;
So that her high-born kinsmen came
And bore her away from me,
To shut her up in a sepulchre
In this kingdom by the sea.
The angels, not half so happy in heaven,
Went envying her and me -
Yes! that was the reason (as all men know,
In this kingdom by the sea)
That the wind came out of the cloud one night,
Chilling and killing my Annabel Lee.
But our love it was stronger by far than the love
Of those who were older than we -
Of many far wiser than we -
And neither the angels in heaven above,
Nor the demons down under the sea,
Can ever dissever my soul from the soul
Of the beautiful Annabel Lee;
For the moon never beams without bringing me dreams
Of the beautiful Annabel Lee;
And the stars never rise but I feel the bright eyes
Of the beautiful Annabel Lee;
And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling -my darling -my life and my bride,
In the sepulchre there by the sea -
In her tomb by the sounding sea.
♫♪
N.B. : C'était un brin décousu, mais pour une fois, j'avais envie de vous emmener un peu derrière l'écran ^^
lundi 12 octobre 2009
Envie de...

- Me plonger dans le film de Jane Campion consacré à John Keats ou plutôt à la vie amoureuse du jeune poète de 23 ans, il semblerait qu'il faille livrer l'homme derrière l'artiste plutôt que l'art, le format biopic marche très bien, mais si c'est un moyen d'amener un plus large public à s'y intéresser, pourquoi pas ?
J'ai une tendresse particulière pour Keats mais je me laisserai volontiers aller à la romance à l'anglaise (et puis c'est Jane Campion qui réalise)...

Ben Whishaw dans Bright Star, de Jane Campion
- Dessiner à l'encre des ombres et portraits échappés d'autres siècles dans une atmosphère de saison.
- M'offrir quelques catalogues d'expos et accepter l'invitation du peintre

Eva Green pour le Citizen K russe, je cherche un fauteuil en velours du même style !
- Préparer les réjouissances d' Halloween et le week-end prochain
- Passer dans une boutique Diptyque et m'offrir le duo "La Belle et la Bête", déguster une coupe de vin en arrivant à la scène susurrée par Wilde à Strauss et regarder les lueurs danser, s'entremêler, me sentir inspirée, écrire...

jeudi 8 octobre 2009
I wanted Dostoevski ! (June Miller)

Photographie de Mariano Vivanco
Reading :
Depuis Hedda Gabler, j'ai retrouvé mon appétit de lire et en attendant de pouvoir me procurer certains des livres que vous m'avez conseillé ici, j'ai relu La Part Maudite de Georges Bataille (fait partie de ces livres découvert en cours que je prends du plaisir à retrouver), lu un bouquin écrit par un prof du Collège de France sur Attila et les Huns et me suis plongée dans une version bilingue de La Vida es sueño, de Pedro Calderòn de la Barca.
♫♪
Watching :
Séries : c'est un peu le bazar en ce moment, beaucoup de nouvelles saisons qui débutent (ou en cours) et pas vraiment de "crush", dès que je peux j'irai bien retrouver les Gilmore Girls, c'est la saison idéale, non ? D'autres suggestions pour les jours maussades ?
Films :
Henry and June, de Philip Kaufman
Celle qui m'a fait basculer dans cette rencontre étourdissante a toute ma gratitude (ça m'a également donné très envie de retrouver mes deux premières machines à écrire sur lesquelles je me sentais ECRIRE enfant). Je me suis rappelée que le réalisateur avait également dirigé Kate Winslet dans Quills, que je n'ai toujours pas vu ou encore le plus surprenant tandem Binoche/Day-Lewis dans une adaptation de Kundera.
Si vous connaissez l'existence d'un coffret contenant plusieurs de ses films, je suis partante !
500 Days of Summer (++(+)

J'ai passé un très bon moment mais je reste partagée sur la critique. Dès le départ, ce film dévoile très clairement ses prétentions, notamment celles de se démarquer du genre dans lequel il est empêtré jusqu'au cou et au final, derrière ses ingrédients choisis avec soin pour faire une bonne sauce "indépendante" (= un acteur intello + une actrice Lula + un scénario dans la veine de ce qui se fait outre-manche chez les indé') c'est ce que j'appelle une très bonne comédie romantique, mais si ses prétentions étaient d'imposer un style qui se démarque, c'est juste un film qui plaira autant aux "sourcils levés" qu'aux spectateurs venus voir une romcom sympa.
Mozart and the Whale (+ +)

Ce film partait d'une idée géniale avec un sujet périlleux et j'ai été touchée par certaines scènes, mais il méritait tellement mieux (comprenez plus de moyens)...
♫♪
Listening to :
Des pièces d'Erik Satie et de la vieille bonne chanson (et cabaret) d'avant-guerre.
Celle qui passe en ce moment : "J'ai deux amours" interprété par Josephine Baker.
♫♪
Drinking :
Une infusion de thym pur, parfois j'y ajoute un soupçon de citron et une petite cuillère de miel, c'est parfait pour lutter contre les refroidissements de saison.
Dans sa version "sous la serviette", le thym est idéal pour les problèmes de respiration, nez bouché, et j'ai noté les bienfaits sur la peau du visage (pas étonnant, ça élimine tout ce qui est toxines).
♫♪
Tasting :
Les Gourmandises de Lolita Lempicka ! C'est au "traitement de choc" que j'ai succombé, trois mini barres de chocolat noir aux éclats de macarons caramélisés...
jeudi 1 octobre 2009
Dark Spell
Peut-on considérer l'acte de créer comme une forme de magie ?

Je me verrai bien sorcière, évoluant dans un monde de Moldus (c'est quand même plus drôle si on est plusieurs sorciers, des volontaires ? ^^)
Je redécouvre le rock'n'roll, jean noir, haut noir équilibré entre broderies, mitaines intégrées et jeux de transparence (il faut vraiment voir ce haut pour comprendre mais je le garde pour moi, il a toute une histoire), mon pendentif sacré, mes souliers de mec et ma chevelure lâchée, le seul point lumineux de l'ensemble, je me suis même permis la touche indécente de Serge Noire par Serge Lutens, une goutte derrière l'oreille, c'est tellement plus simple de se déguiser pour être un peu plus soi, le masque a du bon...
Je retourne à mes dentelles, noeuds de velours et petits coeurs en satin, mes esquisses à la plume encore un peu hésitante et en farfouillant, je retrouve d'anciens croquis que je n'ai toujours pas osé mettre en peinture, de peur de tout gâcher au lieu de transcender le gris, peur de ne plus retrouver les émotions qui animaient le tracé sans aucune autre conscience que l'émotion, peur de ce qu'il y a derrière et je ne me sens pas encore assez sûre avec certaines techniques pour passer le cap de la couleur, il faut que je trouve un peintre qui pourrait m'aider à maîtriser l'outil pour aller jusqu'au bout de la création.

A côté de cela, je m'efforce de faire une pause dans l'écriture (mais la possibilité de la page blanche m'angoisse tout autant qu'un papier purement administratif que je dois rédiger, c'est terrible !), et je ne parviens pas à avoir envie d'un livre en ce moment, c'est grave ?

Vous auriez peut-être une superbe idée en matière de lecture ? Un bouquin qu'on ne veut surtout pas lâcher avant d'être arrivé à la fin ?
La lecture me manque...

{ Les photographies sont extraites du magazine Lula et mettent en scène l'impressionnante Karen Elson que vous avez peut-être aperçue dans des séries photos de Tim Walker autour de l'univers de Burton.
Photographe : Catherine Servel ; Styliste : Leith Clark. }
Je vous propose de vous plonger un instant dans cette petite vidéo :
Bienvenue au mois d'Octobre et Bon Anniversaire J. !
mardi 29 septembre 2009
Blue Blood

Voilà un peu plus de deux nuits que je ne dormais pas de mon sommeil du "brave" (ou du sage, une variante passionnante), interrompue par les attaques incessantes du plus vil ennemi du vampire, j'ai nommé le moustique !
Dame moustique, parce qu'il n'y a qu'une femelle pour s'acharner ainsi et me dévorer le corps, a absolument tenu à marquer son passage de ses cruels bourdonnements qui résonnent encore à mes oreilles pour célébrer son triomphe, les babines encore pleines de sang, et de ses baisers empoisonnés. Je crois que c'est la première fois dans ma longue expérience du moustique (et j'en ai vu des corriaces, autrement plus redoutables dans des régions tropicales) c'est donc la première fois que je me fais sucer le sang du visage ainsi, mais elle ne s'est pas attardée au coin de mon oeil bien longtemps.
Elle s'est permis de m'embrasser les joues, paresser langoureusement dans mon cou, glisser vers la poitrine, au creux de mon dos et pour finir m'a dévoré les poignets, tout ça en l'espace de deux nuits, évidemment elle a laissé l'amoureux en paix et je suis convaincue qu'elle l'a fait toute seule la garce. Alors quand je l'ai aperçue cette nuit tapie dans l'ombre d'une poutre je me suis fait un plaisir d'aller la saluer (et ne pas la rater, je peux être sanguinaire moi aussi, non mais !).

Je viens de passer la plus reposante nuit qui soit, je me suis réveillée en m'étirant comme un chat, redécouvrant la caresse des draps sur ma peau...
Je m'en vais me faire un bon thé -je vais tester le thé pomme caramel façon tarte Tatin- et reprendre plus sereinement l'écriture :)

Have a nice day !
(Les photographies sont signées Bruno Dayan)
mercredi 23 septembre 2009
Certainly it was a lovely autumn morning
"Still an hour remained before luncheon, and what was one to do ? Stroll on the meadows ? Sit by the river ? Certainly it was a lovely autumn morning; the leaves were fluttering red to the ground; there was no great hardship in doing either. But the sound of music reach my ear."
[A Room of One's Own, Virginia Woolf]

Creating ?
Une journée sous le soleil à rêvasser, mettre pied à terre et regonfler les voiles mais les vagues reviennent avec mes doutes. Je passe mon temps à m'envoler et ma tête bourdonne d'idées, de projets, d'écrits, de créations et bien d'autres choses encore mais derrière le rideau il n'y a que poetry, le reste n'est autre qu'un vaste laboratoire dans lequel je m'amuse et mène mes expériences, comme gribouiller quelques esquisses avec un crayon...
♫♪

Hier, sur un banc...
Reading :
Oscar Wilde et ses contes, une lecture idéale le soir pour s'engouffrer en Automne et se préparer aux festivités que nous réserve Octobre, à commencer par l'anniversaire d'Edgar Allan Poe.
Ralentir travaux, un ouvrage fruit de l'écriture collective des sieurs André Breton, René Char et Paul Eluard. Je suis restée bloquée sur "Page Blanche" :
"Le marbre des palais est aujourd'hui plus dur que le soleil
Première proposition
La seconde est un peu moins bête
Le jeûne des vampires aura pour conséquence la soif qu'a le sang d'être bu
La soif qu'a le sang d'épouser les formes des ruisseaux
La soif qu'a le sang de jaillir dans les endroits déserts
La soif qu'a le sang de l'eau fraîche du couteau
Le corps et l'âme sont réunis par une accolade
Troisième proposition celle-ci de caractère malhonnête
Parce que le corps et l'âme se compromettent ensemble
Parce qu'ils se servent d'excuse l'un à l'autre"
Qui écrit quoi ?
Je dirai que le premier est René Char (le marbre au soleil), le second André Breton (le vampire) et le troisième Paul Eluard (le corps et l'âme), mais peut-être que je me trompe lourdement, rien n'est moins sûr...
♫♪

Watching :
Séries : Men in Trees, 2e Saison ; Gossip Girl, 3e Saison (!).
Films :
La Proposition (++ pour Sandra Bullock, la grand-mère pétillante et l'Alaska, bon pour une soirée pizza) ;
Ballet Shoes (++ pouvait mieux faire, mais... à voir autour d'un chocolat chaud, de préférence l'après-midi) ;
Apocalypto (?) esthétique de la violence pour rythmer la fin de la civilisation maya, à déconseiller aux âmes sensibles !
Toujours pas vu "The September Issue", j'ai décliné mes invitations à l'avant-première et maintenant que tout le monde en parle je ne suis plus tellement motivée pour y aller, par contre j'irai bien voir "500 jours ensemble" avec Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt, et je me demande ce que nous réserve "Mademoiselle Chambon"...
♫♪
Drinking :
Du bon lait chaud avec un bâton de cannelle, du citron râpé et une pointe de miel, exquis !
mardi 1 septembre 2009
Curiouser and curiouser

Watching :
Séries : Veronica Mars, 3e saison.
Films : Sunshine Cleaning (++(+), Eyes Wide Shut (+ !), L'Elève de Beethoven (+++(+), La Courtisane (++(+) ...
Après avoir mené à son terme l'odyssée au pays de Wes Anderson, je me suis délectée de L'Elève de Beethoven, un film d'Agnieszka Holland avec deux acteurs que j'apprécie, Ed Harris et Diane Krüger (cette dernière y est magistrale). Contrairement au film Amadeus dont mon propre lien au compositeur m'empêchait d'apprécier pleinement la vision de Milos Forman, ici malgré l'approche du personnage de Mrs Holland chaque détail est avant toute chose musique, sur ce point je laisse toute confiance en mon oreille et mes sens, d'ailleurs j'ai très très envie de le revoir, ne serait-ce que pour le passage où ils dirigent de concert les musiciens.
Je n'avais jamais vu Beethoven sous cet angle, d'autant plus que je l'ai découvert de la même façon que Mozart c'est-à-dire au berceau, si ce n'était à l'état de foetus, laissant mes mains prendre le relais et interpréter des suites de pages noircies de notes enchevêtrées les unes aux autres. Au lycée je m'amusais de la ressemblance avec un ami pianiste et jusqu'à ce film je n'avais encore jamais réalisé à quel point la ressemblance pouvait être frappante entre cette sensibilité extrême d'une part cohabitant avec une force brute, plutôt rustre aussi et souvent déstabilisante avec son souffle de folie, comme si un homme ne pouvait pas être tout et son contraire, faire cohabiter ce que l'on considère souvent à tort comme la part "féminine" et ce que l'on caricature comme typiquement masculin, c'est-à-dire les vieux préjugés sur la femme qui se doit d'être douce, sensible et docile et l'homme fort, brut et autoritaire. C'est peut-être de là que vient mon penchant pour les personnes (hommes/femmes) doués de cette sensibilité des sens ou d'une forme d'intelligence beaucoup plus "libre", moins façonnée, cohabitant avec une force hors du commun.
♫♪

Reading :
Je ne lis pas beaucoup en ce moment, je ne peux pas me permettre une lecture qui me demande plus de concentration que l'écriture, mais curieusement je me suis tournée vers Anne Rice qui se laisse grignoter bien tranquillement ( et d'une grande aide quand j'ai le sommeil agité, ce qui est curieux car son oeuvre est classée dans le domaine "terreur" alors qu'elle parvient à m'apaiser, étrange non ?) Il y a une chose encore plus curieuse, je lis The Waves de Virginia Woolf et parfois j'en éprouve un tel détachement que j'en suis presque déçue, comment je peux lire ça sans être remuée alors que j'ai les sens exacerbés en ce moment, l'écriture me transporte vers des états où il vaut mieux se tenir éloigné de moi, je suis à fleur de peau et The Waves me laisse de marbre, je commence même à lui trouver un style presque enfantin en de courts passages, trop cyclique, what's wrong with me ?
♫♪
Listening to :
Opéra et musique classique, beaucoup trop, beaucoup trop fort mais quand on tente de retranscrire de la musique on n'a pas vraiment le choix. A l'instant où je vous parle je retourne travailler avec un compositeur russe qui a rejeté tout ce qui pouvait se faire à l'Ouest pour renouer avec les bases de la musique et traditions russes, son prénom était "Modeste", je ne sais pas encore si il lui fait honneur, mais l'expérience est enrichissante...
♫♪

Drinking :
Un délicieux thé vert à la rose, assorti de boutons de roses blanches et rouges que l'on m'a offert sur les conseils de l'amoureux, j'aime beaucoup la subtilité des arômes.
♫♪
Dreaming :
Je rêve d'une ligne, piscine, spa de nage ou autre étendue d'eau, je ne suis pas bien difficile, je veux juste pouvoir piquer une tête dedans en n'importe quelle saison, un besoin de plus en plus essentiel à ma santé, enfin disons que j'aime me sentir bien dans mon corps, me délester de tout et je ne connais pas de meilleur élément que l'eau pour ça :)

Photographie de Bersa, mon suédois préféré du moment !










